Court convicts driver of driving without valid license for 500 euros fine, no jail or ban.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe court convicted the defendant of driving a vehicle without a valid license and sentenced her to a 500 euro fine. Although the defendant admitted to the offense, she explained that she drove in panic to rescue her mother and children after a medical emergency. The court deemed the public order disturbance minimal and the defendant's sincere repentance sufficient to avoid imprisonment or a driving ban.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArt. 13 loi modifiée 14 fév. 1955; Art. 27-30 Code pénal: Driving without a valid license constitutes a crime punishable by fine or imprisonment, but the court may opt for a fine only when the public order disturbance is minimal and the offender shows sincere repentance.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
No. 253/2023
Audience publique du vendredi, 26 mai 2023
(Not. 5002/22/XC) – SP
Le tribunal d’arrondissement de et à Diekirch, siégeant en matière
correctionnelle et en composition de juge unique, a rendu en son audience
publique du vendredi vingt-six mai deux mille vingt-trois, le jugement qui
suit dans la cause
E N T R E
Monsieur le Procureur d’Etat, partie poursuivante suivant citation du 3
mars 2023,
E T
PERSONNE1.),
née le DATE1.) à ADRESSE1.),
demeurant à ADRESSE2.),
ADRESSE2.),
prévenue.
F A I T S :
Après l’appel de la cause à l’audience publique du vendredi, 28 avril 2023,
la présidente constata l’identité de la prévenue PERSONNE1.), qui avait
comparu en personne, et lui donna connaissance de l’acte ayant saisi le
tribunal.
La prévenue PERSONNE1.) déclara renoncer à se faire assister d’un
avocat, et après avoir été avertie de son droit de se taire et de ne pas
s’incriminer elle-même, elle fut interrogée et entendue en ses explications
et moyens de défense.
Le Ministère Public, représenté par Avelino SANTOS MENDES, substitut
du Procureur d’Etat, fut entendu en son réquisitoire.
Le tribunal prit l’affaire en délibéré et fixa le prononcé du jugement à
l’audience publique du vendredi 26 mai 2023.
A cette audience publique, le tribunal rendit le
JUGEMENT
qui suit :
Vu le procès-verbal numéro 11690 du 6 août 2022 dressé par le
commissariat de police de Diekirch/Vianden.
Vu la citation à prévenu du 3 mars 2023 (not. 5002/22/XC) régulièrement
notifiée.
Le Parquet reproche à PERSONNE1.) :
« étant conducteur d'un véhicule automoteur sur la voie publique,
le 06/08/2022, vers 18.00 heures, à ADRESSE3.), sans préjudice des
circonstances de temps et de lieu exactes,
conduite d’un véhicule sur la voie publique sans être titulaire d’un permis
de conduire valable. »
Les faits à la base de la présente affaire résultent à suffisance des éléments
du dossier soumis à l’appréciation de la chambre correctionnelle ainsi que
de l’instruction menée à l’audience, et notamment des constatations
policières et des déclarations et aveux de la prévenue faits à la barre.
Il résulte du procès-verbal dressé en cause que le permis de conduire de
PERSONNE1.) porte la mention « verres correcteurs » et que la prévenue
a conduit son véhicule sans porter ni des lunettes, ni des lentilles de
contact.
A l’audience, PERSONNE1.), tout en admettant avoir conduit son
véhicule sans verres correcteurs, ni lentilles de contact, malgré que cette
condition figure sur son permis de conduire, explique ses agissements par
le fait qu’elle avait été appelée par sa mère, qui gardait ses enfants, alors
qu’elle celle-ci avait fait un malaise. Pris de panique, PERSONNE1.), qui
se trouvait en ce moment à la maison sur le canapé en train de se reposer,
s’était mis au volant de son véhicule sans réfléchir pour aller récupérer sa
mère et ses enfants. La prévenue s’est excusée pour ses agissements
fautifs.
PERSONNE1.) est partant convaincue :
étant conductrice d'un véhicule automobile sur la voie publique,
le 6 août 2022, vers 18.00 heures, à ADRESSE3.),
d’avoir conduit un véhicule sur la voie publique sans être titulaire
d’un permis de conduire valable,
en l’espèce, d’avoir conduit sur la voie publique le véhicule
automobile de la marque NISSAN, modèle Note, immatriculé
NUMERO1.), sans porter des verres correcteurs, malgré la
restriction « uniquement valable avec verres correcteurs »
figurant sur son permis de conduire.
Aux termes de l’article 13 de la loi modifiée du 14 février 1955 concernant
la réglementation de la circulation sur toutes les voies publiques, toute
personne qui conduit un véhicule sur les voies publiques sans être titulaire
d’un permis de conduire valable, est condamnée à une peine
d’emprisonnement de huit jours à trois ans et à une amende de 500 à 10.000
euros ou à une de ces peines seulement. Est puni des mêmes peines le fait
de tolérer comme propriétaire ou détenteur la mise en circulation d’un
véhicule sur les voies publiques par une personne non titulaire d’un permis
de conduire valable.
Dans l’appréciation du quantum de la peine à prononcer à l’égard de la
prévenue, la chambre correctionnelle tient compte d’une part de la gravité
objective des faits retenus à sa charge et d’autre part de sa situation
personnelle.
Au vu du trouble très minime à l’ordre public, la chambre correctionnelle
estime qu’une peine d’emprisonnement serait inadéquate car trop sévère,
et elle décide de ne prononcer contre PERSONNE1.) qu’une amende d’un
montant de 500 euros.
Aux termes de l’article 13 de la loi modifiée du 14 février 1955 concernant
la réglementation de la circulation sur toutes les voies publiques, le juge
saisi d’une ou de plusieurs infractions à la réglementation de la circulation
sur toutes les voies publiques ou de délits ou de crimes qui se sont joints à
ces infractions, pourra prononcer une interdiction de conduire de trois mois
à quinze ans en matière de délits ou de crimes.
Au vu des circonstances particulières de l’affaire, ensemble le repentir
exprimé par la prévenue à la barre paraissant sincère, la chambre
correctionnelle décide de ne pas prononcer contre PERSONNE1.) une
interdiction de conduire.
P a r c e s m o t i f s ,
le tribunal d’arrondissement de et à Diekirch, siégeant en matière
correctionnelle
et
en
composition
de
juge
unique,
statuant
contradictoirement et en première instance, la prévenue PERSONNE1.)
entendue en ses explications et moyens de défense, le représentant du
Ministère Public entendu en son réquisitoire,
c o n d a m n e PERSONNE1.) du chef de l’infraction retenue à sa charge
à une amende d’un montant de CINQ CENTS (500) EUROS, ainsi
qu’aux frais de sa poursuite pénale, ces frais étant liquidés à la somme de
8,00 euros,
f i x e
la durée de la contrainte par corps en cas de non-paiement de
l’amende à CINQ (5) JOURS.
Par application de l’article 13 de la loi modifiée du 14 février 1955
concernant la réglementation de la circulation sur toutes les voies
publiques, des articles 27, 28, 29 et 30 du Code pénal, et des articles 179,
182, 184, 185, 189, 190, 190-1, 194, 195 et 196 du Code de procédure
pénale.
Ainsi fait, jugé et prononcé en audience publique le vendredi 26 mai 2023
au Palais de Justice à Diekirch par Magali GONNER, juge, assisté du
greffier assumé Saban KALABIC, en présence de Mickaël MOSCONI,
substitut du Procureur d’Etat, qui à l’exception du représentant du
Ministère Public ont signé le présent jugement.
Ce jugement est susceptible d’appel.
L’appel doit être interjeté dans les formes et délais prévus aux articles 202 et suivants du Code de
procédure pénale et il doit être formé par le prévenu ou son avocat, la partie civile ainsi que la partie
civilement responsable ou leurs avocats respectifs dans les 40 jours de la date du prononcé du
présent jugement, auprès du greffe du Tribunal d’arrondissement de Diekirch, en se présentant
personnellement pour signer l’acte d’appel.
Si le prévenu est détenu, il peut déclarer son appel au greffe du Centre pénitentiaire.