Court dismisses prisoner's appeal against disciplinary sanctions for a dispute with another inmate.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe Court of Appeal declared the prisoner's legal appeal admissible but ultimately non-founded. The prisoner contested the disciplinary decision regarding a dispute with another inmate, alleging false testimony and threats with a hammer, which the court rejected as unsubstantiated. The court upheld the sanctions as legal and proportionate based on the established facts from workshop chiefs and witness statements.
Regeste Legislator
Généré par l'IACode pénitentiaire; Code de procédure pénitentiaire: The disciplinary sanctions imposed on a prisoner for a dispute with another inmate are valid if the facts are established by witness testimony and the sanctions are proportionate to the gravity of the offense.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
Arrêt n° 46/23 chap
du 17 avril 2023.
La Chambre de l’application des peines de la Cour d'appel du Grand-Duché de
Luxembourg a rendu le dix-sept avril deux mille vingt-trois l'arrêt qui suit:
Vu le recours formé par écrit daté du 7 avril 2023, parvenu en date du 11 avril 2023
au greffe de la Cour d’appel, Chambre de l’application peines, par
PERSONNE1.), né le DATE1.) en ADRESSE1.), actuellement détenu au Centre
Pénitentiaire de Luxembourg,
contre la décision de Monsieur le directeur de l’administration pénitentiaire du 3
avril 2023, lui notifiée le 4 avril 2023 ;
Vu les réquisitions écrites du Ministère public ;
Après avoir délibéré conformément à la loi ;
LA CHAMBRE DE L’APPLICATION DES PEINES DE LA COUR D'APPEL :
Par courrier déposé le 11 avril 2023 au greffe de la chambre de l’application des
peines, PERSONNE1.), a introduit un recours juridictionnel contre la décision du
directeur de l’administration pénitentiaire du 3 avril 2023, lui notifiée le 4 avril 2023,
déclarant non fondé son recours administratif et confirmant la décision disciplinaire
du 16 mars 2023, lui infligeant à titre de sanction disciplinaire, en raison d’une
dispute avec un autre détenu, le retrait des articles de la cantine à deux reprises,
du pécule de base pour une période de 14 jours et du travail pour une durée de 90
jours.
PERSONNE1.) critique la décision prise à son égard en contestant les faits retenus
à son encontre. Il affirme qu’on aurait demandé aux témoins entendus de faire un
faux témoignage. Il nie avoir menacé un autre détenu avec un marteau.
La représentante du Ministère public conclut à voir dire le recours recevable, mais
non fondé. Elle estime que le directeur de l’administration pénitentiaire a fait une
correcte application tant en fait qu’en droit des dispositions légales applicables et
que les sanctions retenues sont légales et proportionnées aux faits en cause.
Motifs de la décision
Le recours, introduit dans les formes et délai légaux, est recevable.
La réalité de la faute disciplinaire retenue, à savoir un acte de nature à
compromettre le bon ordre, la sûreté et la sécurité, consistant en l’occurrence en
une dispute entre le recourant et un autre détenu en date du 9 mars 2023 sur son
lieu de travail, est établie au vu des constatations des chefs d’ateliers et des
déclarations des témoins entendus, consignées dans les actes de la procédure
disciplinaire.
Les affirmations de PERSONNE1.) relatives à des faux témoignages sont en effet
restées à l’état de pure allégation.
La Commission de discipline n’a par ailleurs pas retenu des menaces verbales ou
par geste avec un marteau, de sorte que les critiques du recourant à cet égard
sont sans pertinence.
La sanction disciplinaire prononcée à son encontre est légale et adaptée à la
gravité de la faute disciplinaire retenue.
Le recours de PERSONNE1.) est partant à déclarer non fondé.
P A R C E S M O T I F S :
la Chambre de l’application des peines, siégeant en composition collégiale,
déclare le recours de PERSONNE1.) recevable, mais non fondé.
Ainsi fait et jugé par la Chambre de l’application des peines de la Cour d'appel du
Grand-Duché de Luxembourg, composée de
Françoise ROSEN, premier
conseiller-président, Marc WAGNER, conseiller, et Laurent LUCAS, conseiller, qui
ont signé le présent arrêt avec le greffier Nathalie DUCHSCHER.
La lecture de l'arrêt a été faite en audience publique à la Cité Judiciaire, Bâtiment
CR, Plateau du St. Esprit, par Françoise ROSEN, premier conseiller-président, en
présence de Nathalie DUCHSCHER, greffier.