Appeal dismissed; court maintains stay pending resolution of property boundary ownership dispute.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe court dismissed the appeal and reinstated the stay of proceedings regarding the appellants' request to repair their property facade. The intimés attempted to establish a thirty-year possession of the disputed boundary area, but the appellant contested this declaration as a mere certificate of compliance. The court ruled that it lacks jurisdiction to determine property limits or validate possession claims without first resolving the underlying ownership dispute through the competent jurisdiction.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArticles 227 du nouveau code de procédure civile; Le tribunal saisi d'une demande relative à un tour d'échelle ne peut se prononcer sur la limite exacte entre deux propriétés ni sur une déclaration de possession trentenaire sans que la question de la propriété ait été tranchée par la juridiction compétente.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
Jugement civil (XIVe chambre)
Numéro 144/2011
Audience publique du mardi, vingt-cinq octobre deux mille onze
Numéro 126210 du rôle
Composition:
Marie-Laure MEYER, vice-présidente,
Laurence JAEGER, juge,
Vanessa WERCOLLIER, juge-déléguée,
Eliane CLAUDE, greffière.
Entre
PERSONNE1.), retraité, demeurant à L-ADRESSE1.),
appelant aux termes d’un exploit de l’huissier de justice Pierre BIEL de Luxembourg
du 26 novembre 2009,
comparant par Maître Jean TONNAR, avocat, demeurant à Esch-sur-Alzette,
et
1) PERSONNE2.), sans état connu, et son épouse
2) PERSONNE3.), sans état connu, les deux demeurant à L-ADRESSE2.),
intimés aux fins du prédit exploit de l’huissier de justice Pierre BIEL,
sub 1) et 2) comparant par Maître Georges PIERRET, avocat, demeurant à
Luxembourg.
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Le tribunal
Vu l’ordonnance de clôture du 12 juillet 2011.
Entendu le juge de la mise en état en son rapport à l’audience du 18 octobre 2011.
Entendu PERSONNE1.) par l’organe de son mandataire Maître Brahim SAHKI,
avocat, en remplacement de Maître Jean TONNAR, avocat constitué, les deux
demeurant à Esch-sur-Alzette.
Entendu PERSONNE2.) et PERSONNE3.) par l’organe de leur mandataire Maître
Sébastien COÏ, avocat, en remplacement de Maître Georges PIERRET, avocat
constitué, les deux demeurant à Luxembourg.
Revu les jugements rendus par le tribunal de ce siège en date des 20 avril 2010 et 26
octobre 2010 ayant ordonné une comparution personnelle des parties, respectivement
sursis à statuer, en renvoyant les parties à se pourvoir devant qui de droit, en attendant
que la juridiction compétente se soit prononcée sur la propriété du bout litigieux de la
façade arrière de la maison des intimés PERSONNE2.)-PERSONNE3.).
Le tribunal de céans, ayant à statuer en instance d’appel sur une demande des époux
PERSONNE2.)-PERSONNE3.) – à laquelle le premier juge avait fait droit – tendant à
se voir accorder l’autorisation de réparer et rénover leur façade latérale arrière à partir
de la « petite cour » appartenant à PERSONNE1.), avait retenu, dans son jugement
du 26 octobre 2010, qu’« il n’appartient pas au tribunal, saisi d’une demande relative
au «tour d’échelle», de se prononcer sur la limite exacte entre deux propriétés, de
sorte qu’il ne saurait ni se prononcer sur la propriété du bout litigieux de la façade
arrière de la maison des intimés, ni dès lors déterminer la surface exacte sur laquelle
les intimés sont en droit d’effectuer des travaux. Or, ce n’est qu’une fois la question de
la propriété toisée que le tribunal sera en mesure de constater si les intimés ont le droit
de faire tous les travaux envisagés et peuvent éventuellement bénéficier d’un «tour
d’échelle» sur le terrain de l’appelant à ces fins. »
Suite à ce jugement, les époux PERSONNE2.)-PERSONNE3.), qui estiment qu’il
aurait appartenu à PERSONNE1.) de saisir les juridictions compétentes pour toiser la
question de la propriété du bout litigieux, versent une déclaration de possession
trentenaire établie par le notaire Maître Francis KESSELER le 14 janvier 2011 aux fins
d’établir leur possession trentenaire. Ils concluent dès lors à la confirmation du
jugement entrepris.
PERSONNE1.), qui soutient, au contraire, qu’il aurait appartenu aux époux
PERSONNE2.)-PERSONNE3.) de saisir le tribunal compétent, estime qu’il n’y a
aucune évolution par rapport au jugement du 26 octobre 2010, de sorte qu’il y aurait
lieu de maintenir le sursis à statuer. Il conteste formellement la déclaration de
possession, qui serait sinon un certificat de complaisance, du moins un titre précaire,
et maintient être le seul propriétaire du bout litigieux de la façade, de sorte qu’aucun
tour d’échelle ne saurait être accordé aux intimés.
Force est de constater que, suite au jugement du 26 octobre 2010, aucune des parties
ne s’est pourvue devant la juridiction compétente afin de faire toiser la question de la
propriété du bout de façade litigieux.
Le seul élément nouveau depuis le prédit jugement est la déclaration de possession
du 14 janvier 2011. Cette déclaration de possession est cependant contestée par
PERSONNE1.).
Or, tel que le tribunal de céans l’a déjà retenu dans son jugement du 26 octobre 2010,
il est saisi d’une demande relative à un « tour d’échelle » et il ne lui appartient dès lors
pas de se prononcer sur la question de la limite exacte entre les deux propriétés.
Partant, il ne lui appartient pas non plus de se prononcer sur la déclaration de
possession, contestée par PERSONNE1.).
Il s’ensuit que, dans la mesure où il est toujours incertain qui est propriétaire du bout
litigieux de la façade et compte tenu du fait qu’aucune des parties ne s’est conformée
au dispositif du jugement du 26 octobre 2010, il y a lieu de reconduire le sursis à statuer
en attendant que la question litigieuse soit tranchée par les juridictions compétentes.
Par ces motifs
Le tribunal d'arrondissement de et à Luxembourg, quatorzième chambre, siégeant en
matière civile et en instance d’appel, statuant contradictoirement,
vu l’accord des avocats de procéder conformément à l’article 227 du nouveau code de
procédure civile,
statuant en continuation du jugement du 26 octobre 2010,
reconduit le sursis à statuer en attendant que la juridiction compétente se soit
prononcée sur la propriété du bout litigieux de la façade arrière de la maison des
intimés,
refixe l’affaire à la conférence de mise en état à l’audience publique du mardi, 15 mai
2012, à 9.00 heures devant la quatorzième chambre du tribunal d’arrondissement de
et à Luxembourg, salle 6, au 3e étage,
réserve le surplus et les frais.