Court dismisses claim for separate psychological damage distinct from bereavement loss.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe plaintiff requested a new or supplementary psychiatric expert opinion to prove distinct psychological damage beyond the loss of a loved one. The defendant and insurer opposed this, citing the existing expert report which found no such separate damage. The court rejected the request for new evidence and dismissed the claim for additional psychological damages.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArticles 1382 et suivants du Code civil; When an expert report concludes that alleged psychological harm is indistinguishable from the loss of a close relative, a court will not order a new expert examination to establish separate damages.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
JC||oi^/2oo6'
Jugement l.C. 3j /2006 (Intérêts Civils no. 102045) Xle section
Audience publique du vendredi quatorze juillet deux mille six
Le tribunal d'arrondissement de et à Luxembourg, onzième section, siégeant en matière
correctionnelle, a rendu le jugement qui suit:
Dans la cause
ENTRE
D
. )
, demeurant à L- C - )
demanderesse au civiL
comparant par Maître Jean-Marie BAULER, avocat à la Cour, demeurant à
Luxembourg,
ET
G. )
, demeurant à L- C • • • )
défendeur au civil,
comparant par Maître François PRUM,
avocat à la Cour, demeurant à Luxembourg,
en présence de :
la société anonyme
.fàcC'i • )
, établie et ayant son siège
social à L- (^,.. )
, représentée par son conseil
d'administration actuellement en fonctions, en sa qualité d'assureur de la RC
automobile de
G. )
,
intervenant volontairement
comparant par Maître François PRUM,
avocat à la Cour, demeurant à Luxembourg,
en présence du Ministère Public, partie poursuivante.
FAITS:
Les faits et rétroactes résultent à suffisance de droit des qualités et considérants
- d'un jugement rendu contradictoirement par le tribunal d'arrondissement de
Luxembourg, septième chambre, siégeant en matière correctionnelle, le 21 juin 2001,
sous le numéro 1790/01.
L'affaire fut régulièrement transférée devant la onzième chambre du tribunal, siégeant
en matière correctionnelle, pour l'audience du 31 mai 2006. Elle fut ensuite fixée au
21 juin 2006 pour plaidoiries.
A l'audience de ce jour l'affaire fut utilement retenue, de sorte que les débats eurent
lieu comme suit :
Maître Nadia Janakovic, avocat, en remplacement de Maître Jean-Marie Bauler,
mandataire de la partie demanderesse au civil fut entendue en ses moyens.
Maître François Priim, avocat, mandataire de la partie défenderesse et de la partie
intervenante au civil, répliqua.
Le représentant du Ministère Public, Madame Sandra Kersch, substitut du Procureur
d'Etat, se rapporta à la sagesse du tribunal.
Le tribunal prit l'affaire en délibéré et rendit à l'audience publique de ce jour, date à
laquelle le prononcé avait été fixé,
le jugement qui suit:
Revu le jugement du 21 juin 2001 et le rapport d'expertise neuro-psychiatrique du Dr
Gleis.
D. )
conteste le rapport du Dr Gleis qui conclut à l'absence
d'un dommage psychique dans son chef suite à l'accident mortel de son fils et verse
deux certificats de son médecin traitant. Elle conclut à l'institution d'une nouvelle
expertise, sinon à un complément d'expertise du Dr Gleis afin qu'il puisse prendre
position sur les certificats versés par elle.
G )
et son assureur s'opposent à ces demandes et concluent à
l'entérinement des conclusions de l'expert, à savoir qu'il n'existe pas de dommage
psychique et traumatique distinct du dommage pour perte d'un être cher, lequel a été
indemnisé suivant jugement précité par l'allocation d'un montant de 600.000.- Luf.
Le Dr Marc Gleis conclut en effet dans son rapport du 15 octobre 2002 que
« l'examen psychiatrique ne permet pas de mettre en évidence un dommage psychique
et traumatique distinct du dommage pour perte d'un être cher ».
Le médecin traitant, le Dr P ) , qui a émis deux certificats médicaux
postérieurement à l'expertise, ne prend pas position par rapport à cette expertise. Il ne
fait pas non plus affirmer qu'il existe un dommage psychique distinct du dommage
pour perte d'un être cher. En effet il affirme surtout que
D. ^
est atteinte d'une incapacité de travail sur le plan psychiatrique et qu'elle n'est pas à
même de reprendre une vie professionnelle normale.
En ce qui concerne la dépression dont souffre la victime, le Dr F ) relate
d'ailleurs qu'elle est marquée par l'asthénie, les troubles graves du sommeil, une
thymie fort variable, un vécu psychique centré essentiellement sur le deuil non élaboré
de son fils décédé en l'an 2000 ainsi que sur celui de son mariage raté avec un mari
dépensier et infidèle «j'ai tout perdu : fils, mari, travail ».
Ces faits sont également rapportés par le Dr Gleis qui mentionne que
D. /
explique son état dépressif comme suit : « il y a tout d'abord ses
douleurs dorso-lombaires quasi permanentes datant de 1998 et décrit dans le rapport
du Dr K.)
du 13.04.2001. La patiente de même décrit une situation sociale
difficile. Elle souffre du fait que son invalidité a été refusée et qu'elle relève
actuellement du RMG. En troisième lieu Mme D. )
décrit un divorce très difficile.
Ces difficultés, ayant débuté avant le décès accidentel du fils, continuent apparemment
encore à l'heure actuelle. Le fils de 17 ans était dans ses moments difficiles
apparemment un soutien important pour la patiente. »
Le Dr Gleis relate encore que la patiente elle-même décrit un état dépressif majeur
pré-existant au décès accidentel et que le Dr P. j
ne relève pas une aggravation
notable des symptômes après le décès.
D. )
n'apporte aucun nouvel élément pour venir contredire
les conclusions du Dr Gleis, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'instituer un complément
d'expertise ou même une nouvelle expertise. Il s'ensuit qu'il y a dès lors lieu
d'entériner les conclusions de l'expert Gleis et de déclarer la demande de
D. )
non fondée.
PAR CES MOTIFS
le tribunal d arrondissement de et à Luxembourg, onzième chambre, siégeant en
matière correctionnelle, statuant contradictoirement, le ministère public entendu ;
vu le jugement du 21 juin 2001,
dit non fondée la demande de
D^
en indemnisation du
dommage psychique et traumatique,
condamne
G. )
aux frais de l'instance, y compris les frais
d'expertise.
Ainsi fait et jugé par Pierre Calmes, vice-président, Marie-Anne Meyers, juge et
Carole Besch, juge et prononcé en audience publique au Palais de Justice à
Luxembourg par Monsieur le vice-président, en présence du représentant du Ministère
Public, Sandra Kersch, substitut et de Alix Goedert, greffière, qui, à l'exception du
représentant du Ministère Public, ont signé le présent jugement.