Court grants tenant's right of access but modifies schedule and rejects penalty claim.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe court granted the landlord's request for a right of access to the rental property but modified the requested schedule to every second Saturday instead of every Saturday. The tenant contested the frequency but did not oppose the access right itself, leading the judge to balance the parties' interests. Additionally, the court rejected the landlord's request for a penalty clause and the tenant's counterclaim for abusive procedure costs due to lack of oral debate.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArticle 26 de la loi du 14 février 1955 sur les baux à loyer; The judge of peace may order provisional measures such as a right of access to prevent imminent damage or stop a manifestly illegal disturbance, adapting the schedule to the circumstances while rejecting excessive penalties unsupported by the case facts.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IAJurisprudence citée
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
05lJ2lûoo3
Rép. fiscal
No. ^^SojoS
ORDONNANCE
rendue le cinq décembre deux mille cinq, en matière de bail à loyer,
en application de l'article 26 de la loi du 14 février 1955, portant modification et
coordination des dispositions légales et réglementaires en matière de baux à loyer telle
qu'elle a été modifiée,
par Nous, Danielle SCHWEITZER, Juge de paix à Luxembourg, assistée de la greffière
Sylvie GLOD,
Dans la cause entre
S. )
, fonctionnaire communal, demeurant à L-
^
partie demanderesse
comparant par Maître Sandra ALVES ROUSSADO, avocate en remplacement de Maître
Anne ROTH, avocate à la Cour, les deux demeurant à Luxembourg
e t
T. ^
, demeurant à L- C • ^
déclaré à L- Q,..)
partie défenderesse
comparant en personne
Faits:
L'affaire fut introduite par requête - annexée à la présente ordonnance - déposée au
greffe de la Justice de Paix de Luxembourg en date du 18 juillet 2005.
Sur convocations émanant du greffe, elle fut appelée à l'audience publique du 8 août
2005.
A l'appel de la cause à la prédite audience, l'affaire fut fixée au 21 novembre 2005.
A l'audience publique du 21 novembre 2005 à laquelle l'affaire fut utilement retenue.
Me ALVES ROUSSADO et Monsieur T.j
furent entendus en leurs moyens et
conclusions.
Sur ce, le tribunal prit l'affaire en délibéré et rendit à l'audience publique de ce jour, à
laquelle le prononcé avait été fixé, l'ordonnance qui suit:
Par requête déposée au greffe de la Justice de Paix de Luxembourg en date du 18 juillet
2005,
S>/
a fait régulièrement convoquer
T.^
à comparaître
devant le tribunal de ce siège aux fins de voir fixer, en vue de la vente de l'immeuble sis à
L- C . .. )
, un droit de visite à savoir chaque samedi de
10.00 heures à 12.00 heures.
La demande est basée sur l'article 26 de la loi modifiée du 14 février 1955 sur les baux à
loyer qui autorise le juge de paix à prendre toutes les mesures provisoires en attendant la
solution définitive du litige.
Le juge de paix peut ordonner des mesures urgentes, telle l'institution d'une expertise,
ou des mesures conservatoires ou de remise en état qui s'imposent, soit pour prévenir un
dommage imminent, soit pour faire cesser un trouble manifestement illicite.
Tel est le cas d'une demande de droit de visite. (
cf. Travaux Pari. 3569.1, 3 et 5 avis
gouvernementaux et de la commission juridique )
T, )
ne conteste pas la demande quant au fond et ne s'oppose pas au droit
de visite de la bailleresse. Il conteste cependant à voir fixer le droit de visite tel que
sollicité par la bailleresse à savoir chaque samedi de 10.00 heures à 12.00 heures.
Etant donné que le droit de visite sollicité est trop contraignant pour le locataire et qu'à
l'audience du 21 novembre 2005, les parties ont été d'accord à voir fixer un droit de visite
de l'immeuble sis à L- C. .- ^
chaque deuxième samedi
du mois entre 10.00 heures et 12.00 heures, il convient de fixer un droit de visite comme
suit à savoir le
et 3^ samedi du mois entre 10.00 heures et 12.00 heures.
Il convient de débouter la partie demanderesse de sa demande à voir assortir la
condamnation à intervenir d'une astreinte de 250 EUR alors que les circonstances de la
cause ne justifient pas une telle mesure.
Le demandeur réclame encore la somme de 1.000 EUR sur base de l'article 240 du
Nouveau Code de Procédure Civile.
L'application de l'article 240 du Nouveau Code de Procédure Civile relève du pouvoir
discrétionnaire du juge. (
Cour de Cassation française, 2® chambre, 10.10.2002, Bulletin
2002II, n° 219, p. 172)
En l'occurrence, la demande de
S. ) basée sur l'article 240 du Nouveau Code
de Procédure Civile est à déclarer non fondée.
Dans une note remise au tribunal.
T.)
a réclamé reconventionnellement la
somme de 1.000 EUR pour procédure abusive et vexatoire. Comme cette demande n'a pas
été présentée oralement à l'audience et n'ayant de ce fait pas fait l'objet d'un débat
contradictoire, il n'y a pas lieu d'y statuer.
Par ces motifs:
Nous, Danielle SCHWEITZER, Juge de paix à Luxembourg, siégeant en matière de bail
à loyer, statuant contradictoirement et en premier ressort.
recevons la demande de
S. ) en la forme ;
la
déclarons
recevable ;
condamnons
T. )
à doimer accès aux lieux loués sis à
L- L-• )
vue de les faire visiter par l'agence
immobilière chargée par le propriétaire de l'immeuble à des acquéreurs intéressés
chaque 1*^*^ et 3e samedi du mois entre 10.00 heures et 12.00 heures
à charge pour le bailleur de prévenir le locataire de la visite au moins trois jours à
l'avance :
déboutons
le bailleur de sa demande tendant à voir prononcer la condamnation
sous peine d'une astreinte ;
déboutons
S. ) de sa demande basée sur l'article 240 du Nouveau
Code de Procédure Civile ;
condamnons
à tous les frais et dépens de l'instance.
Fait à Luxembourg, le 5 décembre 2005
(s.) Danielle SCHWEITZER
(s.) Sylvie GLOD