Luxembourg Court of Cassation quashes an appeal judgment for falsely interpreting employer liability regarding intentional cash deficits.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe Court of Cassation quashed the Court of Appeal's decision dismissing the plaintiff's claim for cash deficits in a tobacco shop. The plaintiff argued the deficits were intentionally organized fraud, while the employer contended they were merely negligent. The court ruled that the lower court violated the law by requiring proof of intent, which would negate the concept of gross negligence under the Labor Contract Law.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArticle 47 of the Labor Contract Law of May 24, 1989; An employer bears liability for damages caused by their own voluntary acts or gross negligence, and a lower court cannot rule a claim unfounded by requiring proof of intent, as this would contradict the statutory definition of gross negligence.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
N° 15 / 97.
du 20.02.1997.
Numéro 1341 du registre.
Audience publique du jeudi, vingt février mil neuf cent quatre-vingt-dix-
sept.
Composition:
Guy REILAND, président de la Cour,
Marc THILL, conseiller à la Cour de cassation,
Raoul GRETSCH,
conseiller à la Cour de cassation.
Irène FOLSCHEID, premier conseiller à la Cour d'appel,
Monique BETZ, premier conseiller à la Cour d'appel,
Roger EVERLING, Procureur général d'Etat,
Marcel LANNERS,
greffier en chef.
Entre
F ^ , commerçant, faisant le commerce sous la dénomination
£.1:51.
», établi à L-
(
.
, ayant repris l'instance intentée par feu son épouse L
demandeur en cassation,
comparant par Maître Martine ELVINGER, avocat inscrit à la liste I du
tableau de l'Ordre des avocats à Luxembourg, en l'étude de laquelle domicile
est élu.
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K
, employé privé, demeurant à L- (
• • A
défendeur en cassation.
LA COUR DE CASSATION :
Ouï Monsieur le conseiller THILL en son rapport et sur les
conclusions de Monsieur le premier avocat général KLOf
Vu l'arrêt attaqué, rentiu le 25 avril 1996 P^r la Cour d'appel huitiènte
chambre, siégeant en matière de droit du travail, signifie le 29 mai 1996.
Vu le mémoire en cassation, signifié le 26 juillet 1^6 par
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faisant le commerce sous la dénomination «
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» et déposé au greffe de la Cour le 29 juillet 1996;
Attendu, selon l'arrêt attaqué, que. saisi d'une requête en paiement de
différences de caisse se rapportant à l'exploitation
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journaux et d'articles de tabac, thn-par
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contre
sousladent^..nation^«^
ffl du contrat conclu entre parties
intitulé contrat d'exploitation, et l'article 47 de la loi du 24 mai 1989 sur le
contrat de travail, le tribunal du bavail de Luxembou^^ ajeboute U requ^.
de sa demande; que sur appel de
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•
décision entreprise;
Sur le moyen unique en son grief, qui est préalable.
n tiré de la violation, sinon de ia fausse application
la loi du 24 mai 1989 sur ie contrat de travad. en ce que
déclaré la demande non fondée, dans la mesure ou les Ci)
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aue ces déficits de caisse ont été intentionnellement et scieront organises
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frauduleuse »;
Vu l'article 47 de la loi du 24 mai 1989 sur le contrat de travail, aux
termes duquel en matière de responsabilité quant aux risques de 1 entreprise
leT^rsupporte les dégâts causés par ses actes volontaires ou par sa
négligence grave;
..A.
p\
de sa demande en tant que
Attendu que pour débouter
r .)
•
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fondée sur cette disposition, l'arrêt énonce que
de l'employeur de rapporter ia preuve que la
intentionnelle, voire sciemment organisée, c est-
volontaire ou
dotostf. reviendrait à enlever tout sem au concept docte volontaire ou
négligence grave tel que l'entend le législateur »,
Attendu cependant qu'en statuant ainsi, l'arrêt viole par fausse
interprétation le texte susvisé;
Par ces motifs
casse et annule l'arrêt rendu le 25 avril 1996 par la Cour d'appel,
huitième chambre, siégeant en matière de droit du travail, sous le numéro
18442 du rôle;
déclare nuls et de nul effet ladite décision judiciaire et les actes qui
s'en sont suivis et remet les parties au même état où elles se sont trouvées
avant l'arrêt du 25 avril 1996 et, pour être fait droit, les renvoie devant la
Cour d*appel, autrement composée;
condamne
K.^
aux dépens de l'instance de cassation
dont distraction au profit de Maître Martine ELVINGER, avocat ayant exerce
le ministère d'avoué, sur ses affirmations de droit,
ordonne qu'à la diligence de Monsieur le procureur général d'Etat le
présent arrêt sera transcrit sur le registre de la Cour d'appel et qu une
mention renvoyant à la transcription de cet arrêt sera consignée en marge de la
minute de l'arrêt annulé.
La lecture du présent arrêt a été faite en la susdite audience publique
par Monsieur le président Guy REILAND, en présence de Mes^eurs Roger
EVERLING, Procureur général d'Etat et Marcel LANNERS, greffier en c e .