Court of Appeal acquits defendant of drunk driving but annuls blood test due to procedural defects.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe Court of Appeal received appeals against two judgments regarding a traffic accident and a subsequent blood test. The defendant argued the blood test was invalid, while the prosecution maintained the facts of drunk driving were established. The court annulled the blood test as procedurally irregular but confirmed the acquittal on the drunk driving charge due to conflicting expert evidence.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArticles 452 et 452-1 du code de procédure civile; La prise de sang effectuée sur un prévenu doit respecter des formalités strictes, et son annulation est de plein droit si ces formalités ont été méconnues.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
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Arrêt no 53/93 V
du 16 février 1993.
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La Cour d'appel du Grand-Duché de Luxembourg
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siégeant en matière correctionelle
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Publique du seize février mil n
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entre :
le niinistère niiKi-îr
pression des crimes et délit^"^ ^
P^^blique pour la ré-
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1 )
) ?i)
. employée privée, née le (.
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^
/France
demeurant h
( ^
t Espagne,
prévenue, demanderesse et défenderesse
c'ivil, appelante:
'
6™PÎoyé privé, né le (
^
^
, demeurant à L-
f
au civi1,
prévenu, demandeur et défendeur
appelant:
présence de ;
et
-pl)
' parties civiles réci proques
^
l^aits et rétroartoe a
a suffisance de droit: I) d'un i
^
affaire résultent
correctionnel de Luxembourg le 9"miri99r'"'"
dont le dispositif est conçu comme suit
(.-)
d'un jugement rendu par le
,
lu*«nb(ior9 !• 8 JuiHtt I9K
°* '""''■"""""el 8e
8»".18ee..te et
'"/S2. a„„t le,
ç
K
^ conçus comme suit:
De ce jugement, appel fut relevé 1» n
,
^e va) , ,e 14 août 1992 par I
public et Is 17 août 1992 par le
^u ministère
Puel a également entrepris le •
""«""ateT-e de Vi)
,
repris le jugement du 9 mai 1990.
En vertu ae ces aoDel
les prévenus furent rea^s^H
^ novembre 1992,
Pu 8 décembre 1992 devant 1 a 01* 30^ I '
'
correctionnelle, pour ,
entendre statut '
appels interjetés.
"atuer
Sun le mérite des
i cette auoience. l'affaire fut remise a celle ou ,9
93. pour laquelle les prévenus furent rem
-ion du 10 décembre 199?
econvoques par cita-
^
audiencp
iq_
' les prévenus comparurpnt
entendus en leurs explications et moyens de déféré"""" "
"®^"^'"®s^P'"ond LORANG dévelonna i..
Monsieur le nrpmiov^
P emier avocat oénérai
1^-»
r-
fonctions de ministère public
'
assumant
toire.
entendu en son réquisi-
L A
COUR
prit l'affaire en délibéré et renrir -
du 16 février 1993, à laquelle le oronn' - '
^''"'''®"ce publique
l'arrêt qui suit:
ononce avait été fixé,
Luxembourg des 13, 14
a >
<1 'arrondissement de
P^^venue et demanderesL a: Tvi ^^e
'
Civil, le sieur
92.^
prévenu et demandeur au civil, et le Procureur d'Etat ont
régulièrement fait relever appel d'un jugement correctionnel du 8
juillet 1992, dont le dispositif est reproduit aux qualités du
présent arrêt.
Dans le même acte d'appel,
'P2^)
a également attaqué le
jugement rendu en date du 9 mai 1990, par lequel le tribunal a
rejeté le moyen de nullité opposé à la prise de sang effectuée sur
sa personne et a institué une expertise pour être renseigné sur
les vitesses respectives des aeux véhicules impliqués dans l'acci
dent de la circulation du 27 août 1989. Comme ledit jugement n'a
tranché aucune partie du principal, il n'était, aux termes des
articles 452 et 452-1 du code de procédure civile, pas appelable
avant le jugement statuant sur le fond, de sorte que c'est à bon
droit que ?2>) a attaqué le jugement en question en même temps
que celui du 8 juillet 1992. L'appel interjeté contre le jugement
du 9 mai 1990, étant régulier quant à la forme et au délai, est
recevable lui aussi.
critique le premier jugement en date dans la
mesure où ses conclusions prises pour contester la régularité de
la prise de sang effectuée sur sa personne furent rejetées comme
non fondées. Il expose dans ce contexte qu'il avait perdu
connaissance après le choc contre la voiture
et qu'il fut
transporté de suite à l'hôpital de service, où une prise de sang
fut pratiquée à son insu, en l'absence de toute constatation
personnelle par les agents verbalisants, venus sur place après son
transport à l'hôpital, et sur les seuls dires du témoin
,
qui affirmait avoir constaté que le motocycliste blessé sentait
1'alcool.
Aux termes de l'article 12 paragraphe 2 de la loi du 14 février
1955, tout conducteur d'un véhicule devra subir une prise de sang
à Veffet de constater son taux d'alcoolémie, s'il existe des in-
dicss fâisânt présumer qiip rot+ù
états alcooliques visés au paragraprie""L^VTV'"'
.
=.n
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"
S'il faut admettre qu'en employant au pluriel doc t
et "d'autres éléments de preuve"
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visager l'hypothèse où Texistence d-
rp:r«
éthylioue ne se manife.t»
l'®tat
preuve, a condition que cet 71^^ ""
et concluant pour devenir le supporr^Tne"'^-
pas nécessaire non plus oue >
Présomption, il n'est
révélateurs d'un état alcoo i
signes
par les agents de la r"^
soient rendus attentifs par
pouvant en- traîner doc
Particularités
conducteur.
alcoolique d'un
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avait ete transporté à la clinique ( ^
.
les lieux des agents verbali«„r
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Observé la collision, un seul, à sav'o7r
des déclarations sur l 'ô+a-e ^
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3 précisé en effet
1, ,
gisait inanimé devant la voiture 'P^lÂ
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l'alccol. C'est sur base de cette affi. 7
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fait procéder à l'hôpital à
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est donc possible qu'il oortait Dnr««v.
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^
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oû le témoin
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a ite protection au moment
secours.
^
1"! Poor lui porter
Dans
les
conditions données, les constatations faites par
sur l'état du blessé sont fort hasardeuses et elles ne
sauraient constituer un motif sérieux justifiant une prise de
sang. On ne saurait pas non plus s'emparer, comme l'ont fait les
premiers juges, de la prétendue vitesse élevée du motocycliste
ainsi que du fait qu'il n'a pu éviter la voiture 'pij pour
conclure a l'existence d'indices probants faisant présumer que
91) avait consommé des boissons alcooliques.
Il suit des développements qui précèdent que les conditions
prévues à l'article 12 paragraphe 2 précité autorisant une prise
de sang n'étaient pas remplies en l'espèce, de sorte que la mesure
effectuée sur 1 a personne de 922)
est à annuler, '-e jugement
du 9 mai 1990 est donc à réformer sur ce point. ?ij
est par voie de conséquence à acquitter de la prévention d'avoir
conduit sa moto avec un taux
d'alcool dans le sang de 0,98
grammes par litre, la preuve d'une alcoolémie prohibée par la loi
dans son chef n'étant pas rapportée.
9Z)
conclut encore à la confirmation du jugement du 8 juillet
1992, dans la mesure où il fut acquitté des contraventions au code
de la route en relation causale directe aveql'accident du 27 août
1989. Il fait plaider à ce sujet qu'il n'avait aucune possibilité
d'éviter l'obstacle créé subitement par la coprévenue 9ij , qui
a bifurqué à gauche en violation de la signalisation aménagée à la
sortie du parking qu'elle quittait et lui barrait totalement la
route. Il demande encore le rejet de l'expertise unilatérale KOOB
dressée à la seule demande de la partie
, expertise qui ne
contient à son avis que des suppositions et ne base sur aucun
élément concret.
^
de son cote reconnaît avo r coiiimis des fantoc
ont contribué directement à i=
- .
"mis oes fautes qui
uirecxement a la genese de l'accident
,
accepter le jugement entrepris du 8 juillet 1992 dans la mesure^où
ressources. Sur le plan civil, elle conclut à
responsabilités, exposant que ^2.) Z
lL j.
expose a ce sujet que le motocycliste avait h'
- , '
explications fournies à l'audience du tribunal par le
"
•«LER et KOOB. matériellement la possibilité ' eJevoiT^^^
stade constitué par sa voiture à une distance deT
pouvait s'arrêter après 45 métrés à r h ! ®°'8o ™etres et
une vitesse réglementaire. Elle sollicite '
^
deuxième rapport WENGLER dressé à la
T
l'annulation du
—
a un moment oé «ttl L 1 ' arTa^rdto "
"
du tribunal d'arrondissement un premier rapport do n "t T"'
contradictoirement.
"1^ charge
En ce qui concerne la valeur d'un rapport d'expertise dressé
a
la demande d'une seule partie, il échet do ,
unilatéral ne saurait être
relever qu'un rapport
^apport d'expertis?
dTL Toi"""""""
0- p" p-:eTT n israr;.":;:
ont pu le discuter librement à l'audience
les
"
tenir compte selon sa valeur probante. '
Il est acquis en cause que la partie W) ^ charnô d r
unlilatérale le sieur Jean KOOB d'une mission d-
déroulement de l'accident en questTn
T
mois après le dénôt Hn
'^apport fut dressé 6
la partie Vl) ,
""^•'®''^"p1'-^ "ENGLER. Par après.
judiciaire WENGLER pour avis slns^TT"^ ""Hateral à l'expert
correctionnel.
®
1« tribunal
Les deux rapports en question, dressés de façon non contradictoire
ne sauraient valoir comme rapports judiciaires au sens de la loi;
comme ils furent toutefois communiqués cr.aoue fois à la partie
adverse et ce bien avant l'audience du tribunal d'arrondissement,
les droits des deux prévenus n'ont pas été lésés dans la mesure où
ils ont pu prendre inspection des dits rapports et en faire état
devant le tribunal. Comme les rapports furent dressés par des
experts assermentés en justice, qui ont une grande expérience en
matière de mécanique automobile, la mission de chacun, même
effectuée de façon unilatérale, offre toutes les garanties d'un
travail consciencieux et objectif; les rapports critiqués sont
donc à prenore en considération à titre de renseignements.
En ce qui concerne les contraventions libellées à charge de
V2)
et plus particulièrement celle consistant dans le fait
d'avoir dépassé la vitesse de 60 km/heure à l'intérieur d'une
localité, il échet de confirmer les premiers juges dans la mesure
où ils ont admis un doute en faveur du prévenu quant à la
matérialité de cettp infraction, l'expert commis par le tribunal
n'ayant pu dire avec certitude si la vitesse de roulage du prévenu
se situait au-delà de 60 km/heure. Les conclusions du sieur KOOB,
qui retient une vitesse plus élevée, ne sont pas de nature à
énerver les calculs de l'expert judiciaire.
C'est encore à bon droit que les premiers juges ont acquitté
^2)
des autres contraventions au code de la route lui
reprochées par le ministère public. Même si le prévenu avait,
d'après l'expert WEN6LER, matériellement la possibilité d'aper
cevoir la voiture
qui sortait d'un parking à partir d'une
distance se situant entre 37 et 60 mètres, toujours est-il qu'il
ne pouvait véritablement se rendre compte du danger constitué par
cette voiture qu'au moment où elle était déjà bien engagée sur la
chaussée et lui barrait le chemin.
Au moment où elle quittait le parking VÙ
s c,
ait pu voir la voiture dès cet instant
•/
n„.=ii . -
instant, pouvait toujours admettre
qu elle tournât à droite et empruntât la bande droite de circula
tion, comportement qui lui aurait oprmTr h
,
H
lui aurait permis de poursuivre sa course
ans encombre, étant acquis de par l'expertise qu'il roulait da
a bande gauche de circulation menant en direction de (...) ,
Le caractère incertain des conclusions de l'expert WENGI fr
"de^r prf:
™"-Vc,iste
est m^s"
M ««lu ei ie aeciare n'avoir vu la mn^-o
qu au dernier moment, alors qu'elle était tout
près de T
véhiculé. L'affirmation qu'elle n'a rien vu jusou'à la ri
I
seconde vaut évidemment aussi pour
o I
®'""''6'"e
uruite, aont la sortie était
la W- • •
cachee par de grands bacs de fleur*;
décision attaquée est donc à confirmer en ce que ?2.\
f„t
acquitte des contraventions libellées à son encontre.
ne conteste pas les faits qui lui sont reprochés par le
ministère public. L'amende lui inflioée corrpc
h 7
des fpMtpc
•
iui innigee correspond a la gravité
des fautes commises et est à maintenir.
Pour ce qui est des suites donnaageables de l'accident
doit
en osser, ainsi que les premiers juges l'ont dit, la totalité de
Ui^bT'''':-
savait u en
rrrV.;r;:;r.'r""
:::::::
""■e, renaant la collision inévitable.
Le jugement du 8 juillet 1992 est donc à confirmer sur 1e plan
civil.
Par
ces
moti fs ,
la Cour d'appel, cinquième chambre, siégeant en matière correc
tionnelle, statuant contradictoirement, les prévenus, demandeurs
et défendeurs au civil entendus en leurs explications, moyens de
défense et conclusions et le représentant du ministère public en
son réquisitoire,
reçoit les appels en la forme;
dit fondé celui de
vi)
réformant:
annule la prise de sang effectuée sur sa personne le 27 août 1989;
acquitte VÙ)
de la prévention d'avoir conduit sa moto le 27
août 1989 vers 01.00 heure à
avec un taux d'alcool dans
le sang d'au moins 0,8 grammes par litre, en l'espèce 0,98
grammes;
décharge le prévenu des peines prononcées contre lui;
confirme pour le surplus les jugements attaqués des 9 mai 1990 et
8 juillet 1992;
met à charge de l'Etat les frais de poursuite engagés contre
dans les deux instances;
condamne
aux frais de la poursuite dirigée contre elle dans
les deux instances, liquidés à 77.136 + 4o6 = 77.542.francs;
réserve les frais au civil;
le dossier devant le trih .
continuation de la procédure.
'^'^Issement pour la
Par application des textes do i •
c^ranchant les articles ,2 et U
-
' ^--ticle 628 du code d'instrurt
'955 et
''^■"t'cle 211 du n,é.e code
"
ajoutant
^insi fait et
;"xe.bourç. c^nau'-re cnlre' silean?''" "
composée de Madame Marie-Thérr
"crectionnel-
chambre. Madame Marie-Jeanne have
président de
"-1"er. pui ont Ti ;rr''^^ " "onsieur Julien
greffier Edmond BRUCKS.
Present arrêt avec le
La lecture de l 'arrêt a été faite
de Justice à Luxembourg, 12, côte
publique au Palais
KILL-MULLER, président de chambr
"^cie^hérése
Jean-Pierre klopp,
Présence de Messieurs
9''®ff'or.
général, et Edmond bRUCKS,