Labor court declares claim admissible after finding prior notice of dismissal interrupted the statute of limitations.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe labor court declared the employee's claim for damages admissible, reserving the merits for a future hearing. The court found that although the initial notice of dismissal was received after the three-month limitation period, a subsequent letter from the employer validly interrupted the deadline. Consequently, a new one-year period began, allowing the current request to be filed within the extended timeframe.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArt. 28(2) last paragraph of the Labor Code; Art. 22(2) of the Labor Code: A valid notice of dismissal received by the employer interrupts the three-month limitation period, restarting a one-year clock for filing a claim.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
RèD.fisc-no 676/93
©
audience publique du vendredi,
1 2 FEVRIER 1 993
Le tribunal du travail de et à Luxembourg (section:
OUVRIERS) a rendu le jugement qui suit:
dans la cause
entre:
A.}
, ouvrier, demeurant àF-i.)
D EMANDEUR,
comparant par Maître René FALTZ,
avocat—avoué, demeurant a LUXEMBOURG
ET
, n° R.C. C.- ) ^ / exerçant le
commerce sous la dénomination
r établi à L-C.-)
DEFENDEUR,
comparant par Maître Evelyne KORN,
avocat-avoué, demeurant à LUXEMBOURG
PRESENTS:
- Ria LUTZ, juge de paix de et à LUXEMBOURG, siégeant
comme Présidente du tribunal du travail de et à
LUXEMBOURG;
- René PECKELS, assesseur - employeur;
- Joseph KONSBRUCK, assesseur - ouvrier;
les deux derniers dûment assermentés;
- Michèle GIULIANI, greffière.
FAITS
Suite à la requête déposée le 20 février 1992 au
greffe
de
ce
tribunal
par
la
partie
requérante
préqualifiée, les parties furent convoquées à l'audience
publique du vendredi, 13 mars 1992.
A
1 appel de la cause à la prédite audience/ Me
Evelyne KORN se présenta pour la partie défenderesse et
1 affaire fut alors contradictoirement fixée.
L affaire fut utilement retenue à l'audience publique
du vendredi/ 18 décembre 1992.Lors de cette audience/ les
mandataires
des
parties
(Me
Patrick
WEINACHT
en
remplacement de Me René FALTZ et Me Evelyne KORN) furent
entendus en leurs moyens et prirent les conclusions
^®P^iS6S dans les considérants du présent jugement.
Sur ce/ le tribunal prit l'affaire en délibéré et
rendit a 1 audience publique de ce jour/ audience à
laquelle le prononce avait été fixé, le
j ugement qui suit:
Par requête déposée le 20 février 1990
a )
a
devant ce tribunal du travail {s4tion:
OUVRIERS) son ancien employeur,
/
n° R.C. C
/ exerçant le
commerce sous la dénomination ScC À,)
, établi à L-(^ ..)
i
1 •
I
I .,
' pour lui réclamer suite
a son licenciement qu il qualifie d'irrégulier et d'abusif
les montants suivants:
u-JJ
matériel: ce montant est impossible à
^
^lors ^ que le requérant est engagé par la ".5^ 0 )
^ l'essai pour un salaire de 290.- francs '
1 heure au lieu de 332,64.- francs l'heure, ce qui
correspond a une perte de 40,64.- francs l'heure;
2) dommage moral: 100.000.- francs;
â
la demande en
dommages intérêts la forclusion édictée par l'article 28
1989/ la présente requête ayant été
14 mai 199/*
^
licencié par lettre recommandée du
21 mai 1991 il demande à
1 employeur de lui communiquer les motifs du licenciement;
L employeur lui fait parvenir ces motifs par lettre
recommandée du 18 juin 1991;
leccre
h% 29 juillet 1991
a.)
dépose une première
requete dirigée contre la la société à responsabilité
limitée ixc.Jj
établie à L- (...)
f""!.aDiiice
f
du 07 février 1992, cette requête est
a
P®""" <3efaut de qualité exact dans le
chef du demandeur;
AUX termes de l'article 28(2) alinéa dernier de la loi
rrAca à l'article 22 paragraphe {Z),^e ae±cij. coi-
Xiibij:."
,»
«-'A-
d'une année.";
q'il est vrai que la requête déposée le 29 juillet
1991 n'a pas valablement saisi le tribunal du
(section- OUVRIERS), toujours est-il que cette
'
(section. uuvKi
,,
j
^ compter de la
même délai, vaut réclamation au sens de ^
j^^^ldicté
donc valablement interrompu le délai de forclusion
par cet article;
T« v-ûmiô-rant a en effet agi conformément aux exigences
de la "r sTla réclamation ^émanant du salarié ou de son
mandatai, parvient à la connaissance de l'employeur, ce
qui est le cas en 1 espèce;
Fn cas d'interruption valable du délai de forclusion
de trois mois, un nouveau délai d'un an commence a courir,
La deuxième requête a été
partant endéans le délai d'un an, de sorte que la requete
du 20 mars 1992 est redevable;
Les parties ayant convenu à 1|audience publique du
vendredi^ 18 décembre 1992
^®ête et de
seule question de la recevabilité â®,
réserver le fond du litige, il echet d
„oT-mottre
nrisente affaire à une audience ultérieure PO« permettre
îux par?ie"L faire valoir leurs arguments et d'instruire
le litige quant au fond;
par ces MOTIFS:
Le tribunal du travail de et à
^
OUVRIERS), statuant contradictoirement et
P
ressort;
déclare la demande de
recevable;
r e f i X e
l'affaire à l'audience publique du
vendredi, 02 juillet 1993 à 09.00 heures du matin, salle
14, pour permettre aux parties d'instruire le fond du
litige;
réserve les frais.
Ainsi fait et jugé par Ria LUTZ, juge de paix de et à
Luxembourg, siégeant comme Présidente du tribunal du
travail, et les assesseurs prédits et prononcé par la
Présidente à ce déléguée, assistée de la greffière Michèle
GIULIANI, en audience publique, date qu'en tête, au
prétoire de^ la Justice de Paix à LUXEMBOURG, et qui ont
signé le présent jugement.
s. Ria LUTZ
Michèle GIULIANI.