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CA_8591 Généré par l'IA

Labor court dismisses appeal against dismissal for serious misconduct, upholding employer's right to immediate termination without union hearing.

Numéro de cause CA_8591
Autorité / Tribunal
Juridiction Luxembourg (LU)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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The Cour supérieure de justice dismissed the Administrative Communal of Lëtzebuerg's appeal against a labor court judgment confirming an employee's dismissal. The employer argued the dismissal was regular due to serious misconduct, while the former employee claimed procedural irregularities regarding union notification and the gravity of the facts. The court ruled that the collective agreement did not require a written union opinion for immediate dismissal and that the employee's repeated unexcused absences and refusal to attend disciplinary meetings constituted just cause for termination.

Regeste Legislator

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Art. 27 of the Collective Agreement; Art. 5 of the Collective Agreement: The court holds that a collective agreement provision requiring union consultation for disciplinary penalties does not mandate a written opinion for immediate dismissal due to serious fault, and such dismissal remains valid if the misconduct is proven and renders work continuation impossible.

Mots-clés

Généré par l'IA
serious misconduct dismissal collective agreement interpretation union consultation requirement immediate termination rights labor dispute procedural

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
Art. 27 of the Collective Agreement
L'article 27 traitant des peines disciplinaires énonce
Art. 5 of the Collective Agreement
Il y a lieu de râ.ever finalement aue l'article 5 Qiii
Law of 24 June 1970, Art. 8

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Texte complet

poel orud'homal -Audience publinue du du douze octobre mil neuf cent ouatre-

vingt-neuf.

EXEIdPT

Numéro 8591 du rôle.

Présents :

8T0FFELS,

président de chambre,

REUTER,

premier conseiller,

laPGEJN,

conseiller,

J.P.KLOPP,

avocat général,

ROTh ^ greffier.

Entre :

1 '

ADMliN ISTKATIOW C OMMUNALE

DE

LltU-l)

représentée par son collèg

des Bourgmestre et Echevin

actuellement en fonctions,

appelante aux termes d'u;

exploit de l'huissier de

justice Armand MARTIN de

Luxembourg en date du R

février 1985,

comparant par Maître

Edmond WIRION,avocat-avoué

demeurant à Luxembourg,

(...)

e t :

L^ ,ci-devant ouvrie

communal,demeurant à

intimé aux fins du prédit exploit Armand MARTIN,

comparant par Maître Max GREMLING,avocat—avoué,demeurant

a Luxembourg.

La Cour d'à p p e 1 :

Revu l'arrêt rendu par la Cour d'appel,siégeant en

matière prud'homale,en date du 24 mars 1988,ayant vidé

l'arrêt d'avant dire droit du 29 avril 1986 et entériné

les conclusions de l'expert judiciaire commis ,1e Dr.Robert

KRIUS,ayant,par réformation du jugement entrepris ,déclaré

le licenciement intervenu régulier au regard de l'article

8 de la loi du 24 juin 197o et ayant sursis à statuer

quant à la deuxième base juridique invoquée par l")

dans sa renuête introductive d'instance ,à savoir la

fausseté et l'illégitimité sinaile mannue de gravité

des motifs de licenciement invoqués,ainsi que l'irrégularité

du congédiement en raison de l'absence de l'avis de la

délégation principale des ouvriers.

Vu les conclusions échangées par les parties au sujet

des moyens dont s'agit.

invonue en premier lieu l'irrégularité du licen

ciement du 9 février 198^ au motif nue les dispositions de

l'article 2? de la convention collective applicable au

personnel ouvrier de

UlC.U'l)

au moment du

congédiement litigieux n'auraient pas été observées.

L'article 27 traitant des peines disciplinaires énonce

eue les peines y prévues sub c) à f) ,dont 1' "ausserordent-

liche Kundigung nach Artikel 5"iseront prononcées après

avoir entendu (nach Anhorung des Haupiarbeiterausschusses)

la délégation principale des ouvriers.

La Cour constate nue, contrairement à la thèse de l'intimé,

cet article n'exige pas un avis écrit de la part de la

délégation .

Il résulte perocntre de l'ensemble des pièces versées au'en

l'espèce la délégation avait été inforraéedes fautes graves

reprochées à 1'.ouvrier L^

,de sorte nu'il y a lieu

d'admettre aue cette délégation a été"entendue".

Au surplus une éventuelle non-observation de cette dis

position de la convention collective ne saurait entraîner

la nullité ou l'irrégularité du licenciement intervenu ,

étant donné qu' aucune sanction n'est prévue par le texte

afférent.

Il y a lieu de râ.ever finalement aue l'article 5 Qiii

prévoit le licenciement avec effet immédiat pour faute

grave de l'ouvrier ne mentionne pas la nécessité

d'entendre la délégation ouvrière .

Ce moyen n'est pas fondé.

L^

conteste en deuxième lieu les faits libellés dans

la lettre de licenciement ; en ordre subsidiaire il conteste

le caractère de gravité de ces mêmes faits.

Tant la réalité que le caractère de gravité des motifs

du licenciement intervenu sont prouvés par les documents

figurant au dossier administratif versé en cause par

1'employeur

Nonotë:ant de sévères avertisements fais à ce sujet

L^

a continué à s'absenter fréouemment sans ex

cuse valable ; le relevé des absences versé en cause renseigne

avec précision les multiples journées de travail pen

dant lesGuelles

est resté éloigné^ sans excuse ,de

son poste de travail.De plus il n'a donné suite ,ni à une

convocation devant la comniission disciplinaire du lo mars

1981,ni aux différentes convocations du contrôle médical

de la sécurité sociale.

Le comportement de L^ a été de nature à rendre impossibl

la continuation des relations de travail et a constitué

une violation grave des obligations découlant de son contrat; c

de sorte nue le licenciement intervenu en cause se fondï^sur "

de justes motifs .

Il s'ensuit nue l'appel de l'Administration communale

de

LlEO'l)

est entièrement fondé et nue,

par réformation du jugement entrepris ,1a demande d'

est à déclarer non justifiée.

Par ces motifs ,

la Cour d'appel,siégeant en matière prud'homale,statuant

contradictoirement ,1e Ministère public entendu en ses

conclusions,

en continuation de l'arrêt rendu en date du 24 mars 1988pt

par refôrmation du jugement entrepris :

dit oue le licenciement du 9 février 1984 est régulier

et intervenu pour de justes motifs ,

partant déclare non fondée la demande d'

et en

déboute ;

condamne

Tij

aux frais et dépens des deux instances,

y compris les frais de l'expertise du Dr.Robert KRAUS,et en

ordonne la distraction au profit de Maître EdmondWIRION ,

avoué concluant oui la demande ,affirmant avoir fait l'avance

de ces frais.