Appeal allowed: Court reform judgment to limit partition and auction to bare ownership rights only.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe appellate court allowed the appeal and reformulated the lower court's judgment regarding the partition and auction of community and inheritance assets. The parties argued for a full division of properties, but the court found that the assets were only jointly held regarding the bare ownership (nue-propriété), not the usufruct. Consequently, the court ruled that partition and auction orders must strictly apply only to the indivisible bare ownership rights, rejecting the lower court's broader scope.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArticles 1000 et suivants du Code civil; Le partage et la licitation ne peuvent concerner que les droits indivis, ici la nue-propriété, excluant l'usufruit qui est déjà séparé.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IAJurisprudence citée
Généré par l'IATexte complet
-ï,o (-t-i)
Audience publique du trente novembre mil neuf cent qimtr-e-.
vingt-sept,
^ ^
Numéro: 9748 du rôle.
n t r e
Composition :
MonsieUa.
^
Anne-Marie COUHTE,
opticien, demeurant a
présidente de chambre,
(--•)
Robert BENDUHN,
'
Emile PEIWING,
.
appelant aux termei
conseillers,
d'un exploit de 1 liuis-
Paul EIBS, greffier.
ËuxL™f
duTj'l2'l%86
comparant par
Maître Adrien Van Kauven-
bergh, avocat-avoué à
Luxembourg,
e t :
• Madame
,sans état,veuve de G.^
?
demeurant
^ l 4.- ^
intimée aux fins du prédit exploit Martin,
^
^
comparant par Maître Gaston Vogel, avocat-avoue a
Luxembourg.
La Cour ,
Attendu que statuant par jugement contradictoire
*^5
juillet 1986 sur la demande qu'avait formée
H>)
,
veuve de feu G.^
,décédé ab intestat à Luxembourg le
^
contre
Q.")
de feu G
issu d'un premier mariage de ce dernier et qui ten
dait à voir ordonner le partage et la liquidation des biens
dépendant de la communauté universelle de biens ayant existé
entre la d--manderesse et feu son époux G.'^
et de
la succession de feu G."]
ainsi qu'à voir ordonner
la licitation pour cause d'impartageabilité en nature des
immeubles dépendant des masses de biens prévisées, à savoir
une maison-plQCe d'une contenance de 1,64 ares sise à
,incrite au cadastre de la commune
de
' ,ancienne commune de
Y.,"^
,section
/)
, sous le numéro (
.
_
et une maison-place d'une conte
nance de 5,02 ares sise à
USCl,)
,inscrite
au cadastre de la commune de
3."^
,section
,
sous le numéro (..
,1e tribunal d'arrondissement de et à
Luxembourg,huitième section,siégeant en matière civile, a
ordonné qu'il sera procédé au partage et à la liquidation des
biens dépendant de la communauté de biens et de la succession
susvisées pour autant qu'ils sont échus en pleine propriété
à
et en nue-propriété à
^
ordonné la liciation pour cause d'impartageabilité en nature
des deux immeubles susvisés, a commis à ces fins Maître
Tom Metzler,notaire de résidence à Luxembourg et fîaître
Âloyse Weirich, actuellement décédé,notaire ayant été de
résidence à Bettembourg, a désigné un magistrat de sa formati'
pour surveiller les opérations et faire rapport le cas
échéant, a dit qu'en cas d'empêchement du magistrat ou des
notaires commis,'il sera procédé à leur remplacement par note
au plumitif sur requête à adresser au président du siege par
la partie la plus diligente,les autres dûment appelées, a^
mis les frais de l'instance à charge de la masse et a fixé
l'affaire au rôle général;
Attendu que par exploit de l'huissier de dustice Armand
Martin de Luxembourg du 23 décembre 1986,
Q?\ ^
a
régulièrement interjeté appel contre le jugement précité;
que suivant ses conclusions,1'appelant demande à la Cour
de
dire eue
p3.r rapport à la maison situee a
a droit à la moitié de la nue-propriété de la totalité de
1'immeuble,terrain et construction compris;
- dire que c'est à tort que les premiers Juges ont ordonné
le partage des biens dépendant de la succession de feu
ainsi que de la communauté de biens existant entre fe
q\
Q-t
pour autant qu'ils sont
échus en pleine propriété à
et en nue-proprié
té à
Q'^
)
- dire aue le partage ne peut se faire que par rapport à la
nue-prooriété appartenant à
et à
- dire encore que c'est à tort que les premiers Juges ont or
donné la licitatLon des immeubles dépendant desdites coraraunau-
té et succession;
- dire que les premiers juges n'ont pu ordonner la licitation
que par rapport à la nue-propriété des immeubles;
- condamner l'intimée à tous les frais et dépens des deux
instances" ;
Attendu que l'intimée conclut au débouté de l'appel et
demande la confirmation pure et simple du jugement entrepris;
que l'intimée est cependant d'accord à admettre avec
l'appelant que le jugement a quo contient une erreur matériel
en ce qu'il^est erronément indiqué que par rapport à la maiso
sise à' ueuJ.)
ne serait nu-propriétaire que de la
moitié de la nue-propriété du terrain,alors que Q.)
a
en réalité droit à la moitié de la nue-propriété de la totali
té dudit immeuble,terrain et construction compris;
-3- .
Attendu que suivant les affirmations des parties,
leurs droits respectifs sur les biens dépendant de la commu
nauté universelle de biens et de la succession susvisées
sont les suivants :
- par rapport aux biens meubles,la partie H.)
a droit à
la moitié en pleine propriété et à l'autre moitié en usufruit
la partie
a sur cette dernière moitié un droit de
nue-propriété ;
- quant à l'immeuble situé à
,1a partie
a droit à la moitié en pleine propriété et à l'autre moitié
en usufruit;la partie Q.^
a sur cette dernière moitié un
droit de nue-propriété;
- quant à l'immeuble situé à ÙEU2,) jla partie H
en a
la pleine propriété pour trois quarts et l'usufruit pour un
quart; la partie
a la nue-propriété de ce bien jusqu'à
concurrence de un quart;
Attendu qu'il est constant en cause que les deux immeu
bles susvisés sont impartageables en nature aux droits des
parties ;
Attendu, en droit, qu'il n'y a lieu à partage que s'il
y a indivision entre droits de même nature;
Attendu que le droit d'usufruit et le droit de nue-propr:
été étant des droits de nature différente,il ne saurait y
avoir indivision entre l'usufruitier et le nu-propriétaire;
qu'il en suit que si l'usufruitier d'une part d'une mass
de biens( ou d'un bien déterminé) est propriétaire de l'autre
part, il n'y a indivision entre lui et le nu-propriétaire
de l'autre partie qu'en ce qui concerne 1a nue-propriété;
oue si l'usufruitier d'une part d'une masse de biens
(ou d'un bien détermine) a en face de lui le proprieta-i-re
du surplus,il n'y a indivision entre lui et ce dernier qu'en
ce qui concerne l'usufruit;
Attendu d'autre part nue le partage ne peut en principe
être demandé qu'en ce qui concerne les seuls droits indivis;
que de même, la '
iicitstion d'un bien impartageable en nature
ne peut être demandée et ordonnée que quant au seul droit
en indivision;
qu'il en suit que l'usufruitier d'une partie qui est pie:
"oropri ét air e d'une autre partie ne peut demander le partage
qu'en ce qui concerne la nue-propriété;
que l'usufruitier d'une part qui a en face de lui le
propriétaire du surplus ne peut demander le partage qu'en ce
qui concerne l'usufruit;
que si le bien est impartageable en nature,la licirdion
peut intervenir,mais seulement en ce qui concerne le droit
en indivision,la nue-propriété ou l'usufruit; (cf. R.P.D.B.,
vo usufruit,nos 7-10; E.D.,Droit civil,vbo usufruit,nos 15
et 16;E.D., Droit civil,vbo partage,nos 51-55);
Attendu que par' application des principes qui précèdent
la Cour constate qu'en l'espèce les biens dépendant de la corn
munauté de biens et de la succession susvisées ne sont en ind
les
vision entre parties litigantes qu'en ce qui concerne la nue-
propriété appartenant a chacune d'elles sur lesdits biens;
que c'est dès lors à tort que les premiers quges ont
ordonné le partage des biens dépendant desdites communauté
de biens et succession pour autant qu'ils sont échus en plein
propriété à
H
et en nue-propriété à
Q
;
que c'est encore à tort que les premiers juges ont ordon
né 3a licitation ( de la pleine propriété) des immeubles
dénendant desdites communauté de biens et succession;
Attendu qu'il suit de ce qui précède que par réformation
du jugement a quo,il n'y a lieu d'ordonner le partage des
biens dépendant des communauté de biens et succession pré
visées que dans la mesure où,:ces biens appartiennent en nue-
prooriété aux parties litigantes;
que par réformation du jugement entrepris,il n'y a lieu
d'ordonner la licitation des immeubles susvisés que dans la
mesure où ils sont échus en nue-propriété aux parties;
Par ces motifs ,
la Cour d'appel, deuxième chambre,siégeant en marière
civile,statuant contradictoirement;
reçoit l'appel de
en la forme;
donne acte aux parties que par rapport à la maison
située à (jEiOk.) ,
a,selon leurs affir-nations.
droit à la moitié de la nue-propriété de la totalité de
1'immeuble,terrain et construction compris;
déclare l'appel de
fondé;
réformant, dit qu'il sera procédé au partage- et è la
liquidation des biens dépendant de la succession de
g\ ainsi que de la communauté universelle de
feu
biens ayant
existé entre feu G.^
et
seulement
H-i
dans la mesure où ils sont échus en nue-propriété à
et à
réformant encore,dit Qu'il ne sera procédé à la licite—
tion pour cause d'impartageabilité en nature des immeubles
visés dans les motifs du présent arrêt que dans la mesure
où ils sont échus en nue-proprieté aux parties litigantes;
renvoie l'affaire devant les premiers juges pour la sur
veillance des opérations prévisées;
condame l'intimée aux frais de l'instance d'appel et
en ordonne la distraction au profit de Haître Adrien Van
Kauvenbergh, avoué concluant qui la demande, affirmant avoir
fait l'avance de ces frais.