Luxembourg court convicts gambler for illegal gambling device despite removed counters.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe Tribunal d'Arrondissement convicted the defendant of illegally operating a gambling machine in a public establishment. Although the defendant argued that removing two specific counters made the device legal, the court rejected this defense. The court ruled that stripping the counters did not alter the machine's fundamental nature as a game of chance prohibited by law.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArticles 3, 21 of the Law of 20 April 1977; The removal of specific counters from a gambling machine does not negate its status as an illegal device of chance, and the operator remains liable for its use.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IAJurisprudence citée
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
/)^ I
no® 176/84
Âudleaee publique du ^{eudlv 12 avril 1984, â 9«oo
heures®
Le tribunal â^'arroxauiifisesient de et â Dieîcirobi
chambre correctionnelle, a rendu le Jugement qii&
suit dans la cause
E K T a E :
Monsieur le Procureur d*Etat, partie poursuivante
suivant citation du 13 mare 1984;
E T 8
lJ
, commerçant, né ê C - )
/Bel«
gique, le C
,
demeurant â
;
prévenu du chef d«infraction â la loi du 2o
avril 1977 relative â l'exploitation des jeux de
hasard®
F A I T G î
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Ci
(n
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f3
A l'appel de la cause â l'audience publique
du 29 mare 1984, â 9o0o heures, Hoxueieur Jean Paul
substitut du irocureur d S Etat, on exposa le
sujet®
Le prévenu comparut en personne, fut interrogé
et entendu en ses explications et moyens de dêfensi
qui furent en outre exposés par ïiaître Hené iw.TKIc:î
« 2 •
Qvooat-oavoué e demeurant â Biekirch,
î,e représentant du Ministère Public fut entendu
en son réquisitoireo
Le tribunal prit 1®affaire en délibéré et fixa
jour pour le prononcé du jugement â l'audience pub
lique du 12 avril 19d^« â 9*00 heures»
A cette audience publique le tribunal rendit
le
jugement
qui suit
Par citation dû 15 mars 198^ le Parquet de
Diekirch a convoqué
Bl)
devant ce tri
bunal pour y voir statuer sur la prévention d'avoir
installé dans un débit de boissons un appareil â
sous de type "AHBASSABOP*' en infraction â l'article
3 de la loi du 2o avril 19775
il n'est pas contesté que l'appareil en questiî
a été installé par D, )
au
EXSi ,)
a» L . )
le 14 janvier 1984 et y a été exploité
jusqu'au 18 janvier 1984^
il est par ailleurs constant en cause que
a été condamné par jugement de ce tribunal
rendu le 25 novembre 1983 relativement à l'installa
tion d'appareils du même type^
pour sa défense D.)
fait valoir que l'appa
reil faisant l'objet de la présente poursuite ne
serait pas du genr<-' interdit par l'article 3 de la
loi du 2o avril 1977 puisqu'il en aurait enlevé les
deux compteurs dits "ÎKiUÎ" et "OUTFUT" dont l'uti
lité a été débattue dans les motifs du juiganent pré
cité du 25 novembre 1983 comme aussi dans un arrêt
de la Cour d'Appel du 12 mars 1984;
il est cependant d'une évidence extrême que
l'enlèvement de ces compteurs® dont l'unique but
est de faciliter les décomptes entre les cabaretieri
^ 3 -,
et les propriétaires du Jeu» no change en r^feén la
nature des appareils de jeu en questions
il reste ainsi vrai que ceux«<si ne font pas
appel â l'adresse ou aux réflexes desjoueurs qui
n'ont que la satisfaction d'actionner un bouton et
sont alors livrés au seia haéard (Cour 12«3«8^»
J. et consorts);
il reste également vrai que le jeu en questiono
qui ne donne aucun spectacle, serait ine:}Q>loitable
financièrement9 eu égard notamment ê son prix d'aclsl
si les joueurs n'étaient attirés par la possibilité
constante et essentielle d'obtenir une satisfaction
réelle; que le seul espoir pour le propriétaire de
tirer profit de ces appareils coûteux, pour le débi
tant d'attirer et de garder une clientèle, pour le
joueur, enfin, de réaliser \m gain matériel, est
donc dans les oircdnstanoes données un pacte de
remboursement prohibé par l'article 3 de la loi du
avril 1977 (Cours 12.5o84);
0.)
ett partant convaincu :
comme gérant responsable de la société *'
entme le 14 et le 16 janvier 1984 â (, .)
:
en infraction â la loi du 2o avril 1977 rela
tive â l'exploitation des jeux de hasard j
d'avoir dans un lieu public et notamment dans
un débit de boissons, installé un appareil dont le
fonctionnement repose sur le hasard et qui est des
tiné â procurer un gain moyennant enjeu,
en l'espèce un appareil de type Ambassadeur
no, (...)
appartenant â la société
Gri )
et installé dans le
â (...)
quant au taux de l'amende â prononcer il con
vient de relever que potir avoir le moindre effet
dissuasif l'amende doit approcher l'ordre de gran
deur des gains escomptés par l'exploitant dans le
caâre de l'opération illégale réprimée;
pour l'appréciation de cet ordre de grandeur
il faut tenir compte du fait qàe lee exploitante
n'héeitent pas â courit le risque de voir confis
quer les appareils de jeu coûteux, fait qui â lui-
seul suffit pour prouver que les gains escomptés
dépassent d'un multiple les chiffres qui sont avan
cés par eux;
de plus il convient de prendre en considération
que les faits ont été commis après qu'à la suite
d'actions spectaculaires des Parqutts de luxemboiarg
et Diekirch l'illégalité des appareils en question
fût devenue de notor^ê publique, sans oublier que
potur D,)
elle fut docimentée par jugement de ce
tribunal du 25 novembre 1985;
l'enlèvement des compteurs "lîïIUîT" et
de l'appareil faisant l'objet de la présente pour
suite n'enlève rien de la gravité de l'infraction,
puisque l'irrelevance de ce détail technique quant
â^iature de l'apjsreil ne pouvait en aucun cas échap
per au prévenu qui n'a fait qu'en tirer argument
pour tenter d'êconduire de fa'^on malveillante les
organes de la poursxiite;
eux termes de l'article 21 de la loi du 2o
avril 1977
appareils employés eu destinés au
service des jeux doivent faire l'objet d'une
confiscation;
vu les articles ho et h2 du Code pénal; 3,29
et 21 de la loi du 2o avril 1977; ® et 3
lu loi
du IG janvier 1867; 1? de la loi du 19 novembre
1975; 19^ du Code d'instruction criminelle.
Par ces motifs
le tribunal d'arrondissement, siégeant en ma
tière correctionnelle, statuant contradictoirement.
- 5
le î^dnietêre lublic entendu en eon réquisitoire et
le prévenu en ses explications et moyens de défense^
condamne le prévenu du chef de la pré
vention retenue â sa ciiarge à une amende de CEÎ.Î
ilILLil l'A/vKCu> (loooooo®-)» ainsi qu'a;ix frais de sa
mise en jugementç ces frais liquidés â l26ô- francs;
ordonne la confiscation de l'appareil
ce jeu 'VuilU'ôaAhOK" no® C -)
saisi et de son con
tenu i^eprésentant les enjeux;
fixe la durée de la contrainte par coxps
en cas de non-paiement de l'amende â 2oo jours®
OIjIç vice-président,
;vlRTS, juee de la jeunesse,
WtCK, juge.
Ainsi prononcé en audience publique au Palais
de Justice â Piekirch, en présence du représentant
du Finistère Tublic, par ^?ous, Georges KILL, vlce-
préoident du tribunal d'arrondissement, assisté du
greffier Johny .'raïYo