Court dismisses appeal regarding procedural regularity and violation of legal basis for claim modification.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe Court of Cassation dismissed the appellant's request to quash the lower court's judgment regarding the regularity of service and the legal basis of the claim. The appellant argued that a document referencing the Council of State was improperly served and that the lower court illegally rejected supplementary legal arguments raised during the trial. The court held that the document was validly served within the legal deadline and that the lower court correctly applied the principle of contractual judgment, prohibiting the plaintiff from changing the legal basis of their action without the defendant's consent.
Regeste Legislator
Généré par l'IACode de procédure civile, art. 1er; Code civil, art. 1382 et 1583: When a plaintiff expressly declares a specific legal basis for their action in the initial summons, they are bound by that basis and cannot add a different legal ground during the proceedings without the defendant's consent.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
ill lO
/
i L
1 i ^
Aiui :i.cï'=
j :i oiio rii: d .i
rtOMif coii q!ar-i;i'.o--v:'i
'-r).! ;
A
'v'/G du j;"C(pHtror.
K n t r o
Pro.'ujn-'.rv.iProcpc::/ JACQÀJAG,président ^ le sieur
^ L,)
riu:i.a vJl.GrII;li,eonseiller à la Cour
de cassatioî:. loruaDd IIASS,
■présddont de ohuubre à la Cour
d'appel, Annc-harie GOUIli'K et
Gry îiKILANI», conceillers à la
i/UP.
Cour d'appci, IJdi.nond GllKAPP,
avocat général, Pierre SCliROEDPR,
;•■; 1. ;.• {_
P> V; gre f 1 ier en chef*
■fi
)
.-lU ./j-
5c/îi c\C:
Ifi'
e mp 3. oy é pr i v é,
c; e n i e u r an t
d
(. ..)
>
d e m and e u.r e n c a
ir t i o ri,
comparant par riaitro
George^3 MARGUïï, avocat-• avo\i
demeurant à Lunonfeourg, en
l'étude duquel domicile
est élu;
E t :
la société anonyme SxA )
ayant son siège soci&l à
c .)
>
défenderesse en ca.ssatioii,
comp.arant par Îia.îtï'e Jean HOSS,avocat-avoué, deffieiurant à Luxem
"bourg, en l'étude duquel domicile est élu;
en présence de
la Caisse de M?.ladie des Ouvriers
C- - )
, représentée par son
comité directeur, ayant son siège à
défenderesse en cassation;
f
LA
COUR
LE
CASSATION
:
Ouï ]ionsieu.r le président de cham"bre à la Cour d'appel
WAGNER en son rapport et sur les conclusions de Monsieui^
GERARD, avocat général;
Yu le jugement du tribu.nal d'arrondissement de Luxem-
boiirg du 8 avril 1981 confirmant partiellement le jugement
du t2?i"bunal de paix de Luxembourg du 11 juillet 1979i
Quant à la x'égularité de la signification du mémoire
de défense :
•
.
-
. .
Attendu que l:a défenderesse en cassatioii a déposé le
1er décembre 1981 au greffe de la Cour un rûéiaoire, qualifié
de mémoire en réplique, dans lequel elle répond au
mémoire du demandeur en casss.tion signifié le 1er octobre
1981;
que le même lor décembre 1981, elle a déposé au greffe
uii acte de signification de l'huissier do justice Ariaand
MARTIN du R7 novembre 1931, intitulé "signification
d'un mémoire en 3?épli(Tae", dans lequel l'huissier uf.Ciruo
avoir, à 3.a requête de la .s.a» -SoCi
, signifié et laissé
oo-pxe à
L.)
"d'un mémoire dressé et signé par
Nj naître Jean X103S
contenant pour la requérante réplique
au mémoire devant le Comité du contentieux du Conseil d'Etat
signiiié....dans la cause se mouvant entre parties";
Attendu que le représentant du ministère public
critique cet acte^en soutenant qu'en raison de la
réJTérence y faite au Conseil d'Etat, ,il ne serait pas
prouvé qu'il a trait à la présente instance ;
Attendu cependant que le demandeur en cassation ne
conteste pas avoir effectivement reçu, le 27 novembre
.1981, signification du mémoirecfe défense se rapportant
au présent litige;
qu'il n'allègue pas qu'un procès entre parties
serait pendant devant le Comité du contentieux du
Conseil d'Etat;
que la Cour en déduit que la référence au Conseil •
' d'Etat, contenue dans ledit exploit du 2? novembre
1981,n'est que le résultat d'une erreur matérielle et
que cet acte documente en réalité la signification dvi
mémoire de la défenderesse en cassation dans la
présente instance;
qu'ayant été signifié dans le délai légs.1, ce
mémoire doit donc être pris èn considération ;
I
Sur le moyen de déchéance
p.ris de la désignp.tion inexacte des pièces déposées:
^
Attendu que la socyiété SdcJ.)
soutient que le
mémoire du demandem? en cassation ne contient p&.s la
désignation exacte des actes produxts à l'appui du
recours et qu'il y manque la mention d'un-acte de
signification de l'huissier Guy THEIS du 28 novembre 1977;
Attendu cependant qu'un tel exploit THEIS n'a pas été
déposé au greffe de la Cour;
que le m.oyen manque donc en fait;
Sur le. premier moyen
. _
"tiré de la violation des ax'ticles 1332 et 1363
code crvil,
en ce eue le jugement attaqué, faisant sienne la motivation di
•prem.i.er juge tout en'T^ircint une conclusion différente, mais
d'effet équivalant pour le demandeur en^cassation, a estimé
que la responsabilité d'
affirmée par
^,7
,
dans le d.o:.a;ria|';o cause cur/: enlauts
,b.)
^assu3?c';s de la
CAISSj/; I)£ Il'\LAI)Ia
L...)
, est de nature contractuelle,
aj.ors qi:e
cette responsa'bilitc à l'égard des victii/ios est
do nature qu?isi~délictuelle, sans égard au fait qu'elle
découle d'une négligence, qui, dans les rapports entre
C.)
et
SooJi )
constituei:ait un manquement aux
oLligations du contrat existant entre eu:>:. "
Attendu que ni le jugement du tribunal de paix du
^
11 juillet 1979^ni le jugement du tribunal d*arrond^issement
du 8 avril 1981, ne contient une disposition par laquelle
il est décidé que la responsabilité de la société
ÇrC'i.)
à l'égard des enfants
et .02.)
est de nature contractuelle;
que n'étant pas saisis d'une demande en dommages-
_
I
intérêts des enfants
b.) , ni d'ailleuars d'une
'
demande de la Caisse de maladie des ouvriers f...) ,
dirigée contre la société SioX )
-> les juges du fond
n'avaient pas à statuer' , et n'ont pas statué, sur
la. responsabilité de la société SccJ-)
rapport
aiix enfants b/)
;
'
que le moyen, qui ne reproche pas aux jup^es du fond
d'avoir dénaturé les conclusions du demandeur en cassation
manque donc en fait, le grief allégué étant sans rapport
avec la décision attaquée;
Sur le second moyen
"tire de la violation de l'art3.cle ler du cod.e de procédure
civile et du manque de base légale,
en ce quelle jugement attaqué, confirmant sur ce point le
jugement de première instance, a déclaré irrecevables les
I
conclusions prises en co"iirs d'instance dans le cadre de j.a
I responsabilité contractuelle alors que, si l'article ler
du code de procédure civile, statuant sur les citations en
justice de pai-x, déclare bien que la citation énoncera
sommairement l'objet et les moyens de la demande,• ni ce.
te2:te -i2i aucun autre applicable en la matière- ne proscrit
de qualifier^juridiqucDient dans l'acte de citation les
faits invoqués, ce dont il résulte que si, superfétatoirement,
\me quaiiiication a^été donnée, elle peut êti'e complétée,
précisée ou rectifiée durant les débats, qu.l,. par essence, sont
oraux devant la O'ustice de paix.
Attendu qgac lorsqu'un demandeur en justice déclare
exp.ressc::;iont ioijao.r son action x-'ûrtée devant le juge
de paix sur une cause juridique déterminée, il n'est pas
recGva.blo, sau.f ccnsenteraent du défendeur, à modifier sa
demande en cours d'instance nour lui donner une base
t
légale additionnelle différente;
'
»
Attendu cju'il résulte des considéranta du ôuf^ement
atl3:i'aé, confirmatix du jugement de
instance,
que le demandeur
L ) , après avoir précisé dans
la citation introductive d'instance qu'il fondait son
action récursoire dirigée contre la société 3cC'^•) I sur
les seuls cirticles 1382 et 1583 du code civil, a, en
cours d'instance, déclaré vouloir "baser l'action, en
ordre su"bsidiaire, sur les principes régissant la
responsabilité contractuelle*,
Attendu que les juges du fond ont éoai^té ces conclusions
s ub s id 1 air e s c omm e ét ant irr ec e vab 3. e s, aux mo t
;lf s qu '
e 1.1 c; s
(Q,
étaient constitutives d'une demande nouvelle i)ar sa cause;
^
qu'ils ont net animent déclaré "qu'au cas où le demandem'-
invoque expressément dans son exploit une base juridique
déterminée, le contrat judiciaire se lie enti-e les
I^arties relativement à ladite base laquelle constitue,
ensemble l'e:iq:iosé des faits, la cause juridique de la
demande"; qu'ils ont ajouté "qu'il n'est pas xiermis an • -
demandeur de cbanger en cours de procès la cause de soo.
action sous peine de violer le contrat judiciaire intervonu.
entre les parties litigan.tes à la suite de l'exploit inti/o-
ductif d'instance , sauf si l'assigné acquiesce à
un tel changement"
Attendu qu'en statuant 'ainsi, les juges du fond n'oni;
^
pas violé la disposition visée au moyen, et ont légalement
justifié leur décision;
3? a r
ces
motifs
" ,
reçoit le pourvoi en la forme;
le dit non justifié et condamne le demandeur en cassation
L.)
' aux frais et dépens de l'instance do
cassation avec distraction au profit de Ilaître Jean 1303.8,
avoué concluant qui la demande, aiffirmant avoir fait [l'avarn
des frais..