Court dismisses appeal where late rent payment instruction was deemed timely under good faith and contract terms.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe Court of Cassation rejected the tenant's appeal against a lower court ruling that upheld a landlord's right to terminate the lease due to late rent payment. The tenant argued that instructions sent on March 25 to pay the February rent were invalid because the bank executed them on April 5, violating strict contractual deadlines. However, the court found that the bank's receipt of instructions before the March deadline, combined with the principle of good faith, established a sufficient presumption of timely payment, thereby justifying the lower court's decision to deny termination.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArticles 1147, 1148, 1154 du Code civil; The court may presume an obligation of result was fulfilled if the obligor took all necessary steps within the deadline, provided the delay was not due to their fault and the principle of good faith is respected.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
•°"
xante-et-onze.
Ko. 158 au registre,
présents Messiei^s: DEI^ATO,
Conseiller-^^^ POOG,
KIII., POÈESEIEÎER,
JjiOOBY,
avocat
géSéral, MOUSBi, greffier.
Entre s
le sieur
A'^
, '
commerçant, demeurant a
demandeur en oassatxon,
comparant par Maître Edmond
Kirion, avocat-avoué^ p.étude
rant à
éluî
duquel domicile est élu,
"fc
S
11 le sieur '3-A '
inspecteur d'assurances, oe-
électricien, demeurant a
meurant à i « « " ^
2) le sieur •
C--»
,
.
responsabilité limitée
) ' -
3) la société .resp
ayant son siege sociai a
v j
défendeurs en cassation,
avocat-avoué, demeurait
comparant par Maître Jean Wagener,
à Luxembourg, en l'étude duquel domicile est élu.
La
Cour ;
(Attendu que
A.)
s'est régulièrement)lisez:
Ouï Monsieur le Conseiller Poog en son rapport, le demajii^
deur en cassation par l'organe de son avocat—avoué Maître
Edmond ¥irion, les défendeurs en cassation par l'organe de
leur avocat—avoué Maître Jean V/agener en leurs moyens de
défense et Monsieur l'Avocat général Wagner en ses conclu
sions;
Attendu que
s'est régulièrement pourvu
en cassation contre un jugement du trii^unal d'arrondissement
de luxembourg du 7 octobre 1970;
Attendu qu'il ressort des constatations de la décision
attaquée que le contrat de bail existant entre
A A 9^
bailleur et la société "
" comme preneur pré-|
voit que le loyer est payable à la fin de chaque mois entre,
les mains du bailleur ou sur
compte par lui désigné et
que le bail est résolu de plein flroit au cas où le preneur
est en retard de payer deux termes échus;
que le 25 mars 1970, la société
ScclJ
" ^
donné l'ordre à la Banque
virer au crédit du compte d'
le montant de 56.000,-
francs avec la mention "loyer février 1970", mais que cet
ordre n'a été exécuté que le 3 avril suivant; que le loyer
é
,
.
«
du mois de mars 1970 a été payé quelques jours plus tard;
,
Attendu qu'à l'appui de son. imique moyen de cassation
A<»\
fait valoir qu'après avoir constaté qu'en date du
1®^ avril 1970 le loyer des mois de. février et mars de la
même année n'éfait pas entre ses mains, les juges du fond,
en refusant d'appliquer "la. résiliation conventionnelle du
contrat" au motif que le • prenexrr aurait donné le 25 mars
1970 des instructions à sa banque de payer le loyer du mois
de février, ont méconnu les termes formels des articles
1147 et 1148 du Code civil en transformant une obligation
de résultat en Une obligation de moyen; qu'il fait encore
grief aux juges du fond d'avoir déclaré "qu'en présence du
silence du demandeur (c'est-à-dire de . A.) ) à cet égard
tout laisse présumer .qu' A
^ été d'accord avec ce
mode de payement et a en conséquence accepté Iws retards
éventuels attachés à ôoes opérations" et d'avoir de la sorte
motivé insuffisamment leur décision et méconnu la xoi due
aux conventions dressées entre parties en violation de
l'article 89 de la-Constitution et de l'article 1154 du
Code civil; •
Mais attendu, d'u^'part, que le jugement attaqué a
constaté souverainement que d.'après un extrait etaoli le
3 avril 1970 pat la Banqufe
-SccO.. )
»
les instructions de la société "
âccJ.)
" "i® payer
le loyer de février à A'\ avaient été reçues par la
tanque le 25 mars 1970, donc quelques jo^irs avant l'écMé-
anoe du loyer du mois de mars, mais que cet ordre, donne
•à la veille des fêtes de Pâques, n'a été exécuté par la
banque qu'après ces 3ouïs fériés, soit le 5 avril 1970,
que le tribunal, usakt de son,pouvoir souverain d'apprécia
tion, a implicitement mais nécessairement déduit de ces
faits qu'il y avait présomption .suffisante que le compte
L la 'oolàté >
se 1)
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I ■«.« p.»™ a ■ «n.
sion suffisante. et que le .payement .avait été effectue ^des
le 25 mars 1970, c'est-à-dire, quelques jours avant l'éché
ance du loyer du mois de,- ma,ï| 197,0;
Attendu,, d'autre, part, ..que. .d'.ap.plicat.ion des clauses
résoluto.ires r.est,e s,ubordonnée aux exigences de la bonne
foi par application de l'article 1154 du Code civil; qu'en
refusant de prononcer "la résolution demandée au motif que
le payement litigieux avait 'satisfait aux exigences du^
contrat de bail,' le tribunal n'a fait qu'user du pouvoir
giii lui ajipariens.it ;
Attendu qu'il s'ensuit que, le, jugement attaqué n'a point
violé les textes légaux visés au moyen et a légalement
justifié sa décision, abstraction faite du motif critiqué
in fine du moyen, lequel est surabondant;
'
Par
ces
motifs
,
la Ooui^ de cassation, ouï Mor^sieur le conseiller Foog en
son rapport et Monsieur i'avocat général ïfagner en ses
conclusions conformes,
déclare le pourvoi mal fondé, le rejette et condamne
aux frais du recours;
ordonne 1^ distraction de ces frais au profit de Maître
Jean Wagener qui la demande affirmant àvoir avancé lesdits
frais,
,
,