Court allows appeal in labor dispute, admitting witness testimony to prove oral dismissal.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe Court of Appeal admitted the appellant's appeal against a labor tribunal judgment regarding an immediate dismissal. The appellant argued for an abusive termination and sought witness testimony to prove the oral nature of the dismissal, while the employer's curator requested confirmation of the lower court's decision. The court accepted the witness evidence request as pertinent and conclusive, ordering the deposition of testimonies to establish the facts of the oral termination.
Regeste Legislator
Généré par l'IAArt. 1030 c.p.c.; Art. 1031 c.p.c.: The court admits a party to prove facts by witness testimony when the evidence is pertinent and conclusive for establishing the contested facts of the case.
Mots-clés
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
Exempt - appel en matière de droit du travail.
Audience publique du dix novembre deux mille onze.
Numéro 36451 du rôle
Présents:
Edmond GERARD, président de chambre, Charles NEU, premier conseiller, Ria LUTZ, conseiller, Isabelle HIPPERT, greffier.
E n t r e :
A, demeurant à L-(…),
appelant aux termes d’un exploit de l’huissier de justice Yves TAPELLA d’Eschsur-Alzette du 30 avril 2010,
comparant par Maître Réguia AMIALI, avocat à la Cour à Luxembourg, e t :
la société à responsabilité limitée B en faillite, ayant été établie et ayant eu son siège social à L-(…), représentée par son curateur Maître Bruno VIER, intimée aux fins du susdit exploit TAPELLA, comparant par Maître Yann BADEN, avocat à la Cour à Luxembourg.
LA COUR D'APPEL:
Vu l’ordonnance de clôture de l’instruction du 4 octobre 2011.
Ouï le magistrat de la mise en état en son rapport oral à l’audience.
Par requête du 2 juin 2009, A a fait convoquer la société B sàrl. devant le tribunal du travail d’Esch-sur-Alzette pour voir dire son licenciement du 8 décembre 2008 abusif et s’entendre condamner à lui payer 544,60 € à titre d’arriérés de salaire,
1 600 € à titre de dommage moral, 4 856,52 € à titre de dommage matériel, 1 600 € à titre de dommage causé par la faute de l’employeur et 1 618,84 € à titre d’indemnité compensatoire de préavis.
La société B sàrl. a été déclarée en état de faillite par jugement du tribunal d’arrondissement de Luxembourg du 31 octobre 2009.
Un jugement du tribunal du travail d’Esch-sur-Alzette du 11 mars 2010 a donné acte à Maître Bruno VIER qu’il reprend l’instance en sa qualité de curateur de la faillite de la B sàrl., a dit que le contrat de travail entre parties est à qualifier de contrat à durée indéterminée et a fixé à 544,60 € la créance pour laquelle A pourra produire au passif de la faillite. Ce même jugement a mis hors cause l’ETAT DU GRAND-DUCHE DE LUXEMBOURG .
Par exploit du 30 avril 2010, A a régulièrement relevé appel du jugement du 11 mars 2010 et demande de le réformer.
A demande en instance d’appel de déclarer abusive la résiliation avec effet immédiat du contrat de travail du 8 décembre 2008 et la condamnation de Maître Bruno VIER ès qualités aux sommes de 1 600 € à titre de réparation du dommage moral, de 9 627,24 € à titre de dommage matériel et de 3 219 € à titre d’indemnité compensatoire de préavis.
Maître Bruno VIER ès qualités demande la confirmation pure et simple du jugement entrepris et le rejet des demandes de A.
A affirme qu’il a été licencié oralement par son ancien employeur et formule en instance d’appel une offre de preuve par témoins ayant trait à son licenciement oral.
Cette offre de preuve s’avère pertinente et concluante et il y a lieu d’admettre A à prouver par le versement d’attestations testimoniales les faits tels que spécifiés dans le dispositif du présent arrêt.
PAR CES MOTIFS :
la Cour d’appel, troisième chambre, siégeant en matière de droit du travail, statuant contradictoirement, sur le rapport oral du magistrat de la mise en état, reçoit l’appel ;
avant tout autre progrès en cause admet A à prouver par le versement d’attestations testimoniales de :
- C demeurant à L-(…),
- D demeurant à L-(…),
les faits suivants :
« qu'en date du 8 décembre 2008, Monsieur A s'est présenté à 8:30 heures au siège de son employeur, la société B Sàrl, situé à (…), pour y effectuer sa journée de travail,
qu'il s'est apprêté à recevoir les ordres de son employeur, que son employeur, pris en la personne de Monsieur E, lui a alors indiqué qu'à partir de ce jour, il n'avait plus de travail pour lui, que son contrat de travail était terminé et qu'il pouvait rentrer définitivement chez lui, que Monsieur A a dès lors dû quitter les lieux » ;
dit que A devra déposer ces attestations testimoniales au greffe de la Cour pour le 6 janvier 2012 au plus tard ;
dit que Maître Bruno VIER ès qualités pourra déposer au greffe de la Cour des attestations testimoniales en contre-preuve pour le 15 février au plus tard ;
réserve les frais ;
renvoie l’affaire devant le conseiller de la mise en état.