Court of Appeal dismisses appeal against debt repayment order after creditor proves full debt clearance.
Synthèse Legislator
Généré par l'IAThe Court of Appeal declared the appeal admissible and founded, thereby setting aside the lower court's order for debt repayment. The appellant successfully demonstrated that he had fully repaid the debt to his mother, evidenced by a written declaration from her dated August 3, 2011. Consequently, the court ruled that the original payment order and enforceable title were void ab initio.
Regeste Legislator
Généré par l'IACode de procédure civile; Code civil: When a debtor proves full satisfaction of a debt through creditor's written acknowledgment, the original judgment ordering payment is deemed non-existent from the outset.
Mots-clés
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IATexte complet
Arrêt référé
Audience publique du 28 septembre deux mille onze
Numéro 36857 du rôle.
Composition:
Julien LUCAS, président de chambre; Marie-Anne STEFFEN, premier conseiller; Jean-Paul HOFFMANN, conseiller; Daniel SCHROEDER, greffier.
E n t r e :
R),
appelant aux termes d’un exploit de l’huissier de justice Georges WEBER de Diekirch en date du 23 décembre 2010, comparant par Maître Charles STEICHEN, avocat à la Cour, demeurant à Diekirch,
e t :
O),
intimée aux fins du susdit exploit WEBER du 23 décembre 2010, comparant initialement par Maître Josiane EISCHEN, avocat à la Cour, demeurant à Diekirch, qui ne s’est pas présentée par conclure.
LA COUR DAPPEL :
Par exploit d’huissier du 23 décembre 2010, R) a régulièrement interjeté appel du titre exécutoire n° 135/2010 rendu le 8 décembre 2010 par le juge des référés du Tribunal d’arrondissement de Diekirch qui l’a condamné au paiement du montant de 45.797,25 EUR avec les intérêts à sa mère O).
Il conclut à être déchargé de cette condamnation au motif qu’il a apuré toutes les dettes envers sa mère et il verse un écrit du 3 août 2011 signé par O) par lequel cette dernière déclare que son fils ne lui doit plus d’argent.
L’intimée ne s’est pas présentée pour conclure.
Il ressort de l’écrit signé par la mère que R) n’est plus débiteur envers cette dernière.
L’appel est dès lors fondé et l’ordonnance conditionnelle de paiement n° 135/2010 du 10 novembre 2010 ainsi que le titre exécutoire n° 135/2010 du 8 décembre 2010 sont à considérer comme non avenus.
PAR CES MOTIFS :
La Cour d’appel, septième chambre, siégeant en matière d’appel de référé, statuant contradictoirement,
reçoit l’appel en la forme ;
le déclare fondé ;
réformant,
dit que l’ordonnance conditionnelle de paiement n° 135/2010 du 10 novembre 2010 ainsi que le titre exécutoire n° 135/2010 du 8 décembre 2010 sont à considérer comme non avenus ;
condamne l’intimée aux frais et dépens de l’instance.