Implied Refusal of Residence Permit Suspension Request Dismissed for Lack of Substantive Claim
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA litigant requested the administrative judge to suspend the implied refusal of a residence permit by the police prefect and to order the issuance of a provisional permit, citing urgency under Article L. 521-1 of the Code of Administrative Justice. The court dismissed the request because the litigant had not simultaneously filed a substantive claim seeking the annulment of the administrative decision, rendering the suspension request manifestly inadmissible pursuant to Article L. 522-3, which consequently led to the rejection of the ancillary requests for injunction and legal costs.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative; Implied Refusal of Residence Permit Suspension Request Dismissed for Lack of Substantive Claim: 521-1 of the Code of Administrative Justice. The court dismissed the request because the litigant had not simultaneously filed a substantive claim seeking the annulment of the administrative decision, rendering the suspension request manifestly inadmissible pursuant to Article L. 522-3, which consequently led to the rejection of the ancillary requests for injunction and legal costs.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis provision was applied to reject the request because it was deemed manifestly inadmissible due to the absence of a substantive annulment action.
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 septembre 2025, Mme B... A..., représentée par Me Amzallag, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l’exécution de la décision implicite de refus de délivrance d’un titre de séjour prise par le préfet de police ;
2°) d’enjoindre au préfet de police, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l’attente du réexamen de sa situation administrative, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Perrin pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (…) ». Et aux termes de l’article L. 522-3 dudit code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ». Il résulte de ces dispositions qu'une requête aux fins de suspension est atteinte d'une irrecevabilité d'ordre public lorsque le requérant n'a pas introduit une requête à fin d'annulation de la décision dont il demande la suspension.
Par la requête susvisée, Mme A... qui indique expressément présenter sa requête en référé suspension en raison de l’urgence, demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521- du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Toutefois, il résulte de l’instruction que la requérante n’a pas introduit de requête au fond distincte tendant à l’annulation de cette décision. Par suite, en l’absence de requête au fond, les conclusions tendant à la suspension de l’exécution de la décision contestée sont manifestement irrecevables et doivent être rejetées par application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative. Il en va de même des conclusions de la requête présentées au titre de l’injonction et des frais d’instance.
O R D O N N E
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Paris le 7 octobre 2025.
La juge des référés,
A. PERRIN
La République mande et ordonne à la ministre d’Etat, ministre de l’intérieur en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.