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2511227 Généré par l'IA

Driver's License Suspension Suspension Request Denied Due to Dangerous Driving History

Numéro de cause 2511227
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A litigant sought an urgent suspension of a five-month driver's license suspension imposed by the prefect based on serious doubts regarding its legality and the urgency stemming from the need for the license for professional and personal activities. The administrative judge rejected the request because the applicant's history of speeding, evidenced by a recent violation of driving 41 km/h over the limit, demonstrated a particularly dangerous driving behavior, which weighed against finding the urgency required under the law, especially considering public road safety obligations, thus making it unnecessary to rule on the serious nature of the alleged illegality of the administrative decision.

Regeste Legislator

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article L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, Article 1er : La requête de M. A... est rejetée; Driver's License Suspension Suspension Request Denied Due to Dangerous Driving History: The administrative judge rejected the request because the applicant's history of speeding, evidenced by a recent violation of driving 41 km/h over the limit, demonstrated a particularly dangerous driving behavior, which weighed against finding the urgency required under the law, especially considering public road safety obligations, thus making it unnecessary to rule on the serious nature of the alleged illegality of the administrative decision.

Mots-clés

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dépassement de la vitesse autorisée sécurité routière interdiction de conduire sécurité publique urgence avérée délai de suspension

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

This order rejects the claim, which implicitly uses the procedural grounds for rejection mentioned earlier.

article L. 521-1 du code de justice administrative

This article, concerning the conditions for suspending administrative decisions (urgency and serious doubt on legality), is cited as the ground for rejecting the request due to the lack of urgency.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 octobre 2025, M. B... A..., représenté par Me Guyon, demande au juge des référés :

1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision du 29 septembre 2025 par laquelle la préfète de l’Isère a suspendu la validité de son permis de conduire pour une durée de cinq mois, jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;

2°) d’enjoindre à l’administration de lui restituer son permis de conduire dans un délai de 72h sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter du jugement à intervenir ; à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d’astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 2 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d’urgence est remplie dès lors qu’il a besoin de son permis de conduire pour son activité de ramoneur et dans sa vie privée et faimiliale ;

- il fait valoir des moyens sérieux à l’encontre de la décision attaquée.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 23 octobre 2025 sous le numéro 2511226 par laquelle M. A... demande l’annulation de la décision attaquée.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (…) ». Aux termes de l'article L. 522-3 de ce code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ». Aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 du même code : « La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit (...) justifier de l'urgence de l'affaire (…) ».

2. L’urgence justifie que soit prononcée la suspension d’un acte administratif lorsque l’exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu’il entend défendre. Il appartient au juge des référés d’apprécier concrètement, compte tenu des éléments fournis par le requérant, si les effets de l’acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l’exécution de la décision soit suspendue. La condition d’urgence s’apprécie objectivement et globalement au regard de l’intérêt du demandeur mais aussi de l’intérêt public et notamment, s’agissant d’un arrêté de suspension de la validité d’un permis de conduire, des exigences liées à la protection de la sécurité routière.

3. Il ressort des pièces du dossier que M. A..., coutumier des excès de vitesse comme le montre le relevé d’information intégral qu’il produit, a été contrôlé le 28 septembre 2025 à 16h40 à une vitesse retenue de de 121 km/h sur une portion de route limitée à 80 km/h. Cette circonstance révèle qu’il a un comportement particulièrement dangereux, tant pour lui-même que pour les autres usagers de la route. Pour cette raison, la condition d’urgence ne saurait être regardée comme remplie.

4. Il résulte de ce qui précède, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur l’existence de moyens propres à créer en l’état de l’instruction un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, que la requête de M. A... doit être rejetée pour défaut d’urgence au sens de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....

Fait à Grenoble, le 27 octobre 2025.

Le juge des référés

J-P. Wyss

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.