Legislator Jurisprudence & Législation
2510111 Généré par l'IA

Construction Suspension Challenge Dismissed Due to Lack of Serious Doubt Regarding Legality

Numéro de cause 2510111
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)
Frais judiciaires à la charge du recourant

Synthèse Legislator

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A litigant sought an emergency order to suspend a municipal order dated July 4, 2025, which mandated the cessation of construction work, arguing urgency due to financial jeopardy and weather exposure, and asserting serious doubt regarding the order's legality based on alleged lack of motivation, failure of prior adversarial procedure, and errors of fact and law concerning the local urban planning document. The court, acting under the urgency and serious doubt standard of administrative justice procedure, rejected the request for suspension because none of the asserted grounds appeared capable of raising a serious doubt as to the legality of the challenged administrative act, thereby making it unnecessary to assess the condition of urgency, and consequently dismissed the associated request for legal costs.

Regeste Legislator

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article L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, Article 1er : La requête de M. A est rejetée; Construction Suspension Challenge Dismissed Due to Lack of Serious Doubt Regarding Legality: The court, acting under the urgency and serious doubt standard of administrative justice procedure, rejected the request for suspension because none of the asserted grounds appeared capable of raising a serious doubt as to the legality of the challenged administrative act, thereby making it unnecessary to assess the condition of urgency, and consequently dismissed the associated request for legal costs.

Mots-clés

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défaut d'urgence qualité pour recourir contre permis suspension de l'instruction amende pour infraction aux règles de bâtir classement de la contravention routière suspension des travaux

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

This article is the operative part rejecting the main request.

Article L. 521-1 du code de justice administrative

Cited in the reasoning section to establish the conditions for granting the suspension requested by the applicant, although the suspension itself was ultimately rejected.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

Cited in Article 5 of the reasoning, leading to the rejection of the applicant's claim for costs.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 7 août 2025, M. B A, représenté par Me Massol, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'arrêté du 4 juillet 2025 par lequel le maire de Rancé (01390) a ordonné sa mise en demeure tendant à l'interruption des travaux ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Rancé la somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors que cet arrêté le place dans une situation financière délicate et que l'état d'avancement des travaux rend sa maison sujette aux intempéries ;

- sont propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué, les moyens suivants :

* l'arrêté est entaché d'un défaut de motivation et d'un défaut de procédure contradictoire préalable ;

* l'arrêté est entaché d'une erreur de fait et de droit en méconnaissance de l'article UH 10 du règlement de PLU ;

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée sous le n° 2510099 par laquelle M. B A demande l'annulation de la décision implicite de rejet en litige.

Vu :

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme C, première vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A a fait l'objet d'un arrêté du 4 juillet 2025 par lequel le maire de Rancé l'a mis en demeure d'interrompre ses travaux. Il demande au juge des référés de suspendre l'exécution de cet arrêté.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. " En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction, ni audience, lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

3. En l'état de l'instruction, aucun des moyens susvisés invoqués par le requérant à l'encontre de l'arrêté attaqué n'apparaît de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de ce dernier.

4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de d'examiner la condition d'urgence, que les conclusions afin de suspension de la requête de M. A doivent être rejetées.

5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions que présente sur leur fondement le requérant, qui est partie perdante.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au maire de Rancé.

Copie en sera adressée à la préfète de l'Ain.

Fait à Lyon, le 8 août 2025.

La juge des référés,

D. C

La République mande et ordonne à la préfète de l'Ain en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,