Legislator Jurisprudence & Législation
2503307 Généré par l'IA

Student Permit Expiration and Refusal of Emergency Order for Status Change

Numéro de cause 2503307
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A foreign national whose student residence permit expired the same day requested an emergency order compelling the police prefect to immediately register their application for a change of status to a family life permit and issue a work authorization receipt, citing the severe and manifestly illegal violation of fundamental freedoms due to potential loss of housing and employment prospects. The Administrative Tribunal rejected the application, concluding that while the expiration of the permit created a situation of irregularity, the applicant failed to demonstrate the "extreme urgency" required under Article L. 521-2 of the Administrative Justice Code, as alternative legal remedies existed and the claimed employment/housing jeopardy was insufficiently substantiated, thus warranting dismissal of all claims, including the request for provisional legal aid.

Regeste Legislator

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article L. 521-2 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, article L. 521-3 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative, Article 522-3 du code de justice administrative; Student Permit Expiration and Refusal of Emergency Order for Status Change: The Administrative Tribunal rejected the application, concluding that while the expiration of the permit created a situation of irregularity, the applicant failed to demonstrate the "extreme urgency" required under Article L. 521-2 of the Administrative Justice Code, as alternative legal remedies existed and the claimed employment/housing jeopardy was insufficiently substantiated, thus warranting dismissal of all claims, including the request for provisional legal aid.

Mots-clés

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autorisation de séjour échue licenciement administratif autorisation provisoire autorisation de séjour violation des charges d'autorisation autorisation de travail

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 522-3 du code de justice administrative

This article was applied to reject the request in its entirety because the condition of extreme urgency required by Article L. 521-2 was not met.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

Although the request under this article was implicitly rejected along with the main request, it is mentioned in the dispositive as the basis for the claim for costs.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 6 février 2025, M. B A, représenté par Me Philouze, demande à la juge des référés, saisie sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'enjoindre au préfet de police d'enregistrer sa demande de changement de statut et de lui remettre un récépissé portant autorisation de travail le temps de l'instruction de son dossier, dans un délai de quarante-huit heures à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative qui sera versée à son conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou qui lui sera versée.

Il soutient que :

Sur l'urgence :

- démuni de tout document lui permettant de justifier de la régularité de son séjour depuis l'expiration de son titre de séjour portant la mention " étudiant " le 7 février 2025, il est désormais en situation irrégulière sur le territoire français alors qu'il réside en France en situation régulière depuis quatre ans ;

- il va perdre l'ensemble des droits associés à son titre de séjour ;

- il risque de perdre son logement du Crous et ne pourra pas trouver un employeur pour continuer sa première année de BTS " management commercial opérationnel " en apprentissage ;

Sur l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale :

- il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d'aller de venir, à sa liberté de mener une vie privée et familiale, à son droit à l'égal accès à l'éducation et à sa liberté de travailler.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Perrin pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant guinéen, né le 5 juillet 2002, a été muni d'une carte de séjour pluriannuelle portant la mention " étudiant " valable du 8 février 2023 au 7 février 2025. Malgré les démarches entreprises en ce sens, il n'est pas parvenu à déposer une demande de changement de statut pour un titre de séjour " vie privée et familiale " sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il demande à la juge des référés, saisie sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de police d'enregistrer sa demande de changement de statut et de lui remettre un récépissé portant autorisation de travail.

2. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ". Aux termes de l'article L. 522-1 de ce code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. () ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

3. Il résulte des dispositions précitées de l'article L. 521-2 du code de justice administrative que lorsqu'un requérant fonde son action sur la procédure particulière instituée à l'article L. 521-2 du code de justice administrative, il lui appartient de justifier de circonstances caractérisant une situation d'urgence qui implique, sous réserve que les autres conditions posées par l'article L. 521-2 soient remplies, qu'une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans les quarante-huit heures.

4. En l'espèce, M. A fait valoir, au titre des circonstances caractérisant une situation d'urgence, qu'il ne dispose plus d'aucun document lui permettant d'attester de la régularité de son séjour sur le territoire français, dès lors que son titre de séjour est arrivé à expiration le 7 février 2025. Cependant, en invoquant ces circonstances, le requérant, qui peut saisir le juge des référés sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ne justifie pas d'une situation d'extrême urgence telle qu'elle implique qu'une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans les quarante-huit heures. En outre, si M. A soutient qu'aucune entreprise n'a accepté de le prendre en alternance dans le cadre de sa première année de BTS, la pièce versée à l'appui de sa requête, une attestation de formation en qualité de stagiaire de la formation professionnelle du 9 septembre au 8 décembre 2024, ne permet pas d'établir la réalité de ces allégations. Ainsi, la condition d'extrême urgence exigée par les dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative ne peut être regardée comme étant remplie.

5. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de faire application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative et de rejeter la requête de M. A en toutes ses conclusions, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Paris, le 7 février 2025.

La juge des référés,

Signé

A. PERRIN

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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