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2502575 Généré par l'IA

Judicial Review of Implicit Refusal to Issue Certificate for Exceptional Residence Application

Numéro de cause 2502575
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Partiellement admis (Partially Allowed)
Frais judiciaires à la charge de l'autorité

Synthèse Legislator

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An individual, having filed a complete application for exceptional admission to stay, sought judicial review after the police prefect implicitly refused to issue the corresponding certificate of application for a residence permit, arguing the refusal violated the relevant administrative code provision. The court found that although the applicant received a deposit confirmation, the failure to issue the required certificate mandated by regulation, when a complete application was filed, constituted a violation warranting the annulment of the implicit refusal; however, the court rejected the request for an order to issue the certificate and impose a penalty because the silence on the underlying residence application had matured into an implicit rejection after four months, rendering the certificate issue moot, but ordered the State to pay a portion of the applicant's legal costs.

Regeste Legislator

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article L. 761-1 du code de justice administrative, article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, article R. 222-1 du code de justice administrative, article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers; Judicial Review of Implicit Refusal to Issue Certificate for Exceptional Residence Application: The court found that although the applicant received a deposit confirmation, the failure to issue the required certificate mandated by regulation, when a complete application was filed, constituted a violation warranting the annulment of the implicit refusal; however, the court rejected the request for an order to issue the certificate and impose a penalty because the silence on the underlying residence application had matured into an implicit rejection after four months, rendering the certificate issue moot, but ordered the State to pay a portion of the applicant's legal costs.

Mots-clés

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autorisations de séjour contrôle juridictionnel état requérant violation des charges d'autorisation exigibilité acte de l'état civil

Dispositions légales citées

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article L. 761-1 du code de justice administrative
This provision was the basis for ordering the State to pay a sum of 500 euros to M. A for costs incurred.
article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
A soutient que la décision de refus de délivrance d'un récépissé méconnaît l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il a déposé un dossier de demande de titre de séjour complet.
article R. 222-1 du code de justice administrative
codedejusticeadministrative
article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
Aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile

This provision established the right of the applicant to be issued a receipt for his residence permit application, leading to the annulment of the implicit refusal.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

This provision was the basis for ordering the State to pay a sum of 500 euros to M. A for costs incurred.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 29 janvier 2025, M. B A, représenté par Me Sangue, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle le préfet de police lui a implicitement refusé la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. A soutient que la décision de refus de délivrance d'un récépissé méconnaît l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il a déposé un dossier de demande de titre de séjour complet.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 mars 2025, le préfet de police, représenté par le cabinet Actis avocats agissant par Me Tomasi, conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le jugement n°2429060 en date du 10 avril 2025 du tribunal administratif de Paris ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : ()/ 6°Statuer sur les requêtes relevant d'une série, qui, sans appeler de nouvelle appréciation ou qualification de faits, présentent à juger en droit, pour la juridiction saisie, des questions identiques à celles qu'elle a déjà tranchées ensemble par une même décision devenue irrévocable, () " ;

2. M. B A, ressortissant malien, né le 27 janvier 1987, a déposé une demande d'admission exceptionnelle au séjour auprès des services de la préfecture de police le 29 janvier 2025. Par la présente requête, il demande l'annulation de la décision du même jour par laquelle le préfet de police a refusé de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

3. Aux termes de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise. / () ". Ainsi que le précise l'article L. 431-3 de ce code, la délivrance d'un tel récépissé ne préjuge pas de la décision définitive qui sera prise au regard de son droit au séjour.

4. Il ressort des pièces du dossier que M. B A s'est vu remettre le 29 janvier 2025, à la suite du dépôt de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, un document intitulé " confirmation de dépôt d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour ", mentionnant qu'il a " déposé une demande de titre de séjour au titre de l'admission exceptionnelle au séjour auprès de la préfecture de police de Paris ", que ce document " constitue la preuve du dépôt de [sa] demande " mais " ne constitue pas une preuve de régularité du séjour et ne permet pas l'ouverture des droits associés à un séjour régulier ". Le requérant soutient, sans être contredit par le préfet de police, qu'aucun récépissé de demande de titre de séjour ne lui a en revanche été remis alors qu'il a déposé un dossier de demande complet. Dans ces conditions, le requérant est fondé à soutenir que la décision par laquelle le préfet de police a refusé de lui délivrer un récépissé méconnaît les dispositions précitées de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à en obtenir l'annulation pour ce motif.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

5. Aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet. " Aux termes de l'article R. 432-2 du même code : " La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R. 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois. () ".

6. En application de ces dispositions, le silence gardé par le préfet de police sur la demande de titre de séjour présentée par M. A le 29 janvier 2025 a fait naître au terme d'un délai de quatre mois, le 29 mai 2025, une décision implicite de rejet. Dans ces conditions, à la date de la présente ordonnance, l'annulation de la décision attaquée n'implique pas qu'un récépissé de demande de titre de séjour soit délivré à M. A. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

7. Il y a lieu dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, une somme de 500 euros au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : La décision du préfet de police refusant implicitement à M. A la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour est annulée.

Article 2 : L'Etat (préfet de police) versera à M. A la somme de 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au préfet de police.

Fait à Paris, le 26 septembre 2025.

Le vice-président de la 3e section,

J.-Ch. GRACIA

La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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