Legislator Jurisprudence & Législation
2502503 Généré par l'IA

Foreign National Deportation Order Challenge Rejected

Numéro de cause 2502503
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A foreign national sought the suspension of an order to leave the territory and a one-year return ban issued by the prefect of Mayotte, arguing that the measure constituted a serious and manifestly unlawful breach of his rights to private and family life under Article 8 of the European Convention on Human Rights, citing long residence in Mayotte and ongoing steps toward French nationality through paternal recognition. The court rejected all conclusions, reasoning that the applicant failed to provide any evidence supporting his claims regarding steps taken toward nationality, his conditions of stay, or the existence of private and family ties in Mayotte, leading to the finding that the challenged order did not manifestly constitute a serious and unlawful infringement on any fundamental liberty invoked, justifying dismissal under the provision allowing rejection of ill-founded requests.

Regeste Legislator

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article L. 521-2 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative, article R. 751-8 du code de justice administrative, Article 1er; Foreign National Deportation Order Challenge Rejected: The court rejected all conclusions, reasoning that the applicant failed to provide any evidence supporting his claims regarding steps taken toward nationality, his conditions of stay, or the existence of private and family ties in Mayotte, leading to the finding that the challenged order did not manifestly constitute a serious and unlawful infringement on any fundamental liberty invoked, justifying dismissal under the provision allowing rejection of ill-founded requests.

Mots-clés

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interdiction de renvoi ressortissants étrangers droit de séjour séjour illégal éloignement droits de l'homme

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er

This article orders the rejection of the request, which is the final ruling based on the merits of the case.

Article L. 522-3 du code de justice administrative

This article was cited as the legal basis for rejecting the request on the merits after determining the claim was ill-founded.

Article R. 751-8 du code de justice administrative

This article governs the notification procedure for the decision.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 1er novembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Kaled, demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l’arrêté n°23666 du 1er novembre 2025 par lequel le préfet de Mayotte lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai à destination de Madagascar et lui a interdit tout retour sur le territoire pendant une durée d’une année ;

2°) d’enjoindre au préfet de Mayotte de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d’urgence est remplie, dès lors qu’il est exposé à un éloignement imminent vers son pays d’origine ;

- l’arrêté attaqué porte une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale protégé par les stipulations de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme ;

- il porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d’aller et venir ;

- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est insuffisamment motivée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;

- le code de justice administrative.

Vu la décision du président du tribunal désignant M. Monlaü, premier conseiller, en qualité de juge des référés.

Considérant ce qui suit :

1. M. B... A..., ressortissant malgache, né le 5 mars 1998 à Madagascar, demande, sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de l’arrêté du 1er novembre 2025 du préfet de Mayotte lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai à destination de Madagascar et lui interdisant tout retour sur le territoire pendant une durée d’une année.

2. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public (…) aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. (…) ». Enfin l'article L. 522-3 du même code dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. »

3. Pour contester la mesure d’éloignement dont il fait l’objet, M. A... soutient résider à Mayotte depuis le début des années 2 000 et avoir entamé des démarches afin d’obtenir la nationalité française, en faisant valoir avoir été reconnu par son père, ressortissant français, avant le décès de ce dernier. Toutefois, il ne fournit aucun élément concernant les démarches entreprises ni ne fournit d’élément concernant ses conditions de séjour. Par ailleurs, il ne fait nullement état de l’existence de ses liens privés et familiaux à Mayotte ni ne se prévaut de l’absence d’attaches familiales dans son pays d’origine. Dans ces conditions, le requérant n’est manifestement pas fondé à soutenir que l’arrêté contesté porterait une atteinte grave et manifestement illégale à l’une des libertés fondamentales qu’il invoque. Par suite, l’ensemble des conclusions de la requête peuvent être rejetées sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au préfet de Mayotte

Copie en sera adressée au ministre de l’intérieur et au ministre de l’outre-mer en application de l’article R. 751-8 du code de justice administrative.

Fait à Mamoudzou, le 5 novembre 2025.

Le juge des référés,

X. Monlaü

La République mande et ordonne au préfet de Mayotte en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.