Mootness of Travel Ban Suspension Request After Abrogation
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA requester sought an urgent order to lift an immediate travel ban imposed by the Prefect of the territory, arguing it constituted a grave and unlawful infringement upon her fundamental right to freedom of movement, severely disrupting her private and family life. The court found that since the Prefect subsequently issued an order on a later date abrogating the initial travel ban, the request for suspension of the original decision became moot and no decision on the merits was necessary, though the State was ordered to pay the requester €1,200 under administrative justice provisions for costs incurred.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 521-2 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative; Mootness of Travel Ban Suspension Request After Abrogation: The court found that since the Prefect subsequently issued an order on a later date abrogating the initial travel ban, the request for suspension of the original decision became moot and no decision on the merits was necessary, though the State was ordered to pay the requester €1,200 under administrative justice provisions for costs incurred.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IACited in the dispositive (Article 2) to order the State to pay a sum of money to the applicant for costs.
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 octobre 2025, Mme C... A..., représentée par la Scp Chong-sit et Doutrelong, demande au juge des référés sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) d’ordonner la levée immédiate de la mesure d’interdiction d’embarquement décidée à son encontre par le préfet de la Guyane ;
2°) d’enjoindre au préfet de la Guyane de lui permettre d’embarquer sur le prochain vol disponible à destination de Paris ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat le versement d’une somme de 2 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme A... soutient que :
- la condition d’urgence est remplie compte tenu de l’atteinte grave à une liberté publique et de ce que la mesure compromet gravement la poursuite de sa vie privée et familiale ainsi que ses activités essentielles ;
- l’arrêté du 5 octobre 2025 porte une atteinte grave à sa liberté d’aller et venir qui est une liberté fondamentale ;
- l’arrêté est illégal en raison de l’absence de motivation suffisante et pertinente, de ce que le principe du contradictoire a été méconnu et de ce que la mesure est disproportionnée ; ces éléments caractérisant une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’aller et venir.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 octobre 2025, le préfet de la Guyane conclut au non-lieu à statuer.
Le préfet fait valoir avoir pris le 7 octobre 2025 un arrêté portant abrogation de la décision litigieuse.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Au cours de l’audience publique tenue en présence de Mme Prosper, greffière d’audience, M. B... a lu son rapport, les parties n’étant ni présentes, ni représentées.
La clôture de l’instruction a été fixée à l’issue de l’audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par la présente requête, Mme C... A... demande au juge des référés d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, la suspension en toutes ses dispositions de l’arrêté du 5 octobre 2025 du préfet de la Guyane portant interdiction d’embarquer à bord d’un aéronef au départ de l’aéroport Félix Eboué.
2. Par un arrêté du 7 octobre 2025, le préfet de la Guyane a abrogé la mesure portant interdiction d’embarquer précitée. Dans ces conditions, les conclusions de Mme A... tendant à la suspension de l’exécution de cette décision sont devenues sans objet. Il n’y a pas lieu d’y statuer.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros à verser à Mme A....
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de Mme A... tendant à la suspension de l'exécution de l’arrêté du 5 octobre 2025 portant interdiction d’embarquer à bord d’un aéronef au départ de l’aéroport Félix Eboué.
Article 2 : L’Etat versera à Mme A... la somme de 1 200 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... A... et au préfet de la Guyane.
Rendue publique par mise à disposition au greffe, le 8 octobre 2025.
Le juge des référés,
Signé
O. B...
La République mande et ordonne au préfet de la Guyane en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le Greffier en Chef,
Ou par délégation le greffier,
Signé
S. PROSPER