Failure to Prove Urgency for Family Reunification Re-examination
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA petitioner sought an urgent order compelling the administrative authority to re-examine a family reunification request, arguing that the administration's prolonged failure (twenty-six months) to execute a prior, final administrative court judgment established the necessary urgency to safeguard the fundamental right to family life under Article L. 521-2 of the Administrative Justice Code. The court dismissed the request because the petitioner failed to demonstrate a specific, compelling urgency requiring action within the strict 48-hour limit of the summary procedure, limiting their justification solely to the passage of time since the prior court order without providing further details on their personal or family situation.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 521-2 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 511-2 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative; Failure to Prove Urgency for Family Reunification Re-examination: 521-2 of the Administrative Justice Code. The court dismissed the request because the petitioner failed to demonstrate a specific, compelling urgency requiring action within the strict 48-hour limit of the summary procedure, limiting their justification solely to the passage of time since the prior court order without providing further details on their personal or family situation.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis provision was applied to reject the request because the condition of urgency was not met for the relief sought under Article L. 521-2.
This is the main legal basis for the summary procedure (référé liberté) under which the claim was filed, even though the claim was ultimately rejected based on the lack of urgency defined herein.
This article concerns the award of costs, which the petitioner requested in the dispositive.
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 27 janvier 2025, M. A B, représenté par Me Chelbi, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre à la préfète de l'Essonne de réexaminer sa demande de regroupement familial, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors que cela fait vingt-six mois que la décision du tribunal administratif de Melun du 20 octobre 2022 a enjoint à la préfecture de réexaminer la demande de regroupement familial et que l'urgence née de la carence prolongée de l'administration à exécuter une décision ayant acquis force de chose jugée est donc établie ;
- il est porté atteinte à son droit fondamental de vivre avec sa famille et de mener une vie privée et familiale normale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Marc, première conseillère, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative pour exercer les fonctions de juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ". Aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 de ce code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ".
2. Lorsque la requête est fondée sur la procédure de protection particulière du référé liberté instituée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, il appartient au requérant de justifier de circonstances caractérisant une situation d'urgence qui implique, sous réserve que les autres conditions posées par cet article soient remplies, qu'une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans les quarante-huit heures. À cet égard, la seule circonstance qu'une atteinte à une liberté fondamentale, portée par une mesure administrative, serait avérée n'est pas de nature à caractériser l'existence d'une situation d'urgence au sens de ces dispositions. Il appartient au juge des référés d'apprécier, au vu des éléments que lui soumet le requérant comme de l'ensemble des circonstances de l'espèce, si la condition d'urgence particulière est satisfaite, en prenant en compte la situation du requérant et les intérêts qu'il entend défendre mais aussi l'intérêt public qui s'attache à l'exécution des mesures prises par l'administration.
3. Au soutien de la condition d'urgence, le requérant se borne à indiquer que cela fait vingt-six mois que la décision du tribunal administratif de Melun du 20 octobre 2022 a enjoint à la préfecture de réexaminer la demande de regroupement familial et que l'urgence née de la carence prolongée de l'administration à exécuter une décision ayant acquis force de chose jugée est donc établie, sans, notamment, aucune autre précision ni pièce sur sa situation personnelle et familiale. Par suite, il ne justifie pas dans la présente instance d'une situation d'urgence particulière, au sens et pour l'application de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, qui impliquerait qu'une mesure visant à sauvegarder les libertés fondamentales dont il se prévaut soit prise dans le très bref délai de 48 heures prévu à cet article.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête présentée par M. B doit être rejetée, par application des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E:
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Versailles, le 31 janvier 2025.
La juge des référés,
signé
E. Marc
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2500907