Legislator Jurisprudence & Législation
2500853 Généré par l'IA

Driving Exam Invalidation Suspension Denied Due to Insufficient Urgency Proof

Numéro de cause 2500853
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A litigant requested the administrative judge to suspend the decision invalidating their general theoretical driving exam, arguing the resulting lack of a license severely compromised their ability to work and support their three children, thereby creating urgency and serious doubt about the decision's legality. The court rejected the request for suspension because, while the urgency cited the impact on employment and family, the submitted evidence (a temporary mission contract) did not sufficiently establish the objective impossibility of reaching work by other means, such as carpooling or public transport, thus failing to meet the requisite condition of urgency for interim relief under administrative justice law.

Regeste Legislator

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article L. 521-1 du code de justice administrative, articles L.761-1 du Code de justice administrative, article L. 511-2 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative, Article L. 761-1 du Code de justice administrative, Article 37 de la loi de 1991 sur l'aide juridictionnelle; Driving Exam Invalidation Suspension Denied Due to Insufficient Urgency Proof: The court rejected the request for suspension because, while the urgency cited the impact on employment and family, the submitted evidence (a temporary mission contract) did not sufficiently establish the objective impossibility of reaching work by other means, such as carpooling or public transport, thus failing to meet the requisite condition of urgency for interim relief under administrative justice law.

Mots-clés

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défaut d'urgence conduite malgré retrait du permis référé course de contrôle droit des transports preuve objective

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article L. 522-3 du code de justice administrative

The court used this article to reject the request without a full hearing because the urgency condition was not met.

Article L. 761-1 du Code de justice administrative

This article was cited in the dispositive regarding the costs imposed on the State, although the final order rejected all claims.

Article 37 de la loi de 1991 sur l'aide juridictionnelle

This article was cited in the dispositive regarding the costs imposed on the State, although the final order rejected all claims.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 janvier 2025, M. A B, représenté par Me Kaddouri, demande au juge des référés :

1°) sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision du 15 octobre 2024 par laquelle la préfète de la Mayenne l'a informé de l'invalidation de son examen de l'épreuve théorique générale du permis de conduire ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 800 euros au titre des articles L.761-1 du Code de justice administrative et 37 de la loi de 1991 sur l'aide juridictionnelle, à charge pour lui de renoncer à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridique.

Il soutient que :

- la condition tenant à l'urgence est satisfaite dans la mesure où l'absence de permis de conduire compromet gravement sa capacité à se rendre à son travail, entraînant de facto une perte de revenus alors qu'il est père de famille et a trois enfants à charge.

- il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

Vu :

- la requête n°2500807 enregistrée le 16 janvier 2025 par laquelle le requérant demande l'annulation de la décision attaquée ;

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Rosier, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". Aux termes de l''article L. 522-3 de ce code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi de conclusions tendant à la suspension d'un acte administratif, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire.

3. En l'espèce, pour justifier de la condition d'urgence, le requérant soutient que l'absence de détention de permis compromet sa capacité à se rendre à son travail et le prive de toutes ressources alors qu'il est père de trois enfants à charge. Toutefois, la copie du contrat de mission temporaire produit n'établit pas à lui seul l'impossibilité dans lequel il serait de se rendre à son emploi en se faisant conduire avec l'assistance d'un autre conducteur ou en utilisant les transports en commun. Par suite, la condition d'urgence, qui doit s'analyser, comme il l'a été dit plus haut, globalement et concrètement, ne peut être considérée comme remplie, et il y a lieu de rejeter la requête de M. B en toutes ses conclusions selon la procédure de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à Me Kaddouri et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Fait à Nantes, le 22 janvier 2025.

Le juge des référés,

P. ROSIER

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,