Legislator Jurisprudence & Législation
2500488 Généré par l'IA

Algerian National v. Prefect (Implicit Rejection of Residence Permit Renewal)

Numéro de cause 2500488
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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An Algerian national sought an order compelling the prefect to issue a ten-year residence permit after applying for a renewal online, which resulted in an implicit rejection due to the administrative silence after the prescribed four-month period. The court rejected the request, reasoning that an order compelling the issuance of the permit under the urgency procedure would obstruct the execution of this implicit decision of rejection, making the request inadmissible under the relevant administrative justice code provisions.

Regeste Legislator

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article L. 521-3 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, Article 1er : La requête de Mme A est rejetée, Article L. 522-3 du même code; Algerian National v. Prefect (Implicit Rejection of Residence Permit Renewal): The court rejected the request, reasoning that an order compelling the issuance of the permit under the urgency procedure would obstruct the execution of this implicit decision of rejection, making the request inadmissible under the relevant administrative justice code provisions.

Mots-clés

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renouvellement de l'autorisation de séjour autorisation de séjour assignation à résidence justes motifs droit de cité révocation de l'autorisation d'établissement

Dispositions légales citées

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article L. 521-3 du code de justice administrative
Par une requête enregistrée le 16 janvier 2025, Mme C A, représentée par Me Seghier, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
article L. 761-1 du code de justice administrative
The application for costs under this article was rejected as a consequence of the main request's rejection.
article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
L'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet.
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée
This order rejects the main request.
Article L. 522-3 du même code
This article was implicitly used to reject the request as it was manifestly unfounded, allowing the judge to reject it by reasoned order without applying the first two paragraphs of Article L. 522-1.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

This order rejects the main request.

Article L. 522-3 du même code

This article was implicitly used to reject the request as it was manifestly unfounded, allowing the judge to reject it by reasoned order without applying the first two paragraphs of Article L. 522-1.

article L. 761-1 du code de justice administrative

The application for costs under this article was rejected as a consequence of the main request's rejection.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 janvier 2025, Mme C A, représentée par Me Seghier, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour de dix ans dans un délai de huit jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) de lui allouer la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

2. Mme A, ressortissante algérienne, a obtenu le 27 août 2014 un certificat de résidence valable jusqu'au 26 août 2024. Le 13 septembre 2024, elle en a sollicité la délivrance d'un nouveau titre par l'intermédiaire du téléservice ANEF et une attestation de dépôt lui a été délivrée.

3. L'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet. ". L'article R. 432-2 du même code prévoit que : " La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R. 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois. / Par dérogation au premier alinéa, ce délai est de quatre-vingt-dix jours lorsque l'étranger sollicite la délivrance d'un titre de séjour mentionné aux articles R. 421-23, R. 421-43, R. 421-47, R. 421-54, R. 421-54, R. 421-60, R. 422-5, R. 422-12, R. 426-14 et R. 426-17. ".

4. Il résulte des dispositions précitées que le silence gardé par l'autorité préfectorale durant quatre mois sur la demande de titre de séjour présentée par Mme A le 13 septembre 2024 a fait naître, le 13 janvier 2025, une décision implicite de rejet. Il suit de là que les conclusions de la requête tendant à la délivrance d'un certificat de résidence de dix ans font obstacle à l'exécution de cette décision implicite et ne peuvent, en conséquence, qu'être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions présentées en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A.

Fait à Grenoble, le 23 janvier 2025.

Le juge des référés,

V. B

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.