Legislator Jurisprudence & Législation
2500460 Généré par l'IA

Enforcement of Emergency Accommodation Order Against Prefect

Numéro de cause 2500460
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Admis (Allowed)
Frais judiciaires à la charge de l'autorité

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

A party, previously ordered by the court to be provided with emergency accommodation by the prefect within 48 hours, sought enforcement of that order, arguing the prefect had failed to comply, offering only unsuitable night shelter, and requested a daily penalty and payment of their lawyer's fees. The court found that the accommodation offered did not meet the legal requirements for emergency housing, confirming the prefect's non-compliance with the prior order, and consequently mandated the prefect to arrange suitable accommodation within 24 hours under a penalty of 100 euros per day, while also ordering the State to pay the applicant's lawyer 600 euros under specific conditions related to legal aid status.

Regeste Legislator

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article L. 521-2 du code de justice administrative, article L. 911-4 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 511-2 du code de justice administrative, articles L.761-1 du code de justice administrative, Art. L. 911-4 du code de justice administrative; Enforcement of Emergency Accommodation Order Against Prefect: The court found that the accommodation offered did not meet the legal requirements for emergency housing, confirming the prefect's non-compliance with the prior order, and consequently mandated the prefect to arrange suitable accommodation within 24 hours under a penalty of 100 euros per day, while also ordering the State to pay the applicant's lawyer 600 euros under specific conditions related to legal aid status.

Mots-clés

Généré par l'IA
autorisation d'exécution état d'urgence ordre de paiement honoraires d'avocat assistance judiciaire gratuite expulsion d'un logement

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
article L. 521-2 du code de justice administrative
Par une ordonnance n° 2500198 du 17 janvier 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Nice, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de désigner à Mme D B et M.
article L. 911-4 du code de justice administrative
A, représentés par Me Della Monaca, demandent au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative :
article L. 761-1 du code de justice administrative
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à leur avocate qui renonce à percevoir la somme allouée par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
article L. 511-2 du code de justice administrative
d'Izarn de Villefort, vice-président, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.
articles L.761-1 du code de justice administrative
A ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire par l'ordonnance n° 2500198 du 17 janvier 2025, leur conseil peut se prévaloir des dispositions des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Art. L. 911-4 du code de justice administrative
Cited in Article 1 for granting the enforcement measure (astreinte) against the Prefect for non-execution of the prior order.
Art. L.761-1 du code de justice administrative
Cited in Article 3 for ordering the State to pay a sum to the lawyer regarding costs.
Art. 37 de la loi du 10 juillet 1991
Cited in Article 3 alongside Art. L.761-1 CJA to justify the allocation of costs to the State.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Art. L. 911-4 du code de justice administrative

Cited in Article 1 for granting the enforcement measure (astreinte) against the Prefect for non-execution of the prior order.

Art. L.761-1 du code de justice administrative

Cited in Article 3 for ordering the State to pay a sum to the lawyer regarding costs.

Art. 37 de la loi du 10 juillet 1991

Cited in Article 3 alongside Art. L.761-1 CJA to justify the allocation of costs to the State.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2500198 du 17 janvier 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Nice, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de désigner à Mme D B et M. C A un lieu d'hébergement d'urgence susceptible de les accueillir avec leurs enfants, dans un délai de 48 heures à compter de la notification de l'ordonnance.

Par une requête enregistrée le 20 janvier 2025, Mme B et M. A, représentés par Me Della Monaca, demandent au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative :

1°) d'assurer l'exécution de l'ordonnance n° 2500198 du 17 janvier 2025, sous astreinte de 500 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à leur avocate qui renonce à percevoir la somme allouée par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

Ils soutiennent que le préfet des Alpes-Maritimes n'a toujours pas désigné un lieu d'hébergement d'urgence.

La procédure a été communiquée au préfet des Alpes-Maritimes qui n'a pas produit d'observations.

Par une ordonnance du 29 janvier 2025, la présidente du tribunal administratif a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. d'Izarn de Villefort, vice-président, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes de référé.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 30 janvier 2025, à 11 heures 30, à laquelle les parties ont été régulièrement convoquées :

- le rapport de M d'Izarn de Villefort, vice-président,

- les observations de Me Diasparra, substituant Della Monaca, représentant Mme B et M. A, qui maintient sa demande.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique à 12 h 00.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. / Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte. ".

2. Il résulte de l'instruction qu'à la date de la présente ordonnance, le préfet des Alpes-Maritimes, qui n'a pas présenté d'observations en défense, s'est borné à orienter les requérants vers l'accueil de nuit organisé au sein de la salle Fodéré par la ville de Nice. Ces modalités d'accueil ne pouvant être regardées comme correspondant à un hébergement d'urgence conforme aux prévisions de l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles, le préfet n'a donc pas pris les mesures propres à assurer l'exécution de l'ordonnance n° 2500198 du 17 janvier 2025, lui enjoignant de prendre en charge Mme B et M. A et leurs enfants, dans le cadre de l'hébergement d'urgence, dans un délai de quarante-huit heures suivant la notification de cette ordonnance. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de procéder à cette prise en charge dans un délai de 24 heures suivant la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

3. Mme B et M. A ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire par l'ordonnance n° 2500198 du 17 janvier 2025, leur conseil peut se prévaloir des dispositions des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Della Monaca, avocate des requérants, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat et sous réserve de l'admission définitive de sa cliente à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Della Monaca d'une somme de 600 euros. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme B et M. A par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 600 euros sera versée à son profit.

ORDONNE :

Article 1er : Une astreinte est prononcée à l'encontre du préfet des Alpes-Maritimes, s'il ne justifie pas avoir, dans les 24 heures suivant la notification de la présente ordonnance, exécuté l'ordonnance n° 2500198 du 17 janvier 2025 par le juge des référés du tribunal administratif de Nice et jusqu'à la date de cette exécution. Le taux de cette astreinte est fixé à 100 euros par jour, à compter l'expiration dudit délai.

Article 2 : Le préfet des Alpes-Maritimes communiquera au tribunal copie des actes justifiant des mesures prises pour l'exécution de l'ordonnance n° 2500198 du 17 janvier 2025.

Article 3 : L'Etat versera à Me Della Monaca une somme de 600 euros en application des dispositions des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de l'admission définitive de ses clients à l'aide juridictionnelle et sous réserve de sa renonciation à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme B et M. A par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 600 euros sera versée à son profit.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D B, à M. C A, à la délégation interministérielle à l'hébergement et à l'accès au logement et à Me Della Monaca.

Copie en sera adressée au préfet des Alpes-Maritimes et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Nice.

Copie en sera transmise au préfet des Alpes-Maritimes.

Fait à Nice, le 30 janvier 2025.

Le juge des référés,

signé

P. d'IZARN de VILLEFORT

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Pour le greffier en chef,

Ou par délégation, la greffière,