Legislator Jurisprudence & Législation
2500102 Généré par l'IA

Foreign National v. Prefect (Implicit Rejection of Residency Application)

Numéro de cause 2500102
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A foreign national sought an urgent order compelling the prefect to issue a receipt for her recent application for exceptional residency, arguing urgency based on a long-term civil partnership with an Italian national, but the administrative judge rejected the request under Article L. 521-3 of the Code of Administrative Justice. The court reasoned that because the administration had remained silent on the residency application submitted four months prior, it constituted an implicit rejection under the relevant immigration code provisions, meaning that granting the requested injunction under Article L. 521-3 would improperly obstruct the execution of this existing implicit administrative decision.

Regeste Legislator

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article L. 521-3 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 511-2 du code de justice administrative, article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, article L. 521-1 du code de justice administrative, Article 1er : La requête présentée par Mme B est rejetée; Foreign National v. Prefect (Implicit Rejection of Residency Application): 521-3 of the Code of Administrative Justice. The court reasoned that because the administration had remained silent on the residency application submitted four months prior, it constituted an implicit rejection under the relevant immigration code provisions, meaning that granting the requested injunction under Article L. 521-3 would improperly obstruct the execution of this existing implicit administrative decision.

Mots-clés

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ressortissants étrangers décision étrangère assignation à résidence intention de s'établir justes motifs administration de la justice

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er : La requête présentée par Mme B est rejetée.

The court explicitly rejects the applicant's entire request in the dispositive.

Article L. 521-3 du code de justice administrative

The court rejects the claims made on the basis of this article because the underlying implicit rejection decision prevents the application of this emergency measure.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

The costs claim (application of this article) is rejected as a consequence of rejecting the main claims.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 6 janvier 2025, Mme A B, représentée par

Me Werba, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de la convoquer pour lui remettre un récépissé de demande de titre de séjour, dans un délai de huit jours à compter de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition tenant à l'urgence est remplie dès lors qu'elle est partenaire de PACS d'un ressortissant italien depuis plus de deux ans et justifie de leur communauté de vie ininterrompue ;

- la mesure demandée est utile et ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Letort, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référés, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

" En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Selon l'article L. 522-3 de ce code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. Lorsque le juge des référés est saisi, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, aux fins d'enjoindre à l'administration de prendre toute mesure utile dans un sens déterminé, il doit veiller à ce que cette demande présente un caractère d'urgence et d'utilité, qu'elle ne se heurte à aucune contestation sérieuse et que la mesure demandée ne fasse obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.

3. D'autre part, aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ". Selon l'article R. 432-2 du même code : " La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R. 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois ".

4. Mme B, ressortissante chinoise née le 16 février 1995 à Shandong (Chine), entrée en France le 22 janvier 2019 sous couvert d'un visa long séjour mention " étudiant ", aurait bénéficié d'un titre de séjour portant la même mention jusqu'au 12 janvier 2020, puis aurait demandé le 6 août 2020 la délivrance d'un titre mention " entrepreneur ", demande qui aurait été classés sans suite le 30 mars 2022. Le 7 mai 2024, la requérante a saisi le préfet de Seine-et-Marne d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Mme B demande qu'il soit enjoint au préfet de Seine-et-Marne de la convoquer afin de lui délivrer un récépissé de cette demande.

5. Toutefois, il ressort des dispositions précitées des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que la demande présentée par Mme B le 7 mai 2024 auprès des services de la préfecture de Seine-et-Marne doit être regardée comme ayant fait l'objet d'une décision implicite de rejet, née de son silence gardé pendant quatre mois, susceptible le cas échéant d'une requête fondée sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En conséquence, les conclusions de la requérante fondées sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative sont de nature à faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite.

6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par Mme B sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative doivent être rejetées, ainsi, par voie de conséquence, que celles tendant à l'application des dispositions de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête présentée par Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

La juge des référés,

Signé : C. LETORT

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,