Rejection of Suspension of Payment Order Lacking Urgency Proof
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA litigant sought an order under Article L. 521-1 of the Code of Administrative Justice to suspend the execution of a payment order issued by the public finance directorate concerning a sum of 72.25 euros, arguing that the assessment should have been made before their retirement. The court rejected the request because the litigant failed to provide any evidence or allegation demonstrating that the payment order caused a serious and immediate prejudice to their situation or to the public interest, which is required to establish the urgency necessary for suspending an administrative decision pending a final ruling on the merits.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 521-1 du code de justice administrative, Article 1er, Article L. 522-3 du même code; Rejection of Suspension of Payment Order Lacking Urgency Proof: 521-1 of the Code of Administrative Justice to suspend the execution of a payment order issued by the public finance directorate concerning a sum of 72.25 euros, arguing that the assessment should have been made before their retirement. The court rejected the request because the litigant failed to provide any evidence or allegation demonstrating that the payment order caused a serious and immediate prejudice to their situation or to the public interest, which is required to establish the urgency necessary for suspending an administrative decision pending a final ruling on the merits.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis article represents the dispositive order rejecting the application.
This provision setting the conditions for suspension (including urgency) was the main ground used implicitly by the court to reject the request due to the lack of proven urgency.
This provision allows the summary rejection of a request if it is manifestly ill-founded, which covers the situation where urgency is not established.
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 juillet 2024, Mme A B doit être regardée comme demandant au tribunal d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution du titre exécutoire émis par la direction départementale des finances publiques du département des Yvelines le 27 juin 2024.
Elle soutient qu'elle aurait dû se voir opposer le titre de perception avant qu'elle prenne sa retraite.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Seulin pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. " L'article L. 522-3 du même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. " Enfin, aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. "
2. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi de conclusions tendant à la suspension d'un acte administratif, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire.
3. Si Mme B conteste le titre exécutoire émis à son encontre, elle n'apporte aucun élément, ni même n'allègue, que ce dernier, qui porte sur une somme de 72,25 euros, préjudicierait à sa situation, à ses intérêts ou à un intérêt public. Dans ces conditions, elle ne peut être regardée comme apportant des justifications suffisantes pour établir l'existence d'une situation d'urgence, au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la recevabilité de la requête ni sur l'existence d'un moyen de nature à créer à un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, la requête doit être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Fait à Paris, le 19 juillet 2024.
La juge des référés,
A. Seulin
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.