Legislator Jurisprudence & Législation
2415100 Généré par l'IA

Visa Annulment Moot Due to Subsequent Issuance; Costs Awarded

Numéro de cause 2415100
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige struck_off
Frais judiciaires à la charge de l'autorité

Synthèse Legislator

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A petitioner sought the annulment of an implicit refusal by the administrative appeals commission to grant long-stay visas for her minor children and requested an injunction for visa issuance or reconsideration, along with legal costs. The court determined that the primary conclusions regarding annulment and injunction were rendered moot because the consulate subsequently issued the requested visas on March 4, 2025, thus constituting a withdrawal of the contested decision. Consequently, the court ordered that there was no longer any need to rule on those specific claims, but it did rule on the costs, ordering the State to pay 800 euros to the petitioner's lawyer under applicable legal aid provisions, conditional upon the lawyer renouncing the state's contribution share.

Regeste Legislator

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article L. 761-1 du code de justice administrative, article R. 222-1 du code de justice administrative, articles L. 761-1 du code de justice administrative, Article 37 de la loi du 10 juillet 1991; Visa Annulment Moot Due to Subsequent Issuance; Costs Awarded: The court determined that the primary conclusions regarding annulment and injunction were rendered moot because the consulate subsequently issued the requested visas on March 4, 2025, thus constituting a withdrawal of the contested decision. Consequently, the court ordered that there was no longer any need to rule on those specific claims, but it did rule on the costs, ordering the State to pay 800 euros to the petitioner's lawyer under applicable legal aid provisions, conditional upon the lawyer renouncing the state's contribution share.

Mots-clés

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visa retrait de l'assistance judiciaire frais administratifs annulation de la naturalisation facilitée demande de réexamen administratif annulation du contrat

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de Mme A aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte.

This order declares that there is no longer a need to rule on the annulment and injunction requests because the object of the dispute has disappeared (implicit in the reasoning, but the article is cited in the dispositive).

Article R. 222-1 du code de justice administrative

This article allows the President to issue an order to rule that there is no longer a need to rule on a request.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

Cited as a legal basis for ordering the State to pay a sum to the lawyer for costs.

Article 37 de la loi du 10 juillet 1991

Cited as a legal basis for ordering the State to pay a sum to the lawyer for costs, related to legal aid.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 30 septembre 2024, Mme G A, agissant en son nom propre et en qualité de représentante légale des enfants mineurs E C et D B, représentée par Me Perrot, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, saisie d'un recours administratif préalable obligatoire formé contre les décisions de l'autorité consulaire française à Dacca (Bangladesh) refusant de délivrer un visa de long séjour à E C et à D Afar, a implicitement refusé de délivrer les visas sollicités ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur, à titre principal, de faire délivrer les visas sollicités, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer la situation, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros hors taxes qui devra être versée à son avocate au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, moyennant la renonciation de celle-ci à percevoir la contribution versée par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

Par un mémoire en défense enregistré le 13 mars 2025, le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur, conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte et déclare s'en remettre à la sagesse du tribunal s'agissant des frais d'instance.

Il fait valoir que l'autorité consulaire française à Dacca a délivré les visas sollicités le 2 mars 2025.

Mme A a été admise à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 22 octobre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de la requête, l'autorité consulaire française à Dacca a délivré le 4 mars 2025 les visas sollicités à E C et à D Afar. Ainsi, la décision attaquée a implicitement mais nécessairement été retirée. Dans ces conditions, les conclusions de Mme A aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

3. Mme A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Ainsi, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Perrot, avocate de la requérante, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 800 euros.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de Mme A aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte.

Article 2 : L'Etat versera à Me Perrot une somme de 800 (huit cents) euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme G A, au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et à Me Perrot.

Fait à Nantes, le 28 mars 2025.

La présidente,

M. F

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,