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2414974 Généré par l'IA

Student Visa Denial Suspension Request Dismissed for Lack of Urgency

Numéro de cause 2414974
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A requester sought an emergency order to suspend the denial of a long-stay student visa issued by French consular authorities and compel reconsideration, arguing urgency due to imminent academic deadlines and incurred costs, alongside a serious doubt regarding the decision's legality. The court dismissed the request because the circumstances cited, including the potential loss of the academic opportunity pending the mandatory administrative appeal to the visa refusal review commission, were deemed insufficient to establish the "particular urgency" required by law to justify suspending the refusal before the commission ruled; furthermore, the court found no evidence that the visa denial caused a severe and immediate harm, as continuing the studies domestically or postponing enrollment were plausible alternatives.

Regeste Legislator

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article L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 511-2 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative, Article 1er : La requête de M. B est rejetée; Student Visa Denial Suspension Request Dismissed for Lack of Urgency: The court dismissed the request because the circumstances cited, including the potential loss of the academic opportunity pending the mandatory administrative appeal to the visa refusal review commission, were deemed insufficient to establish the "particular urgency" required by law to justify suspending the refusal before the commission ruled; furthermore, the court found no evidence that the visa denial caused a severe and immediate harm, as continuing the studies domestically or postponing enrollment were plausible alternatives.

Mots-clés

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visa demande de réexamen administratif défaut d'urgence demande d'asile tardive retrait de la requête suspension de la naturalisation

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

This order rejects the applicant's request.

Article L. 521-1 du code de justice administrative

This article establishes the legal basis for ordering the suspension of an administrative decision in summary proceedings, which was the subject of the initial request.

Article L. 522-3 du code de justice administrative

This article dictates the procedure to be followed for rejecting the request.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 septembre 2024, M. A B demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 18 septembre 2024 par laquelle les autorités consulaires françaises à Yaoundé (Cameroun) ont refusé de lui délivrer un visa de long séjour pour études ;

2°) d'enjoindre au ministre de réexaminer sa demande, dans le délai de quarante-huit heures à compter de la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

Il soutient que :

- la condition d'urgence est satisfaite dès lors qu'il est privé de la possibilité de concrétiser son projet de formation et que la réponse à son recours devant la commission interviendra trop tard pour lui permettre d'intégrer celle-ci avant la fin de la rentrée tardive ; il ne pourra pas reporter sa demande sur une autre rentrée académique et il a engagé des frais importants et non remboursables tout au long de la procédure ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

Vu :

- la décision attaquée ;

- les pièces du dossier ;

Vu :

- la directive (UE) 2016/801 du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2016 relative aux conditions d'entrée et de séjour des ressortissants de pays tiers à des fins de recherche, d'études, de formation, de volontariat et de programmes d'échange d'élèves ou de projets éducatifs et de travail au pair ;

- l'instruction interministérielle relative aux demandes de visas de long séjour pour études dans le cadre de la directive UE 2016/801 du 4 juillet 2019 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Echasserieau, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

2. Dans le cas où une décision administrative ne peut, comme en l'espèce, être déférée au juge qu'après l'exercice d'un recours administratif préalable, une requête tendant à la suspension de cette décision peut être présentée au juge des référés dès que ce recours préalable obligatoire a été formé, la mesure ordonnée en ce sens valant, au plus tard, jusqu'à l'intervention de la décision administrative prise sur le recours présenté par l'intéressé. Le requérant doit toutefois démontrer l'urgence particulière qui justifie la saisine du juge des référés avant même que l'administration ait statué sur le recours introduit devant elle.

3. Les circonstances, invoquées par M. B, qui demande la suspension de l'exécution de la décision des autorités consulaires françaises à Yaoundé du 18 septembre 2024 sans attendre que la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France (CRRV) ait statué sur son recours adressé le 27 septembre 2024, que cette situation risque de lui faire perdre cette opportunité professionnelle notamment eu égard au temps généralement constaté pour que la commission de recours examine sa demande sont insuffisantes à caractériser une situation d'urgence particulière, telle qu'évoquée au point 2, justifiant la suspension des effets de la décision litigieuse avant l'intervention de la décision de la commission précitée, quand bien même celle-ci serait postérieure à la date de la rentrée. Il ne ressort, par ailleurs, d'aucune des pièces du dossier, alors que l'octroi d'un visa de long séjour pour études ne constitue pas un droit et qu'il n'est pas établi que le requérant ne pourrait pas poursuivre sa formation en licence professionnelle en génie climatique et froid industriel dans son pays d'origine ou bénéficier d'un report d'inscription à l'année académique suivante et se faire rembourser tout ou partie des frais engagés, que le refus de visa consulaire porte atteinte de manière grave et immédiate à la situation de M. B.

4. Par suite, il y a lieu de rejeter la requête de M. B en toutes ses conclusions, selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B

Fait à Nantes, le 2 octobre 2024.

Le juge des référés,

B. Echasserieau

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,