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2414588 Généré par l'IA

Refusal of Urgent Order to Compel Issuance of Study Extension Certificate

Numéro de cause 2414588
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A litigant sought an urgent order compelling the administrative authority to issue a certificate of study extension within 48 hours, arguing that the delay caused an irregular stay, jeopardized an apprenticeship contract, and violated fundamental rights including the right to education and professional freedom. The court rejected the request, ruling that while the situation raised concerns, the circumstances presented did not constitute the specific urgency required under Article L. 521-2 of the Administrative Justice Code to justify an order to safeguard a fundamental freedom from a grave and manifestly illegal violation, suggesting the litigant pursue a remedy under Article L. 521-3 instead.

Regeste Legislator

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article L. 521-2 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 511-2 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative; Refusal of Urgent Order to Compel Issuance of Study Extension Certificate: The court rejected the request, ruling that while the situation raised concerns, the circumstances presented did not constitute the specific urgency required under Article L. 521-2 of the Administrative Justice Code to justify an order to safeguard a fundamental freedom from a grave and manifestly illegal violation, suggesting the litigant pursue a remedy under Article L. 521-3 instead.

Mots-clés

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contrat de droit administratif droit à la formation droits constitutionnels spécifiques demande tardive de prolongation insoumission à une décision de l'autorité contrat d'apprentissage

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article L. 522-3 du code de justice administrative

Cited as the basis for rejecting the request because the urgency threshold was not met.

Article L. 521-2 du code de justice administrative

Cited in the reasoning as the substantive basis under which the claimant sought relief, and its requirements (urgency/serious and manifestly illegal attack) were assessed, leading to the application of L. 522-3.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 octobre 2024, Mme A B, représentée par Me Camus, demande au juge des référés, statuant en application de l'article

L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction dans un délai de 48 heures à compter de la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle justifie d'une situation d'urgence, dès lors qu'elle se retrouve dans une situation de séjour irrégulier, qu'elle ne peut pas honorer son contrat d'apprentissage conclu dans le cadre de ses études, et qu'elle risque par conséquent de devoir mettre fin à ses études ;

- l'absence de délivrance d'attestation de prolongation d'instruction porte atteinte à son droit à l'éducation consacré par l'article 26 de la déclaration universelle des droits de l'homme et à l'article 2 du protocole n°1 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; et à sa liberté professionnelle et son droit de travailler consacrés par l'article 15 de la charte des droits fondamentaux de l'union européenne.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Lamy, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heure ". L'article

L. 522-3 de ce code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ". Enfin, aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ".

2. L'intervention du juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, est subordonnée à la réunion de deux conditions tenant, d'une part, à une situation d'urgence justifiant l'intervention du juge dans les plus brefs délais, et, d'autre part, à l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.

3. Pour justifier de l'urgence exigée à l'article L. 521-2 du code de justice administrative, Mme B soutient qu'elle ne pourra pas honorer son contrat d'apprentissage conclu avec la société carrefour supply chain et que cette situation aura pour effet de compromettre ses études. Toutefois, ces circonstances ne permettent pas de caractériser une urgence particulière justifiant qu'il soit ordonné à très bref délai, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, une mesure de sauvegarde remédiant à une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Néanmoins, rien ne s'oppose à ce que l'intéressée, si elle s'y croit fondée, présente un référé mesure utile sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du même code. Par suite, il y a lieu de faire application des dispositions précitées de l'article L. 522-3 du code de justice administrative et de rejeter la requête.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Cergy le 14 octobre 2024.

Le juge des référés,

Signé

E. Lamy

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.