Legislator Jurisprudence & Législation
2414478 Généré par l'IA

Prefectural Silence on Residence Permit Application Upheld

Numéro de cause 2414478
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

An applicant sought an order under Article L. 521-3 of the Administrative Justice Code compelling the prefect to issue a valid residence permit receipt based on an exceptional stay application filed in October 2021, arguing urgency due to the lack of any response. The court rejected the request, reasoning that because the administration kept silent for four months on the application, a decision of implicit rejection arose under the Aliens Code, and granting the requested receipt, which serves only to justify legal stay during instruction, would constitute an obstacle to the execution of that implicit rejection decision, thereby invalidating the basis for the relief sought under Article L. 521-3.

Regeste Legislator

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article L. 521-3 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 511-2 du code de justice administrative, article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, article R. 341-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, article L. 521-1 du code de justice administrative; Prefectural Silence on Residence Permit Application Upheld: 521-3 of the Administrative Justice Code compelling the prefect to issue a valid residence permit receipt based on an exceptional stay application filed in October 2021, arguing urgency due to the lack of any response. The court rejected the request, reasoning that because the administration kept silent for four months on the application, a decision of implicit rejection arose under the Aliens Code, and granting the requested receipt, which serves only to justify legal stay during instruction, would constitute an obstacle to the execution of that implicit rejection decision, thereby invalidating the basis for the relief sought under Article L. 521-3.

Mots-clés

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autorisations de séjour silence de l'administration expulsion préfectorale validité du permis de construire administration de la justice notification de la décision

Dispositions légales citées

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article L. 521-3 du code de justice administrative
This article formed the legal basis invoked by the applicant for the emergency relief sought, which the court ultimately rejected.
article L. 761-1 du code de justice administrative
This article governs the allocation of costs (legal fees under Article 2 of the dispositive, which was consequentially rejected).
article L. 511-2 du code de justice administrative
La présidente du tribunal a désigné Mme Letort, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référés, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
D'autre part, aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ".
article R. 341-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
article L. 521-1 du code de justice administrative
codedejusticeadministrative
Article 1er : La requête présentée par M. B est rejetée
This is the main order dismissing the request based on the legal reasoning provided.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Article 1er : La requête présentée par M. B est rejetée.

This is the main order dismissing the request based on the legal reasoning provided.

Article L. 521-3 du code de justice administrative

This article formed the legal basis invoked by the applicant for the emergency relief sought, which the court ultimately rejected.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

This article governs the allocation of costs (legal fees under Article 2 of the dispositive, which was consequentially rejected).

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 21 novembre 2024, M. A B, représenté par Me Tangalakis, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de délivrer et de lui remettre un récépissé de demande de titre de séjour valide à compter du 23 novembre 2024, dans le délai de 48 heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition tenant à l'urgence est remplie dès lors que sa demande d'admission exceptionnelle au séjour est en cours d'instruction depuis le 10 mai 2022, sans qu'il ait été rendu destinataire d'un récépissé ou d'une attestation de prolongation d'instruction ;

- la mesure sollicitée est utile, elle ne fait l'objet d'aucune contestation sérieuse et ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Letort, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référés, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

" En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Selon l'article L. 522-3 de ce code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. Lorsque le juge des référés est saisi, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, aux fins d'enjoindre à l'administration de prendre toute mesure utile dans un sens déterminé, il doit veiller à ce que cette demande présente un caractère d'urgence et d'utilité, qu'elle ne se heurte à aucune contestation sérieuse et que la mesure demandée ne fasse obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.

3. D'autre part, aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ". Selon l'article R. 432-2 du même code : " La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R. 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois ".

4. Enfin, aux termes de l'article R. 341-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise () ".

5. M. B, ressortissant congolais né le 8 juillet 1977 à Brazzaville (République du Congo), a saisi les services de la préfecture de Seine-et-Marne le 20 octobre 2021 d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour. M. B demande, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un récépissé.

6. Toutefois, il ressort des dispositions précitées des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que la demande de titre présentée par M. B auprès des services de la préfecture de Seine-et-Marne le 20 octobre 2021 doit être regardée comme ayant fait l'objet d'une décision implicite de rejet, née de son silence gardé pendant quatre mois, susceptible le cas échéant d'une requête fondée sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Ainsi, alors que la délivrance d'un récépissé a pour seule fonction de permettre au ressortissant étranger de justifier de la régularité de son séjour pendant la durée de l'instruction de sa demande, les conclusions du requérant fondées sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative sont de nature à faire obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour.

7. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par M. B sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative doivent être rejetées, ainsi, par voie de conséquence, que celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête présentée par M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

La juge des référés,

Signé : C. Letort

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,