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2413119 Généré par l'IA

Petitioner Fails to Prove Urgency for Work Permit Order

Numéro de cause 2413119
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A petitioner sought an urgent order, pursuant to Article L. 521-2 of the Code of Administrative Justice, compelling the prefect to issue a receipt with work authorization within three days, alleging grave and manifestly unlawful interference with the right to work due to an impending job start date and subsequent vulnerability. The court dismissed the request because the petitioner failed to provide any evidence substantiating the urgency—specifically, documentation proving the imminence of the employment contract contingent upon the administrative document—thus failing to satisfy the specific urgency requirement necessary for an order under Article L. 521-2 to safeguard a fundamental freedom within forty-eight hours.

Regeste Legislator

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article L. 521-2 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 511-2 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative, Article 1er : La requête de Mme A est rejetée; Petitioner Fails to Prove Urgency for Work Permit Order: 521-2 of the Code of Administrative Justice, compelling the prefect to issue a receipt with work authorization within three days, alleging grave and manifestly unlawful interference with the right to work due to an impending job start date and subsequent vulnerability. The court dismissed the request because the petitioner failed to provide any evidence substantiating the urgency—specifically, documentation proving the imminence of the employment contract contingent upon the administrative document—thus failing to satisfy the specific urgency requirement necessary for an order under Article L. 521-2 to safeguard a fundamental freedom within forty-eight hours.

Mots-clés

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autorisations de travail contrats de travail droit au travail production tardive de pièces durée et horaire de travail défaut d'urgence

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

This order rejects the main request concerning the injunction.

article L. 522-3 du code de justice administrative

This provision was applied to reject the request because the urgency required by Art. L. 521-2 was not demonstrated.

article L. 521-2 du code de justice administrative

This article defined the basis of the emergency procedure requested by the applicant, which was ultimately not met.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 septembre 2024, Mme B A, représentée par Me Potier, demande au juge des référés, statuant en application des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°)d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé avec autorisation de travail dans un délai de trois jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 400 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

-la condition d'urgence est remplie dès lors que l'absence de diligence des services préfectoraux la place dans une situation injustifiée de grande vulnérabilité alors même qu'elle a effectué des relances ; par ailleurs, elle a conclu un contrat de travail devant débuter le 17 septembre prochain et son futur employeur conditionne son arrivée à la remise d'un document justifiant de la régularité de sa situation administrative ; enfin, elle se trouve dans une situation de vulnérabilité, exposée à une mesure d'éloignement ;

- il existe une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au travail.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Richard, première conseillère, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ". Aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". L'article L. 522-3 du même code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. Lorsqu'un requérant fonde son action sur la procédure particulière de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, il lui appartient de justifier de circonstances caractérisant une situation d'urgence qui implique, sous réserve que les autres conditions posées par ces dispositions soient remplies, qu'une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale soit prise dans les quarante-huit heures.

3. Pour justifier de l'urgence qu'il y aurait à enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui remettre un récépissé de sa demande de titre de séjour l'autorisant à travailler, Mme A fait valoir qu'elle risque de ne pas pouvoir commencer son nouvel emploi si elle n'est pas en mesure de communiquer à son employeur ce récépissé dans les plus brefs délais. Toutefois, l'intéressée ne produit aucun élément au soutien de cette allégation. Dans ces conditions, Mme A ne justifie pas de l'urgence particulière exigée par les dispositions précitées de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, impliquant qu'une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale soit prise dans les quarante-huit heures.

4. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de faire application des dispositions rappelées au point 1 de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, et de rejeter, en toutes ses conclusions, la requête de Mme A.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Cergy, le 13 septembre 2024

La juge des référés,

Signé

A. Richard

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°24064849