Foreign National v. Administrative Authority (Residence Permit Issuance Delay)
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA foreign national sought an urgent order to compel the administrative authority to issue a summons for the collection of a residence permit, asserting the delay jeopardized their studies, after having filed an application and received renewals of a work authorization receipt but no final decision. The court rejected the request under Article L. 521-3 of the Code of Administrative Justice because the silence of the administration on the residence permit application for over four months resulted in an implicit rejection decision, rendering the requested order for issuance no longer useful and potentially obstructing the execution of that implied negative decision, advising the applicant instead to challenge the implicit rejection via an administrative appeal or a request for suspension.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 521-3 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, Article 1er; Foreign National v. Administrative Authority (Residence Permit Issuance Delay): The court rejected the request under Article L. 521-3 of the Code of Administrative Justice because the silence of the administration on the residence permit application for over four months resulted in an implicit rejection decision, rendering the requested order for issuance no longer useful and potentially obstructing the execution of that implied negative decision, advising the applicant instead to challenge the implicit rejection via an administrative appeal or a request for suspension.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis order explicitly rejects the applicant's request.
The applicant based their request for urgent measures on this article, which justified the procedural context of the decision.
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 14 octobre 2024, M. C A demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une convocation afin qu'il puisse retirer son titre de séjour dans un délai de vingt jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il a déposé une demande de titre de séjour en qualité de jeune majeur, qu'il a obtenu un récépissé l'autorisant à travailler en préfecture le 19 octobre 2023, renouvelé deux fois, et que depuis lors, il demeure sans réponse de la part des services de la préfecture et qu'aucun récépissé ne lui a été délivré ;
- il y a urgence à mettre fin à cette situation, ses études risquant d'être compromises ;
- pour les mêmes motifs, la mesure sollicitée est utile ;
- il n'est fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. B, premier vice-président, pour statuer en qualité de juge des référés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner tout autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".
2.Aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ". Aux termes de l'article R. 432-2 du même code : " La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R. 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois. () ".
3.Il ressort des pièces du dossier que M. A a déposé le 19 octobre 2023 auprès de la préfète du Val-de-Marne une demande de titre de séjour. L'absence de réponse dans le délai de quatre mois mentionné à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a fait naître une décision implicite de rejet à la date du 19 février 2024.
4.Eu égard à l'intervention de cette décision implicite de rejet, la demande formée par M. A sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative ne revêt plus aucun caractère d'utilité et est, au surplus, de nature à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative.
5.Dans ces conditions, la requête de M. A ne pourra qu'être rejetée, l'intéressé pouvant, s'il l'estime utile, contester la légalité de cette décision implicite par un recours en excès de pouvoir devant le présent tribunal, assorti le cas échéant d'une demande en référé suspension.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A.
Fait à Melun, le 15 octobre 2024.
Le juge des référés
Signé : O. B
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière