Prefectural Decree Suspension and Summary Procedure Inadmissibility
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA company sought an urgent order to suspend a prefectural decree ordering the one-month closure of its establishment, simultaneously invoking Articles L. 521-1 (suspension of execution) and L. 521-2 (fundamental liberty protection) of the Administrative Justice Code in a single request. The court dismissed the request as manifestly inadmissible because the simultaneous presentation of claims based on these two distinct legal grounds, without designating a principal basis, violates procedural rules governing summary proceedings, thereby requiring rejection under the expedited procedure of Article L. 522-3.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 511-2 du code de justice administrative, article L. 521-1 du code de justice administrative, Article 1er : La requête de la société BA-01 est rejetée, Article L. 522-3 du même code; Prefectural Decree Suspension and Summary Procedure Inadmissibility: 521-1 (suspension of execution) and L. 521-2 (fundamental liberty protection) of the Administrative Justice Code in a single request. The court dismissed the request as manifestly inadmissible because the simultaneous presentation of claims based on these two distinct legal grounds, without designating a principal basis, violates procedural rules governing summary proceedings, thereby requiring rejection under the expedited procedure of Article L. 522-3.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis is the dispositive order ruling on the main action (rejection of the request).
This article governs the procedure used to issue the rejection order without a full hearing.
This article governs the rejection of the request for costs (conclusions for costs mentioned in the rejected petition).
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 20 et 23 septembre 2024, la société BA-01, représentée par Me Sebag, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté du 11 septembre 2024 par lequel la préfète du Val-de-Marne a décidé la fermeture pour une durée d'un mois de l'établissement à l'enseigne " Burger Addict " qu'elle exploite à Créteil ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, désigné M. Zanella, premier conseiller, pour statuer sur les référés présentés sur le fondement des dispositions du livre V du même code.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". Aux termes de l'article L. 521-2 du même code : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ". En vertu des dispositions de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction contradictoire ni audience publique lorsque la demande dont il est saisi ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de cette demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.
2. Il résulte des dispositions du titre II du livre V du code de justice administrative, notamment des articles L. 521-1, L. 521-2, L. 523-1 et R. 522-5, que les demandes formées devant le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-1 sont présentées, instruites, jugées et, le cas échéant, susceptibles de recours selon des règles distinctes de celles applicables aux demandes présentées sur le fondement de l'article L. 521-2. Par suite, elles ne peuvent, à peine d'irrecevabilité, être présentées simultanément dans une même requête.
3. Bien qu'intitulée " Requête en référé suspension ", la requête de la société BA-01 tend à la suspension de l'exécution de l'arrêté du 11 septembre 2024 par lequel la préfète du
Val-de-Marne a décidé la fermeture pour une durée d'un mois de l'établissement que cette société exploite sous l'enseigne " Burger Addict " à Créteil sur le fondement simultané des articles
L. 521-1 et L. 521-2 du code de justice administrative, sans qu'il soit possible de déterminer si l'un ou l'autre de ces deux articles est invoqué à titre principal. Elle est, par suite, manifestement irrecevable.
4. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête de la société BA-01, y compris ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, suivant la procédure prévue à l'article L. 522-3 du même code.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la société BA-01 est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société BA-01.
Fait à Melun, le 24 septembre 2024.
Le juge des référés,
Signé : P. Zanella
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,