Legislator Jurisprudence & Législation
2409952 Généré par l'IA

Prefectural Eviction Order Suspension Denial for Illegal Occupants

Numéro de cause 2409952
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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Two individuals sought emergency relief to suspend a prefectural order requiring them to vacate housing they occupied in Lille without legal title, which was based on a complaint of illegal occupancy filed by the property owner. The court denied the request for suspension, reasoning that while the applicants claimed to have three dependent, schooled children, this fact alone was insufficient to establish the serious and immediate urgency required under administrative law for suspending the enforcement order, especially as the applicants provided no evidence of having taken steps to secure alternative accommodation.

Regeste Legislator

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article L. 521-2 du code de justice administrative, article L.521-1 du code de justice administrative, Article 1er : La requête de Mme B et de M. D est rejetée, Article L. 522 3 du même code, Article 38 de la loi du 5 mars 2007; Prefectural Eviction Order Suspension Denial for Illegal Occupants: The court denied the request for suspension, reasoning that while the applicants claimed to have three dependent, schooled children, this fact alone was insufficient to establish the serious and immediate urgency required under administrative law for suspending the enforcement order, especially as the applicants provided no evidence of having taken steps to secure alternative accommodation.

Mots-clés

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ordre d'évacuation autorisation d'exécution réclamation administrative bien-fonds occupé réglementation des loyers révocation de l'autorisation de séjour

Dispositions légales citées

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article L. 521-2 du code de justice administrative
A D, représentée par Me Ekwalla-Mathieu, demande au juge des référés saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
article L.521-1 du code de justice administrative
Cited in the reasoning to define the conditions for suspending an administrative decision, which formed the basis of the claim being rejected.
Article 1er : La requête de Mme B et de M. D est rejetée
This is the core operative order dismissing the request.
Article L. 522 3 du même code
Cited in the reasoning as the procedural basis allowing the summary judge to reject the request without instruction or hearing based on manifest lack of merit.
Article 38 de la loi du 5 mars 2007
Cited in the reasoning to contextualize the administrative order whose suspension was sought by the applicants.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er : La requête de Mme B et de M. D est rejetée.

This is the core operative order dismissing the request.

Article L. 521-1 du code de justice administrative

Cited in the reasoning to define the conditions for suspending an administrative decision, which formed the basis of the claim being rejected.

Article L. 522 3 du même code

Cited in the reasoning as the procedural basis allowing the summary judge to reject the request without instruction or hearing based on manifest lack of merit.

Article 38 de la loi du 5 mars 2007

Cited in the reasoning to contextualize the administrative order whose suspension was sought by the applicants.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 septembre 2024, Mme C B et M. A D, représentée par Me Ekwalla-Mathieu, demande au juge des référés saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) de les admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté du 17 septembre 2024 par lequel le préfet du Nord a mis en demeure Mme B et M. D de quitter le local d'habitation qu'ils occupent à Lille.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- le code de l'action sociale et des familles ;

- la loi n° 2007-290 du 5 mars 2007 ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Perrin, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 17 septembre 2024, le préfet du Nord a mis en demeure Mme B et M. D de quitter le logement qu'ils occupent à Lille, dans un délai de 7 jours à compter de la notification de cet arrêté. Par la présente requête, les requérants demandent au juge des référés sur le fondement de l'article L.521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de cette décision.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision.". En vertu de l'article L. 522 3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

3.. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence s'apprécie objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce.

4. Aux termes de l'article 38 de la loi du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable et portant diverses mesures en faveur de la cohésion sociale : " En cas d'introduction et de maintien dans le domicile d'autrui, qu'il s'agisse ou non de sa résidence principale ou dans un local à usage d'habitation, à l'aide de manœuvres, menaces, voies de fait ou de contrainte, la personne dont le domicile est ainsi occupé, toute personne agissant dans l'intérêt et pour le compte de celle-ci ou le propriétaire du local occupé peut demander au représentant de l'Etat dans le département de mettre en demeure l'occupant de quitter les lieux, après avoir déposé plainte, fait la preuve que le logement constitue son domicile ou sa propriété et fait constater l'occupation illicite par un officier de police judiciaire, par le maire ou par un commissaire de justice. / () / La décision de mise en demeure est prise, après considération de la situation personnelle et familiale de l'occupant, par le représentant de l'Etat dans le département dans un délai de quarante-huit heures à compter de la réception de la demande. Seule la méconnaissance des conditions prévues au premier alinéa ou l'existence d'un motif impérieux d'intérêt général peuvent amener le représentant de l'Etat dans le département à ne pas engager la mise en demeure. En cas de refus, les motifs de la décision sont, le cas échéant, communiqués sans délai au demandeur. / La mise en demeure est assortie d'un délai d'exécution qui ne peut être inférieur à vingt-quatre heures. Lorsque le local occupé ne constitue pas le domicile du demandeur, ce délai est porté à sept jours et l'introduction d'une requête en référé sur le fondement des articles L. 521-1 à L. 521-3 du code de justice administrative suspend l'exécution de la décision du représentant de l'Etat. Elle est notifiée aux occupants et publiée sous forme d'affichage en mairie et sur les lieux. Le cas échéant, elle est notifiée à l'auteur de la demande. / Lorsque la mise en demeure de quitter les lieux n'a pas été suivie d'effet dans le délai fixé, le représentant de l'Etat dans le département doit procéder sans délai à l'évacuation forcée du logement, sauf opposition de l'auteur de la demande dans le délai fixé pour l'exécution de la mise en demeure. ".

5. Il n'est pas contesté que les requérants occupent sans droit, ni titre un logement propriété de Lille Métropole Habitat et qu'une plainte a été déposée à leur encontre par cet organisme de logement social pour violation de domicile. Si les requérants font valoir qu'ils ont trois enfants à charge et que ceux-ci sont scolarisés, ces circonstances ne suffisent à démontrer la vulnérabilité de leur situation justifiant que soit suspendue l'exécution de la décision contestée, alors que les requérants n'apportent aucun élément de nature à démontrer qu'ils ont fait des démarches pour se loger ou pour se procurer un hébergement.

6. Il résulte de ce qui précède sans qu'il soit besoin d'admettre les requérants au bénéfice de l'aide juridictionnelle que la requête doit être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B et de M. D est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B et à M. A D.

Copie en sera adressée au préfet du Nord.

Fait à Lille, le 10 octobre 2024.

Le juge des référés,

Signé,

D. PERRIN

La République mande et ordonne à la ministre du logement et de la rénovation urbaine en ce qui la concerne ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2409952