Petitioner v. Implicit Rejection of Residency Permit Application
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA petitioner sought the annulment of an implicit rejection concerning a residency permit application initially filed on August 19, 2022, arguing that the administrative silence amounted to a rejection under the relevant code provisions. The court dismissed the request as manifestly inadmissible, reasoning that the regulations stipulate an implicit rejection only arises after a four-month silence *if* the applicant has not been issued a receipt validating their presence; since the evidence showed the initial application was pending review without a formal receipt being issued, the prerequisite for the implicit rejection decision did not materialize, rendering the annulment claim unsupported by an existing administrative decision.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 761-1 du code de justice administrative, article R. 222-1 du code de justice administrative, Article 1er : La requête de M. B... est rejetée, Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B; Petitioner v. Implicit Rejection of Residency Permit Application: The court dismissed the request as manifestly inadmissible, reasoning that the regulations stipulate an implicit rejection only arises after a four-month silence *if* the applicant has not been issued a receipt validating their presence; since the evidence showed the initial application was pending review without a formal receipt being issued, the prerequisite for the implicit rejection decision did not materialize, rendering the annulment claim unsupported by an existing administrative decision.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThe court explicitly orders the rejection of the application in its final orders.
This article governs the notification procedure for the final order.
Cited by the petitioner in the summary of requests (point 4 of the requests) regarding the award of costs.
Cited by the petitioner in the summary of requests (point 4 of the requests) regarding the award of costs in relation to legal aid.
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 novembre 2024, M. A... B..., représenté par Me Charles, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite de rejet résultant du silence gardé par la préfète de l’Essonne sur sa demande de rendez-vous afin de déposer sa demande de titre de séjour déposée le 19 août 2022 ;
3°) d’enjoindre à la préfète de l’Essonne, de lui délivrer un rendez-vous en préfecture dans un délai d’un mois ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi u 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
M. B... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du bureau de l’aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Versailles le 18 mars 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi du 10 juillet 1991 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Les dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative permettent aux présidents des tribunaux administratifs de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser.
2. Aux termes de l’article R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ». Aux termes de l’article R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R. 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois. (…) ». Et aux termes de l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise. (…) ».
3. Il ressort des pièces du dossier que M. B... a déposé une demande d’admission exceptionnelle au séjour le 19 août 2022 via la plateforme « démarches simplifiées ». Il ressort également de l’attestation de dépôt générée par cette plateforme que son dossier est en attente d’examen par l’administration. Dans ces conditions, et alors qu’il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B... aurait été mis en possession d’un récépissé, le silence de la préfète de l’Essonne sur sa demande d’admission exceptionnelle au séjour présentée le 19 août 2022 n’a pu avoir pour effet de faire naître une décision implicite de rejet passé un délai de quatre mois à compter de sa demande en application des dispositions précitées de l’article R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il s’ensuit que les conclusions à fin d’annulation présentées par M. B..., qui sont dirigées contre une décision qui n’existe pas, sont entachées d’une irrecevabilité manifeste non susceptible d’être régularisée.
4. Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de rejeter la requête de M. B... en toutes ses conclusions en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Copie en sera transmise pour information à la préfète de l’Essonne.
Fait à Versailles, le 30 septembre 2025.
La présidente,
J. Grand d’Esnon
La République mande et ordonne à la préfète de l’Essonne en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.