Legislator Jurisprudence & Législation
2409856 Généré par l'IA

Homelessness Shelter Injunction Rendered Moot by Subsequent Provision of Aid

Numéro de cause 2409856
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Partiellement admis (Partially Allowed)

Synthèse Legislator

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A requester sought an emergency injunction against the departmental council for failure to provide immediate shelter and assessment, arguing this constituted a serious and manifestly illegal violation of fundamental rights due to homelessness and lack of subsistence. The court provisionally granted the request for legal aid due to urgency, but determined that the primary requests for injunction compelling shelter and evaluation became moot because the department subsequently provided provisional emergency reception on July 15, 2024, with an evaluation appointment scheduled, thus leading the court to rule there was no longer any need to rule on the injunction demands.

Regeste Legislator

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article L. 521-2 du code de justice administrative, articles L. 761-1 du code de justice administrative, article 375 du code civil, article R. 222-1 du code de justice administrative, Article 1er, Article 20 de la loi du 10 juillet 1991; Homelessness Shelter Injunction Rendered Moot by Subsequent Provision of Aid: The court provisionally granted the request for legal aid due to urgency, but determined that the primary requests for injunction compelling shelter and evaluation became moot because the department subsequently provided provisional emergency reception on July 15, 2024, with an evaluation appointment scheduled, thus leading the court to rule there was no longer any need to rule on the injunction demands.

Mots-clés

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assistance judiciaire provisoire obligation de logement expulsion d'un logement défaut d'urgence entraide judiciaire civile cas d'extrême gravité

Dispositions légales citées

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article L. 521-2 du code de justice administrative
A B, représenté par Me Samy Djemaoun, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
articles L. 761-1 du code de justice administrative
4°) de mettre à la charge du département de la Seine-Saint-Denis une somme de 1500 euros à verser à son conseil en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve qu'il renonce à la part contributive de l'Etat.
article 375 du code civil
- la décision du département de la Seine-Saint-Denis porte une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, du fait de sa carence dans l'accomplissement de sa mission d'accueil à l'égard des mineurs, en méconnaissance de l'article 375 du code civil, des articles L.
article R. 222-1 du code de justice administrative
codedejusticeadministrative
Article 1er
The court grants the provisional benefit of legal aid.
Article 20 de la loi du 10 juillet 1991
Cited in the reasoning as the basis for granting provisional legal aid.
Article L. 761-1 du code de justice administrative
Although requested in point 4 of the petition, it is implicitly addressed by Article 3 which rejects the surplus claims, even though the court decided not to award costs based on the reasons in point 4.
Article 37 de la loi du 10 juillet 1991
The court explicitly rejects the request for costs based on this article in point 4 of the considerations, which governs the final disposition concerning costs.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er

The court grants the provisional benefit of legal aid.

Article 20 de la loi du 10 juillet 1991

Cited in the reasoning as the basis for granting provisional legal aid.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

Although requested in point 4 of the petition, it is implicitly addressed by Article 3 which rejects the surplus claims, even though the court decided not to award costs based on the reasons in point 4.

Article 37 de la loi du 10 juillet 1991

The court explicitly rejects the request for costs based on this article in point 4 of the considerations, which governs the final disposition concerning costs.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 juillet 2024, M. A B, représenté par Me Samy Djemaoun, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) d'enjoindre au conseil départemental de la Seine-Saint-Denis d'accomplir toutes les diligences utiles pour qu'il puisse bénéficier d'une mise à l'abri, dans un délai de 24 heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) d'enjoindre au conseil départemental de la Seine-Saint-Denis d'organiser un entretien d'évaluation de sa situation conformément aux articles L. 221-1, L. 221-2-4, L. 222-5 et R. 221-11 du code de l'action sociale et des familles ;

4°) de mettre à la charge du département de la Seine-Saint-Denis une somme de 1500 euros à verser à son conseil en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sous réserve qu'il renonce à la part contributive de l'Etat.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'il se trouve sans hébergement, sans aucune prise en charge et sans aucun moyen de subsistance sur le territoire français, ce qui l'expose à un risque immédiat pour sa sécurité ;

- la décision du département de la Seine-Saint-Denis porte une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, du fait de sa carence dans l'accomplissement de sa mission d'accueil à l'égard des mineurs, en méconnaissance de l'article 375 du code civil, des articles L. 221-1, L. 221-2-4, L. 222-5 et R. 221-11 du code de l'action sociale et des familles.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 juillet 2024, le président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis conclut au non-lieu à statuer sur la requête, au motif que le requérant bénéficie désormais d'un accueil provisoire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- le code de l'action sociale et des familles ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif a désigné M. Tukov, vice-président, pour statuer sur les requêtes en référé.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :

1. En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

2. En vertu des dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les présidents de formation de jugement des tribunaux et les magistrats désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance, constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête et statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1.

3. Il ressort des pièces du dossier, que postérieurement à l'introduction de l'instance, le département de la Seine-Saint-Denis a accueilli M. B au service de l'aide sociale à l'enfance dans le cadre d'un recueil provisoire d'urgence pour sa mise à l'abri le 15 juillet 2024, pour un rendez-vous d'évaluation fixé le 22 juillet 2024. Les conclusions de la requête à foin d'injonction ont dès lors perdu leur objet

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 :

4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de Me Djemaoun tendant à l'application de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.

O R D O N N E :

Article 1er : M. B est admis à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Il n'y a plus lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction de la requête de M. B.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à Me Djemaoun et au département de la Seine-Saint-Denis.

Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis

Fait à Montreuil, le 18 juillet 2024.

Le juge des référés,

C. TUKOV

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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