Legislator Jurisprudence & Législation
2409520 Généré par l'IA

Driver's License Suspension Challenge Dismissed

Numéro de cause 2409520
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A petitioner sought the suspension of a five-month driver's license suspension imposed by the prefect for a speeding offense of 40 km/h or more over the limit, arguing urgency due to his professional need to drive and citing several doubts regarding the legality of the decision, including incompetence, insufficient motivation, and errors in applying relevant traffic and administrative codes. The court rejected the request for summary relief because none of the presented legal arguments, including those concerning the author's competence, motivation, statutory compliance, or the duration of the suspension, were deemed capable of creating a serious doubt as to the legality of the challenged administrative order, leading to the dismissal of the petition without needing to assess the alleged urgency.

Regeste Legislator

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article L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative, Art. L. 522-3 du code de justice administrative, Art. L. 521-1 du code de justice administrative; Driver's License Suspension Challenge Dismissed: The court rejected the request for summary relief because none of the presented legal arguments, including those concerning the author's competence, motivation, statutory compliance, or the duration of the suspension, were deemed capable of creating a serious doubt as to the legality of the challenged administrative order, leading to the dismissal of the petition without needing to assess the alleged urgency.

Mots-clés

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retrait de permis de conduire licenciement administratif limites légales conduite malgré une incapacité délai de suspension infraction légère à la LCR

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Art. L. 522-3 du code de justice administrative

Used by the judge to reject the request without further instruction.

Art. L. 521-1 du code de justice administrative

Cited in the reasoning as the legal basis for the summary proceeding being considered.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 4 novembre 2024, M. B A, représenté par Me Josseaume, demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'arrêté du 4 octobre 2024 par lequel la préfète de l'Essonne a suspendu la validité de son permis de conduire pour une durée de cinq mois à compter de la mesure de rétention, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'il exerce l'activité de gérant de société spécialisée dans les activités d'achat-vente automobiles qui lui impose des déplacements permanents pour lesquels le permis de conduire est indispensable et tout autre mode de transport, y compris collectif, est inadapté à sa situation ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée dès lors qu'elle est entachée d'incompétence de son auteur, d'insuffisance de motivation, de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 224-2 du code de la route, d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de la durée de la suspension, de la méconnaissance de l'article L. 224-2 alinéa 3 du code de la route en retenant une vitesse autorisée règlementairement sans autre précision quant au lieu de l'infraction, de la violation des dispositions de l'article L. 122-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 28 octobre 2024 sous le numéro 2409302 par laquelle M. A demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- le code de la route ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Cayla, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. M. A dont la validité du permis de conduire a été suspendue pour une durée de cinq mois par un arrêté du 4 octobre 2024 de la préfète de l'Essonne sur le fondement de l'article L. 224-2 du code de la route après avoir fait l'objet d'une mesure de rétention pour avoir commis un dépassement de 40km/h ou plus de la vitesse maximale autorisée le 4 octobre 2024, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de cette décision.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Le premier alinéa de l'article R. 522-1 du même code précise que : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l'affaire. () ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction, ni audience, lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

3. Il ressort de la demande du requérant qu'aucun des moyens qu'il soulève tirés de l'incompétence de l'auteur de la décision contestée, de l'insuffisance de motivation, de la violation des dispositions de l'article L. 122-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 224-2 du code de la route et de l'alinéa 3 de cet article, et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de la durée de la suspension n'est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté en litige. Il y a lieu, par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence, en l'état de l'instruction, de rejeter la requête de M. A, selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée à la préfète de l'Essonne.

Fait à Versailles, le 5 novembre 2024.

La juge des référés,

signé

F. Cayla

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur soit en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision