Applicant v. State: Annulment of Implied Rejection of Exceptional Admission to Stay
Synthèse Legislator
Généré par l'IAAn applicant sought the annulment of the implied rejection of their request for exceptional admission to stay, filed in February 2023, arguing that the administrative silence had exceeded the statutory four-month limit for tacit rejection. The Tribunal rejected the entire request by order, finding it manifestly inadmissible. The court reasoned that although administrative silence normally constitutes an implicit rejection after four months, this mechanism was inapplicable in this specific case because the applicant had never been issued the necessary application receipt (*récépissé*), which is mandatory when an application is deemed admissible, and the file was still officially listed as merely "awaiting examination." Consequently, since the alleged implicit rejection decision had not legally come into existence, the claims for its annulment were irreceivable.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 761-1 du code de justice administrative, article R. 222-1 du code de justice administrative, Article 1er : La requête de M. A... B... est rejetée, Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... A... B; Applicant v. State: Annulment of Implied Rejection of Exceptional Admission to Stay: The Tribunal rejected the entire request by order, finding it manifestly inadmissible. The court reasoned that although administrative silence normally constitutes an implicit rejection after four months, this mechanism was inapplicable in this specific case because the applicant had never been issued the necessary application receipt (*récépissé*), which is mandatory when an application is deemed admissible, and the file was still officially listed as merely "awaiting examination." Consequently, since the alleged implicit rejection decision had not legally come into existence, the claims for its annulment were irreceivable.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis article represents the main order dismissing the applicant's request.
This article deals with the notification of the order.
Although not explicitly in the final numbered articles (1 & 2), the applicant requested costs under this article (point 3 of the request), and such provisions are often implicitly handled by the procedural ruling if costs are awarded or denied. However, since the rejection is based on inadmissibility (Art. R. 222-1 du code de justice administrative), and no explicit order regarding costs (like 'Condamne aux dépens' or similar) citing L. 761-1 is present in the final operative part, it should not be included based on the strict instruction to only include provisions cited in the final numbered orders (Article 1 and Article 2).
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 26 octobre 2024 et le 3 juin 2025, M. C... A... B..., représenté par Me de Guéroult d’Aublay, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision par laquelle la préfète de l’Essonne a implicitement rejeté sa demande d’admission au séjour déposée le 13 février 2023, modifiée le 12 mars 2024 ;
2°) d’enjoindre à la préfète de l’Essonne, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour temporaire dans un délai d’un mois à compter de la date de notification du jugement à intervenir, sous astreinte de cinquante euros par jour de retard ; et à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délais et d’astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Les dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative permettent aux présidents des tribunaux administratifs de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser.
2. Aux termes de l’article R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ». Aux termes de l’article R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R. 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois. (…) ». Et aux termes de l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise. (…) ».
3. Il ressort des pièces du dossier que M. A... B... a déposé une demande d’admission exceptionnelle au séjour le 13 février 2023 via la plateforme « démarches simplifiées », qu’il a modifiée le 12 mars 2024. Il ressort également de l’attestation de dépôt générée par cette plateforme que son dossier est en attente d’examen par l’administration. Dans ces conditions, et alors qu’il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A... B... aurait été mis en possession d’un récépissé, le silence de la préfète de l’Essonne sur sa demande d’admission exceptionnelle au séjour présentée le 13 février 2023 n’a pu avoir pour effet de faire naître une décision implicite de rejet passé un délai de quatre mois à compter de sa demande en application des dispositions précitées de l’article R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il s’ensuit que les conclusions à fin d’annulation présentées par M. A... B..., qui sont dirigées contre une décision qui n’existe pas, sont entachées d’une irrecevabilité manifeste non susceptible d’être régularisée.
4. Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de rejeter la requête de M. A... B... en toutes ses conclusions en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... A... B....
Fait à Versailles, le 8 octobre 2025.
La présidente,
J. Grand d’Esnon
La République mande et ordonne à la préfète de l’Essonne en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.