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2408897 Généré par l'IA

Student Visa Appeal Suspension Denied Due to Lack of Urgency

Numéro de cause 2408897
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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The applicant sought an order to suspend the implicit rejection of his appeal against a long-stay student visa denial, arguing urgency because his program started soon and he had paid a deposit. The court dismissed the request because the applicant, who was employed as a supervisor after obtaining a master's degree in 2020, failed to demonstrate that the inability to attend the specific new program beginning on September 23, 2024, caused a sufficiently serious and immediate prejudice to his situation, as his academic career was not interrupted and the potential loss of the paid deposit was not established as irrecoverable. Consequently, the condition of urgency required for provisional relief was not met.

Regeste Legislator

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article L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 511-2 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative, Art. L. 522-3 du code de justice administrative, Art. L. 521-1 du code de justice administrative; Student Visa Appeal Suspension Denied Due to Lack of Urgency: The court dismissed the request because the applicant, who was employed as a supervisor after obtaining a master's degree in 2020, failed to demonstrate that the inability to attend the specific new program beginning on September 23, 2024, caused a sufficiently serious and immediate prejudice to his situation, as his academic career was not interrupted and the potential loss of the paid deposit was not established as irrecoverable. Consequently, the condition of urgency required for provisional relief was not met.

Mots-clés

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suspension provisoire visa défaut d'urgence demande d'asile tardive diplôme de master demande tardive de prolongation

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Art. L. 522-3 du code de justice administrative

The court used this article to reject the request via a motivated order without proceeding to the full procedure because the claim was deemed inadmissible or unfounded.

Art. L. 521-1 du code de justice administrative

This article sets the legal basis for the suspension request which was ultimately rejected.

Art. L. 761-1 du code de justice administrative

This article governs the costs application, which was implicitly rejected by the rejection of the main request and the lack of explicit order for payment.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 juin 2024, M. A, représenté par Me Cuzin-Tourham, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 16 janvier 2024 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a implicitement rejeté le recours exercé contre la décision du 20 septembre 2023 par laquelle les autorités consulaires françaises à Oran (Algérie) ont refusé de lui délivrer un visa de long séjour, en tant qu'étudiant ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de procéder à un nouvel examen de sa demande, dans un délai de 15 jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est satisfaite dès lors que la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation en ce que la formation au sein de laquelle il a été admis pour la troisième fois, débute le 23 septembre 2024, date à laquelle le juge du fond n'aura pas statué sur la légalité de la décision contestée ; il a versé un acompte de 2 640 euros à l'établissement d'enseignement concerné ; la formation choisie, qui lui permet d'obtenir un diplôme d'un niveau bac+6, est cohérente avec son parcours et lui offre de réelles perspectives d'emploi ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

Vu les pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Robert-Nutte, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". Aux termes de l'article L. 522-3 dudit code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi de conclusions tendant à la suspension d'un acte administratif, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire.

3. Pour justifier l'urgence à suspendre l'exécution de la décision litigieuse, M. A invoque le préjudice en résultant sur sa situation, dès lors qu'elle fait obstacle à ce qu'il suive la formation au sein de laquelle il a été admis pour la troisième fois, qui débute le 23 septembre 2024. Toutefois, d'une part, la décision contestée ne peut être regardée comme préjudiciant de manière suffisamment grave et immédiate à la situation de M. A en le privant de suivre les enseignements de 1ère année de mastère spécialisé " réseaux et services ", dispensé au sein de l'établissement Télécom Sud Paris, dès lors qu'au regard des pièces jointes à la requête, l'intéressé, âgé de 33 ans, a cessé de poursuivre ses études à la suite de l'obtention d'un diplôme de master en sciences et technologies en décembre 2020 et qu'il est désormais employé en qualité de superviseur au sein d'une société algérienne. Ainsi, le fait de ne pas suivre la formation envisagée en France n'a pas pour effet d'interrompre le parcours académique de l'intéressé. D'autre part, si M. A soutient que la formation envisagée est pertinente au regard de son profil et lui offre de réelles perspectives d'emploi, l'intéressé ne démontre, toutefois, pas la plus-value effective du suivi de ce mastère sur son parcours professionnel, alors que, comme il a été dit, celui-ci occupe actuellement un poste de superviseur en Algérie. Enfin, si M. A se prévaut des frais dont il s'est déjà acquitté auprès de l'établissement d'enseignement, il n'établit pas que ceux-ci ne pourraient lui être remboursés en cas de refus de délivrance du visa sollicité. Par suite, au regard de l'ensemble de ces circonstances, la décision contestée ne peut être regardée comme préjudiciant de manière suffisamment grave et immédiate à la situation de M. A pour que la condition d'urgence soit considérée comme remplie. Par conséquent, il y a lieu de rejeter la requête de M. A, en toutes ses conclusions, selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Nantes, le 25 juin 2024.

La juge des référés,

O. ROBERT-NUTTELa République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2408897