Legislator Jurisprudence & Législation
2408816 Généré par l'IA

Visa Suspension Denial Due to Lack of Urgency

Numéro de cause 2408816
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A request for the suspension of a long-stay visa refusal by French consular authorities was dismissed because the applicant failed to demonstrate sufficient and immediate urgency as required for interim relief under administrative law. The applicant claimed urgency based on the imminent expiration of a job offer set to begin on a specific date, but the court found that the applicant did not establish that the employer could not further postpone the employment date pending the outcome of an administrative appeal, nor did the applicant adequately prove severe and immediate financial precarity, leading the judge to reject all of the applicant's claims under the expedited procedure for manifestly ill-founded requests.

Regeste Legislator

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article L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 511-2 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative, Art. L. 522-3 du code de justice administrative, Art. L. 761-1 du code de justice administrative; Visa Suspension Denial Due to Lack of Urgency: The applicant claimed urgency based on the imminent expiration of a job offer set to begin on a specific date, but the court found that the applicant did not establish that the employer could not further postpone the employment date pending the outcome of an administrative appeal, nor did the applicant adequately prove severe and immediate financial precarity, leading the judge to reject all of the applicant's claims under the expedited procedure for manifestly ill-founded requests.

Mots-clés

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visa défaut d'urgence occupation provisoire demande d'asile tardive demande tardive de prolongation retrait de la requête

Dispositions légales citées

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article L. 521-1 du code de justice administrative
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 11 avril 2024 par laquelle les autorités consulaires françaises à Moroni (Comores) ont refusé de lui délivrer un visa de long séjour, en tant que salarié ;
article L. 761-1 du code de justice administrative
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
article L. 511-2 du code de justice administrative
Le président du tribunal a désigné Mme Robert-Nutte, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
article L. 522-3 du code de justice administrative
A doit être rejetée, en toutes ses conclusions, selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Art. L. 522-3 du code de justice administrative
The court explicitly ordered the rejection of the request based on the procedure outlined in this article because the request was deemed inadmissible or ill-founded (no urgency shown).
Art. L. 761-1 du code de justice administrative
This article would typically cover costs, but since the request was rejected in its entirety, no order for costs under this article was issued in the dispositive, except for the applicant's claim which was rejected. However, the dispositive only contains Article 1 (rejection of the request) and Article 2 (notification). Since Article 1 does not cite L. 761-1, it is excluded based on the strict rule that only provisions cited in the numbered orders are included, and L. 761-1 was only claimed by the applicant.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Art. L. 522-3 du code de justice administrative

The court explicitly ordered the rejection of the request based on the procedure outlined in this article because the request was deemed inadmissible or ill-founded (no urgency shown).

Art. L. 761-1 du code de justice administrative

This article would typically cover costs, but since the request was rejected in its entirety, no order for costs under this article was issued in the dispositive, except for the applicant's claim which was rejected. However, the dispositive only contains Article 1 (rejection of the request) and Article 2 (notification). Since Article 1 does not cite L. 761-1, it is excluded based on the strict rule that only provisions cited in the numbered orders are included, and L. 761-1 was only claimed by the applicant.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 juin 2024, M. A, représenté par Me Maimouna Abdou, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 11 avril 2024 par laquelle les autorités consulaires françaises à Moroni (Comores) ont refusé de lui délivrer un visa de long séjour, en tant que salarié ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de délivrer le visa sollicité, dans un délai de 10 jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est satisfaite dès lors que l'exécution de son contrat de travail devait débuter le 6 mai dernier ; la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, dès lors qu'il risque de perdre le bénéfice de cet emploi, alors que son employeur maintient sa promesse d'embauche jusqu'au 21 juin 2024, pour une prise de poste fixée au 20 juillet 2024 ; il est sans emploi aux Comores depuis le 30 avril 2024 et le poste proposé constitue sa seule perspective professionnelle et donc sa seule source de revenus ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

Vu les pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Robert-Nutte, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". Aux termes de l'article L. 522-3 dudit code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.

3. Pour justifier l'urgence à suspendre l'exécution de la décision litigieuse, avant même que la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France ait statué sur le recours introduit devant elle, le 15 mai 2024, M. A invoque le préjudice en résultant sur sa situation dès lors qu'il n'est pas en mesure d'exécuter le contrat de travail à durée déterminée d'une durée de 6 mois, conclu avec la société SOGIDEL en vue d'exercer les fonctions d'employé restauration polyvalent, la promesse d'embauche étant valable jusqu'au 20 juin 2024 et la date de sa prise de poste ayant étant reportée au 20 juillet 2024. Toutefois, d'une part, le requérant n'établit pas que la société SODIGEL ne serait pas en mesure de reporter une nouvelle fois la date de validité de sa promesse d'embauche ainsi qu'éventuellement de sa prise de poste, notamment dans l'attente de la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, appelée à naître au plus tard le 15 juillet 2024. D'autre part, si M. A soutient qu'il est sans emploi aux Comores et dans une situation financière précaire, il ne l'établit, toutefois, pas en se bornant à produire une attestation de travail faisant état de son emploi jusqu'au 30 avril 2024 et un relevé de compte bancaire dont le solde avoisine le montant d'un euro. De même, M. A, en invoquant le taux de chômage aux Comores, ne démontre pas y avoir activement et vainement recherché un emploi, alors, par ailleurs, que celui proposé en France porte sur une durée de six mois. Par suite, la décision contestée ne peut être regardée comme préjudiciant de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation pour que la condition d'urgence soit considérée comme remplie. Par conséquent, la requête de M. A doit être rejetée, en toutes ses conclusions, selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Nantes, le 24 juin 2024.

La juge des référés,

Odile ROBERT-NUTTE

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2408816