Legislator Jurisprudence & Législation
2408779 Généré par l'IA

Foreign National Student Permit Refusal Suspension Appeal

Numéro de cause 2408779
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

Généré par l'IA

A foreign national sought the summary judgment suspension of an administrative decision refusing the renewal of her student residence permit and ordering her departure from the territory, arguing urgency due to her inability to continue studies or an apprenticeship contract, and citing serious doubts regarding the legality of the refusal based on alleged incompetent authority signature, insufficient reasoning, errors of law concerning eligibility, and a violation of the right to respect for private life. The administrative judge rejected the request, finding that the alleged grounds for illegality, despite the evident urgency related to her status, did not currently establish a serious doubt as to the legality of the challenged decisions, rendering the request manifestly unfounded.

Regeste Legislator

Généré par l'IA

article L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, Article L. 522-3 du code de justice administrative; Foreign National Student Permit Refusal Suspension Appeal: The administrative judge rejected the request, finding that the alleged grounds for illegality, despite the evident urgency related to her status, did not currently establish a serious doubt as to the legality of the challenged decisions, rendering the request manifestly unfounded.

Mots-clés

Généré par l'IA
violation des charges d'autorisation décision étrangère autorisations de séjour positions administratives suspension de la naturalisation annulation de la décision administrative

Dispositions légales citées

Généré par l'IA
article L. 521-1 du code de justice administrative
codedejusticeadministrative
article L. 761-1 du code de justice administrative
This article was cited in the context of rejecting the petitioner's claim for costs.
article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers
- la décision portant refus de titre de séjour est entachée d'une erreur de droit au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle remplit les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour ;
Article L. 522-3 du code de justice administrative
The court cited this article as the basis for rejecting the request because it was manifestly ill-founded without examining the urgency condition.
Généré par l'IA

Questions juridiques clés extraites par Legislator

Généré par l'IA
Article L. 522-3 du code de justice administrative

The court cited this article as the basis for rejecting the request because it was manifestly ill-founded without examining the urgency condition.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

This article was cited in the context of rejecting the petitioner's claim for costs.

Vous souhaitez savoir comment cet arrêt s'applique à votre dossier ?

Analysez cette décision avec la législation fédérale, le droit cantonal, la doctrine et la jurisprudence subséquente dans Legislator AI.

Ouvrir dans Legislator →

Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 juillet 2024, Mme C B, représenté par Me Helalian, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution des décisions contenues dans l'arrêté du 7 mai 2024 par lesquelles le préfet de Seine-et-Marne a refusé de lui renouveler son titre de séjour " étudiant " et l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;

2°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente du jugement à intervenir dans le cadre de sa requête en annulation ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

1°) la condition d'urgence est satisfaite au motif que la décision attaquée est un refus de renouvellement d'un titre de séjour " étudiant ", qu'elle ne peut donc poursuivre ses études et ne peut commencer son contrat d'alternance ;

2°) il existe des moyens sérieux de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaquée aux motifs que :

- la décision portant refus de titre de séjour a été signée par une autorité incompétente ;

- la décision portant refus de titre de séjour est insuffisamment motivée ;

- la décision portant refus de titre de séjour est entachée d'une erreur de droit au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle remplit les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'illégalité du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 15 mai 2024 sous le numéro 2406063 par laquelle Mme B demande l'annulation des décisions attaquées.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme A pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, de nationalité indienne, est entrée régulièrement sur le territoire français pour y poursuivre des études. Elle a ainsi été titulaire d'un titre de séjour " étudiant " dont elle a sollicité le renouvellement le 13 mai 2023. Par un arrêté du 7 mai 2024, le préfet de

Seine-et-Marne a refusé de lui renouveler son titre de séjour " étudiant ", l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être éloignée. Elle demande la suspension de l'exécution des décisions par lesquelles le préfet de Seine-et-Marne a refusé de lui renouveler son titre de séjour " étudiant " et l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision.

2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". Aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". L'article L. 522-3 dudit code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article

L. 522-1. ". Enfin, aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ".

3. Mme B soutient que la décision portant refus de titre de séjour a été signée par une autorité incompétente, qu'elle est insuffisamment motivée et qu'elle est entachée d'une erreur de droit au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle remplit les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour et que la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'illégalité du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour et qu'elle a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Toutefois, en l'état de l'instruction, les moyens ne sont pas de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées. Ainsi la demande est manifestement mal fondée. Par suite, et sans qu'il y ait lieu de se prononcer sur la condition de l'urgence, il y a lieu, dans ces conditions, de faire application de l'article L. 522-3 précité du code de justice administrative et de rejeter la requête, y compris les conclusions à fin d'injonction et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B et au préfet de Seine-et-Marne.

Fait à Melun, le 22 juillet 2022.

La juge des référés,

Signé : N. MULLIE

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière