Legislator Jurisprudence & Législation
2408771 Généré par l'IA

Visa Issuance Rendered Moot; State Ordered to Pay Legal Costs

Numéro de cause 2408771
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige struck_off

Synthèse Legislator

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The petitioners sought the annulment of an implicit rejection of their appeal against a refusal to grant a long-stay visa to the foreign spouse of a French national, and requested an order to issue the visa or re-examine the application, along with legal costs. The court determined that since the consulate subsequently issued the requested visa on July 26, 2024, the annulment and injunction claims became moot, resulting in no further ruling on those requests. However, considering the first petitioner was granted full legal aid, the court ordered the State to pay the attorney €600 for legal expenses, contingent upon the attorney waiving the state's contribution share.

Regeste Legislator

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article L. 761-1 du code de justice administrative, article R. 222-1 du code de justice administrative, articles L. 761-1 du code de justice administrative, Article 1er, Article R. 222-1, Article 37 de la loi du 10 juillet 1991; Visa Issuance Rendered Moot; State Ordered to Pay Legal Costs: The court determined that since the consulate subsequently issued the requested visa on July 26, 2024, the annulment and injunction claims became moot, resulting in no further ruling on those requests. However, considering the first petitioner was granted full legal aid, the court ordered the State to pay the attorney €600 for legal expenses, contingent upon the attorney waiving the state's contribution share.

Mots-clés

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visa frais d'assistance judiciaire conjoint étranger commandement de payer état requérant état étranger

Dispositions légales citées

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article L. 761-1 du code de justice administrative
Cited in Article 2 as the legal basis for ordering the State to pay a sum to the lawyer.
article R. 222-1 du code de justice administrative
codedejusticeadministrative
articles L. 761-1 du code de justice administrative
Ainsi, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Article 1er
The order rules that there is no need to rule on the claims for annulment and injunction, consistent with the court's internal powers.
Article R. 222-1
Cited in the reasoning as the basis for the decision not to rule on the substance of the request.
Article 37 de la loi du 10 juillet 1991
Cited in Article 2 as the legal basis for ordering the State to pay a sum to the lawyer regarding legal aid costs.
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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er

The order rules that there is no need to rule on the claims for annulment and injunction, consistent with the court's internal powers.

Article R. 222-1

Cited in the reasoning as the basis for the decision not to rule on the substance of the request.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

Cited in Article 2 as the legal basis for ordering the State to pay a sum to the lawyer.

Article 37 de la loi du 10 juillet 1991

Cited in Article 2 as the legal basis for ordering the State to pay a sum to the lawyer regarding legal aid costs.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 juin 2024, M. C A B et Mme D E épouse A B, représentés par Me Leudet, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté le recours formé contre la décision du 11 janvier 2024 de l'autorité consulaire française à Rabat refusant de délivrer un visa de long séjour en qualité de conjoint étranger de ressortissant français à M. A B ;

2°) d'enjoindre aux autorités compétentes de délivrer le visa sollicité, ou, à défaut, de réexaminer la situation de M. A B, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros qui devra être versée à leur avocat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, moyennant la renonciation de cet avocat à percevoir la contribution versée par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 août 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction et s'en remet à la sagesse du tribunal concernant le surplus des conclusions de la requête.

Il fait valoir que le 26 juillet 2024, le visa sollicité a été délivré.

Mme A B a été admise à l'aide juridictionnelle totale par une décision du 17 juin 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de la requête, l'autorité consulaire française à Rabat a délivré le 26 juillet 2024 le visa sollicité à M. A B. Ainsi, la décision attaquée a implicitement mais nécessairement été retirée. Dans ces conditions, les conclusions de M. A B et Mme E épouse A B aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte sont devenues sans objet. Dès lors, il n'y a pas lieu d'y statuer.

3. Mme E épouse A B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Ainsi, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Leudet, avocat des requérants renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 600 euros.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. A B et Mme E épouse A B aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte.

Article 2 : L'Etat versera à Me Leudet une somme de 600 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. F B, à Mme D E épouse A B, au ministre de l'intérieur et à Me Leudet.

Fait à Nantes, le 11 octobre 2024.

La présidente,

V. POUPINEAU

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,