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2408255 Généré par l'IA

Minister of the Interior v. Petitioner (Visa Urgency)

Numéro de cause 2408255
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A petitioner sought an urgent order under Article L. 521-2 of the administrative justice code to compel the Minister of the Interior to issue a long-stay visa based on claimed violations of fundamental rights, including the right to work. The court dismissed the application because the petitioner failed to demonstrate the requisite "particular urgency" justifying an intervention by the summary judge within the strict forty-eight-hour deadline, reasoning that the mere existence of an alleged violation of a fundamental right, even concerning a delayed employment start date, is generally insufficient, absent specific circumstances, to meet the strict urgency standard required by the provision.

Regeste Legislator

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article L. 521-2 du code de justice administrative, article L. 511-2 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative; Minister of the Interior v. Petitioner (Visa Urgency): 521-2 of the administrative justice code to compel the Minister of the Interior to issue a long-stay visa based on claimed violations of fundamental rights, including the right to work. The court dismissed the application because the petitioner failed to demonstrate the requisite "particular urgency" justifying an intervention by the summary judge within the strict forty-eight-hour deadline, reasoning that the mere existence of an alleged violation of a fundamental right, even concerning a delayed employment start date, is generally insufficient, absent specific circumstances, to meet the strict urgency standard required by the provision.

Mots-clés

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ministre de l'intérieur visa droits constitutionnels spécifiques droit au travail droit de manifester demande d'asile tardive

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article L. 522-3 du code de justice administrative

Used to justify rejecting the request because the urgency condition for the request under Article L. 521-2 was not met.

Article L. 521-2 du code de justice administrative

The legal basis under which the applicant requested measures to safeguard a fundamental freedom, which was ultimately found not to be satisfied due to lack of urgency.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête et une pièce complémentaire, enregistrées le 4 juin 2024, M. A B demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de lui délivrer un visa de long séjour en tant que salarié.

Il soutient que le refus de visa en cause, entaché d'illégalités, porte une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales constituées par :

* son droit au travail ;

* l'article 4 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen ;

* l'article 23 de la déclaration universelle des droits de l'homme ;

* l'article 6 du pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels ;

* l'article 20 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

* l'article 21 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

* l'article 15 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

* l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

* l'article 47 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

Vu les pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Robert-Nutte, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures " et aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". L'article L. 522-3 dudit code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ". Enfin aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ".

2. Lorsqu'un requérant fonde son action sur la procédure de protection particulière instituée par l'article L. 521-2 précité du code de justice administrative, il lui appartient de justifier de circonstances caractérisant une situation d'urgence qui implique, sous réserve que les autres conditions posées par l'article L. 521-2 soient remplies, qu'une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans les quarante-huit heures.

3. Sauf circonstances particulières, le refus des autorités consulaires de délivrer un visa d'entrée en France ne constitue pas une situation d'urgence caractérisée rendant nécessaire l'intervention dans les quarante-huit heures du juge des référés. La circonstance qu'une atteinte à une liberté fondamentale, portée par l'administration, serait avérée, n'est pas à elle seule de nature à caractériser l'existence d'une situation d'urgence justifiant l'intervention du juge des référés dans le très bref délai prévu par les dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Il appartient au juge des référés d'apprécier, au vu des éléments que lui soumet le requérant comme de l'ensemble des circonstances de l'espèce, si la condition d'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 est satisfaite, en prenant en compte la situation du requérant et les intérêts qu'il entend défendre mais aussi l'intérêt public qui s'attache à l'exécution des mesures prises par l'administration.

4. Le requérant n'invoque aucune circonstance au titre de l'urgence, cette condition ne pouvant, en tout état de cause, être regardée comme satisfaite par le seul fait que la date prévisionnelle de début de son contrat de travail soit dépassée et que la société envisageant de l'employer en France soit toujours dans l'attente de son intégration dans ses effectifs. Par suite, la condition d'urgence particulière, au sens des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, ne peut être regardée comme remplie et il y a lieu de rejeter la présente requête, selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Nantes, le 5 juin 2024.

La juge des référés,

O. Robert-Nutte

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2408255