Legislator Jurisprudence & Législation
2404875 Généré par l'IA

Residence Order Suspension Denied Pending Expulsion Review

Numéro de cause 2404875
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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An individual, subject to an administrative order imposing an obligation to leave the national territory and subsequently placed under a residence assignment pending expulsion, sought an urgent suspension of the residence order, arguing it severely restricted their freedom of movement due to a requirement to report three times weekly and hindered job-seeking efforts. The court rejected the request for suspension because the applicant failed to demonstrate that the specific conditions of the residence assignment created a sufficiently serious and immediate harm or urgency required under administrative law, as general assertions about restricted movement and difficulty in job searches, without supporting evidence that these constraints made essential activities impossible, did not meet the legal standard for immediate judicial intervention prior to the substantive review of the administrative decision's legality.

Regeste Legislator

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article L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, article L. 522-3 du code de justice administrative, Article 1er : La requête de M. B est rejetée; Residence Order Suspension Denied Pending Expulsion Review: The court rejected the request for suspension because the applicant failed to demonstrate that the specific conditions of the residence assignment created a sufficiently serious and immediate harm or urgency required under administrative law, as general assertions about restricted movement and difficulty in job searches, without supporting evidence that these constraints made essential activities impossible, did not meet the legal standard for immediate judicial intervention prior to the substantive review of the administrative decision's legality.

Mots-clés

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obligation de résidence rupture de ban défaut de conditions matérielles détention aux fins d'expulsion contrôle juridictionnel révocation de l'autorisation de séjour

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

This is the main order dismissing the request.

article L. 522-3 du code de justice administrative

The court ordered the rejection of the request according to this simplified procedure provision.

article L. 521-1 du code de justice administrative

This article established the legal basis for the underlying request for suspension, which the court ultimately rejected because the condition of urgency was not met.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 mai 2024, M. A B, représenté par Me Boubaker, demande au juge des référés :

1°) de suspendre, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de l'arrêté du 14 mars 2024 par lequel le préfet du Pas-de-Calais l'a assigné à résidence jusqu'à l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français prononcée à son encontre et en tout état de cause pour une durée ne pouvant excéder un an renouvelable deux fois ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu :

- la copie de la requête à fin d'annulation de la décision attaquée ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Robbe, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant algérien né le 24 novembre 1991, déclare, sans autre précision, être entré en France dans le cadre d'une procédure de regroupement familial alors qu'il était mineur. Il déclare avoir été muni, à sa majorité, d'une carte de résident valable du 24 novembre 2009 au 23 novembre 2019. Par un premier arrêté du 27 février 2024, le préfet du Pas-de-Calais a prononcé à son encontre une obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. Par la présente requête, M. B demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution d'un second arrêté, en date du 14 mars 2024, par lequel le préfet du Pas-de-Calais l'a assigné à résidence jusqu'à l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français prononcée à son encontre et en tout état de cause pour une durée ne pouvant excéder un an renouvelable deux fois.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

3. Pour l'application des dispositions ci-dessus reproduites de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte contesté sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire. La décision par laquelle le préfet assigne à résidence un ressortissant étranger sur le fondement de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne crée une situation d'urgence que si le requérant justifie, en invoquant des circonstances particulières, que cette décision affecte gravement sa situation.

4. Pour justifier l'urgence qui s'attache, selon lui, à suspendre l'exécution de l'arrêté en litige, M. B soutient que celui-ci a pour objet de restreindre sa liberté d'aller et venir dès lors qu'il est soumis à une obligation de pointage très lourde et disproportionnée l'obligeant à se présenter trois fois par semaine au commissariat de police de Lens. Toutefois, ces considérations générales ne peuvent suffire, à elles seules, à caractériser l'existence d'une situation d'urgence au sens des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administratives.

5. Par ailleurs, M. B fait valoir, toujours au titre de l'urgence, que l'arrêté en litige fait obstacle à ce qu'il puisse effectuer des démarches en vue de la recherche d'un emploi. Cependant, ainsi qu'il a été indiqué au point précédent, si l'arrêté litigieux contraint l'intéressé à faire connaître sa présence trois fois par semaine les lundi, mardi et jeudi entre 10 heures et 11 heures, jours féries et chômés inclus, au commissariat de police de Lens, le requérant n'établit par la production d'aucune pièce que les prescriptions ainsi imposées par cet arrêté l'empêcheraient d'accomplir de telles démarches. Par suite, la condition d'urgence exigée par les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative ne peut être regardée comme remplie.

6. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner si la condition tenant au doute sérieux est remplie, qu'il y a lieu de rejeter la requête, y compris les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Une copie sera adressée pour information au préfet du Pas-de-Calais.

Fait à Lille, le 18 juillet 2024.

Le juge des référés,

signé

J. ROBBE

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

Le greffier,