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2404856 Généré par l'IA

Moroccan National v. State: Implicit Rejection of Exceptional Residency Suspension Denial

Numéro de cause 2404856
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Rejeté (Dismissed)

Synthèse Legislator

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A national of Morocco, present in the territory since 2011, sought suspension of the implicit rejection of her application for exceptional residency, arguing that her lack of a residence permit forced her into precarious living conditions while being a mother of two children. The Administrative Judge summarily rejected the request for suspension under Article L. 521-1 of the Administrative Justice Code because the applicant failed to demonstrate sufficient facts to establish the requisite urgency, noting that mere irregular status does not automatically constitute particular circumstances for a first-time residency application, thus denying the request on the sole ground of lack of urgency.

Regeste Legislator

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article L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, Article L. 522-3 du code de justice administrative; Moroccan National v. State: Implicit Rejection of Exceptional Residency Suspension Denial: The Administrative Judge summarily rejected the request for suspension under Article L. 521-1 of the Administrative Justice Code because the applicant failed to demonstrate sufficient facts to establish the requisite urgency, noting that mere irregular status does not automatically constitute particular circumstances for a first-time residency application, thus denying the request on the sole ground of lack of urgency.

Mots-clés

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statut de séjour circonstances exceptionnelles défaut d'urgence état requis suspension de la naturalisation non-discrimination en raison de la nationalité

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article L. 522-3 du code de justice administrative

The court applied this provision to reject the request for lack of urgency.

Article L. 521-1 du code de justice administrative

This provision, concerning the conditions for ordering a suspension (urgency and serious doubt), was cited as the basis for the non-fulfillment of the urgency condition leading to the rejection.

Article L. 761-1 du code de justice administrative

This article, concerning the awarding of costs, was cited in the operative part regarding the rejection of the claim for costs.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 avril 2024, Mme A B, représenté par Me Tordo, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne de rejet de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;

2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 18 avril 2024 sous le n° 2404758 par laquelle Mme B demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, née le 27 juillet 1983 et de nationalité marocaine, est entrée sur le territoire français en 2011 selon ses déclarations. Elle a sollicité le 15 septembre 2022 son admission exceptionnelle au séjour auprès de la préfecture du Val-de-Marne. Mme B demande que soit prononcée la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet de sa demande.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

3. Pour l'application des dispositions ci-dessus reproduites de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte contesté sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire.

4. Pour justifier de l'urgence à ordonner la suspension de la décision de la préfète du

Val-de-Marne, Mme B se borne à soutenir que l'absence de titre de séjour la conduit à vivre dans l'incertitude, qu'elle est contrainte à vivre de façon précaire, sans autorisation de travailler alors qu'elle est mère de deux enfants. Toutefois, alors que l'irrégularité du séjour en France d'un étranger ne saurait constituer par elle-même une circonstance particulière au sens indiqué au

point 3, et que s'agissant d'une première demande de titre de séjour, elle ne peut se prévaloir de la présomption d'urgence en matière de renouvellement ou de retrait de titre de séjour, Mme B n'apporte pas d'informations suffisantes quant à sa situation personnelle. En conséquence, la condition d'urgence, au sens des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ne peut être regardée comme remplie.

5. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'existence de moyens propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, que la requête de Mme B doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, pour défaut d'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, par application des dispositions précitées de l'article L. 522-3 du même code.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B.

Fait à Melun, le 19 avril 2024.

Le juge des référés,

Signé : E. C

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,