Petitioner Seeks Suspension of Implicit Rejection of Residence Permit Renewal Due to Administrative Silence; Judge Dismisses for Procedural Non-Compliance
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA petitioner sought an order to suspend the implicit rejection of his residence permit renewal application, which resulted from the administrative silence of the prefect over four months following his September 2023 filing, and further requested an order compelling the prefect to issue a provisional residence and work authorization or re-examine his case. The administrative judge dismissed the application as manifestly inadmissible because the petitioner failed to attach a copy of the main request for annulment corresponding to the implicit decision being challenged, as required by the procedural rules governing summary proceedings for suspension.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 521-1 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, article L. 522-3 du code de justice administrative, Art. L. 522-3 du code de justice administrative; Petitioner Seeks Suspension of Implicit Rejection of Residence Permit Renewal Due to Administrative Silence; Judge Dismisses for Procedural Non-Compliance: The administrative judge dismissed the application as manifestly inadmissible because the petitioner failed to attach a copy of the main request for annulment corresponding to the implicit decision being challenged, as required by the procedural rules governing summary proceedings for suspension.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThe request was rejected based on this article because it was deemed manifestly inadmissible.
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 avril 2024, M. B A, représenté par
Me Tcholakian, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision implicite de rejet née du silence gardé par la préfète du Val-de-Marne pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement de carte de séjour enregistrée le
20 septembre 2023, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, valable jusqu'à ce qu'elle ait statué sur son cas, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, et sous une astreinte de
50 euros par jour de retard, ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". Le second alinéa de l'article R. 522-1 du même code dispose qu'" A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ". Enfin, selon l'article L. 522-3 du même code : " () lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci () est irrecevable (), le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
2. Si M. A présente, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, des conclusions à fin de suspension de la décision implicite de rejet née du silence gardé par la préfète du Val-de-Marne pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement de carte de séjour enregistrée le 20 septembre 2023, il ne produit pas de copie de la requête à fin d'annulation qu'il aurait présentée au tribunal, la seule qui est produite étant relative à une précédente décision et non à la décision désormais contestée. La requête est, dès lors, manifestement irrecevable et doit être rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Fait à Melun, le 15 avril 2024.
Le juge des référés,
Signé : X. C
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous huissiers à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,