Petitioner Seeks Appointment for Expired Exceptional Admission Application Following Deportation Annulment
Synthèse Legislator
Généré par l'IAA petitioner, who had previously succeeded in annulling a deportation order and subsequently filed for exceptional admission to stay, sought an urgent order to compel the prefect to grant an appointment to renew the certificate confirming the filing of this application, which had initially been valid for twelve months. The court rejected the request for injunction and penalty because the initial application for exceptional admission, filed on April 3, 2023, must be deemed implicitly rejected by the administration after the four-month statutory period, rendering the request for a renewal appointment useless as it would obstruct the implicit rejection decision, and the state was not deemed the losing party to justify awarding legal costs.
Regeste Legislator
Généré par l'IAarticle L. 521-3 du code de justice administrative, article L. 761-1 du code de justice administrative, Article 1er : La requête de M. B est rejetée, article L. 522-3 du même code; Petitioner Seeks Appointment for Expired Exceptional Admission Application Following Deportation Annulment: The court rejected the request for injunction and penalty because the initial application for exceptional admission, filed on April 3, 2023, must be deemed implicitly rejected by the administration after the four-month statutory period, rendering the request for a renewal appointment useless as it would obstruct the implicit rejection decision, and the state was not deemed the losing party to justify awarding legal costs.
Mots-clés
Généré par l'IADispositions légales citées
Généré par l'IADécisions connexes
Généré par l'IAQuestions juridiques clés extraites par Legislator
Généré par l'IAThis is the main operative order dismissing the request.
The court implicitly used this provision to dismiss the request after finding it non-useful, likely falling under the conditions for rejection mentioned here (though not explicitly cited in the operative orders beyond the dismissal itself, it frames the reasoning leading to the rejection).
Cited in the reasoning to reject the claim for costs, justifying why costs are not awarded to the petitioner (State is not the losing party).
Texte complet
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 avril 2024, M. A B, représenté par Me Calaf, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui donner un rendez-vous pour le renouvellement de l'attestation de dépôt d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient que :
- il est entré en France en juillet 2017 ; le 17 février 2023, le tribunal administratif de Melun a annulé la décision du préfet de police du 28 décembre 2021 lui ayant fait obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours ; le 3 avril 2023, il a déposé une demande d'admission exceptionnelle au séjour auprès de la préfète du Val-de-Marne ; il s'est vu délivrer une attestation de dépôt valable douze mois ; il a multiplié les démarches pour obtenir un rendez-vous en préfecture pour renouveler son attestation de dépôt, sans succès ;
- la condition d'urgence est remplie et la mesure sollicitée est utile eu égard aux multiples tentatives effectuées pour obtenir un rendez-vous en préfecture, dont aucune n'a pu aboutir ;
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".
2. Il ressort des écritures et des pièces jointes à la requête que M. B a pu effectivement présenter sa demande d'admission exceptionnelle au séjour le 3 avril 2023, ainsi qu'il résulte de l'attestation de confirmation du dépôt d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour versée au dossier. En vertu des dispositions combinées des articles R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et à défaut de décision explicite prise dans ce délai, cette demande doit être regardée comme ayant été implicitement rejetée par la préfète du Val-de-Marne à l'issue d'un délai de quatre mois. Par suite, la demande de rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de l'attestation de dépôt de cette demande de titre de séjour, sur laquelle la préfète a d'ores et déjà statué, ne revêt le caractère d'aucune utilité et est de nature à faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite de rejet. Les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par M. B doivent en conséquence être rejetées.
3. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions que M. B présente sur leur fondement à l'encontre de l'Etat qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Melun, le 18 avril 2024.
La juge des référés,
Signé : C. Ledamoisel
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,