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2404003 Généré par l'IA

Prefect's Obligation to House and Penalty Liquidation

Numéro de cause 2404003
Autorité / Tribunal
Juridiction France (FR)
Date de la décision
Issue du litige Admis (Allowed)

Synthèse Legislator

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Following a 2019 administrative court order that mandated the prefect to house an individual in a T4-T5 dwelling by March 1, 2020, under a penalty of €100 per month for delay, the prefect sought to terminate and liquidate the penalty after the individual was rehoused on May 12, 2021. The court determined that the prefect demonstrated execution of the initial injunction by providing housing, despite the recipient's failure to confirm receipt of correspondence at a new address, and thus ordered an end to the ongoing penalty effective the date of rehousing. The court further ruled to definitively liquidate the penalty based on the period of non-compliance between the deadline and the rehousing date, adjusted for prior semi-annual payments made to the housing support fund.

Regeste Legislator

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article R. 778-8 du code de justice administrative, Article 1er, Article 2, Article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation; Prefect's Obligation to House and Penalty Liquidation: The court determined that the prefect demonstrated execution of the initial injunction by providing housing, despite the recipient's failure to confirm receipt of correspondence at a new address, and thus ordered an end to the ongoing penalty effective the date of rehousing. The court further ruled to definitively liquidate the penalty based on the period of non-compliance between the deadline and the rehousing date, adjusted for prior semi-annual payments made to the housing support fund.

Mots-clés

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obligation étatique date de début du droit assignation à résidence ordre de paiement loyer modéré conformité administrative

Dispositions légales citées

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Questions juridiques clés extraites par Legislator

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Article 1er

This order terminates the penalty payment imposed on the State as of the date of rehousing, based on the provisions applied in the case.

Article 2

This order fixes the final remaining balance due for the penalty based on the rehousing date and the last semi-annual payment.

Article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation

This article was the initial legal basis cited for imposing the penalty in the judgment that is now being liquidated.

Article R. 778-8 du code de justice administrative

This article governs the procedure for the court to assess and liquidate the penalty imposed.

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Texte complet

Vu la procédure suivante :

Par un jugement n° 1908306 du 09 décembre 2019, le tribunal administratif de Melun a enjoint au préfet ou à la préfète du Val-de-Marne d'attribuer à M. C A B un logement de type T4-T5 répondant à ses besoins et à ses capacités avant le 1er mars 2020, sous astreinte de 100 euros par mois de retard à compter de cette date, destinée au fonds d'accompagnement vers et dans le logement.

Par une demande, enregistrée le 18 avril 2024, la préfète du Val-de-Marne demande au tribunal de mettre fin et de liquider définitivement l'astreinte prononcée à l'encontre de l'Etat par

le jugement ci-dessus, en raison et à la date du relogement, le 12 mai 2021, de M. C A.

Cette requête a été communiquée à M. C A qui ne conteste pas son relogement à la date précitée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation : " I.- Le demandeur qui a été reconnu par la commission de médiation comme prioritaire et comme devant être logé d'urgence et qui n'a pas reçu, dans un délai fixé par décret, une offre de logement tenant compte de ses besoins et de ses capacités peut introduire un recours devant la juridiction administrative tendant à ce que soit ordonné son logement ou son relogement. /(). Le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne, lorsqu'il constate que la demande a été reconnue comme prioritaire par la commission de médiation et doit être satisfaite d'urgence et que n'a pas été offert au demandeur un logement tenant compte de ses besoins et de ses capacités, ordonne le logement ou le relogement de celui-ci par l'Etat et peut assortir son injonction d'une astreinte. Pour les seuls jugements prononcés après le 1er janvier 2016, le jugement prononçant l'astreinte mentionne que les sommes doivent être versées jusqu'au jugement de liquidation définitive. /(). Le produit de l'astreinte est versé au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, institué en application de l'article L. 300-2. Pour les seules astreintes prononcées après le 1er janvier 2016, tant que l'astreinte n'est pas liquidée définitivement par le juge, le versement de l'astreinte au fonds est effectué deux fois par an, le premier versement devant intervenir à la fin du sixième mois qui suit le mois à compter duquel l'astreinte est due en application du jugement qui l'a prononcée. Toute astreinte versée en application du jugement la prononçant reste acquise au fonds. Lorsque l'astreinte a été liquidée définitivement, le versement du solde restant dû, le cas échéant, est effectué dans le mois qui suit la notification de la décision de liquidation définitive. /(). ".

2. Aux termes de l'article R. 778-8 du code de justice administrative : " Lorsque le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné à cet effet constate, d'office ou sur la saisine du requérant, que l'injonction prononcée n'a pas été exécutée, il procède à la liquidation de l'astreinte en faveur du fonds prévu à l'article L. 300-2 du code de la construction et de l'habitation. Le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné à cet effet peut statuer par ordonnance, dans les conditions prévues par le chapitre II du titre IV du livre VII du présent code, après avoir invité les parties à présenter leurs observations sur l'exécution de l'injonction prononcée. Il liquide l'astreinte en tenant compte de la période pendant laquelle, postérieurement à l'expiration du délai imparti par le jugement, l'injonction est demeurée inexécutée par le fait de l'administration. Il peut, eu égard aux circonstances de l'espèce, modérer le montant dû par l'Etat voire, à titre exceptionnel, déclarer qu'il n'y a pas lieu de liquider l'astreinte. ".

3. Par le jugement susvisé, le tribunal administratif de Melun a, en application des dispositions précitées de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, prononcé à l'encontre de la préfète du Val-de-Marne , une astreinte de 100 euros par mois de retard, destinée au fonds d'accompagnement vers et dans le logement, due en l'absence de justification de l'exécution, avant le 09 décembre 2019, de l'injonction qui lui était faite par cette décision d'assurer le logement de M. C A, dans les conditions prévues par la commission de médiation.

4. Par un mémoire enregistré le 18 avril 2024, la préfète du Val-de-Marne a informé

le tribunal du relogement de M. C A, à compter du 12 mai 2021, dans un logement

situé 14 avenue Charles Garcia à Fontenay-sous-Bois (94120). Ce mémoire a été communiqué à

la nouvelle adresse de M. C A et retourné au greffe du tribunal administratif avec la mention " destinataire inconnu à l'adresse ". M. C A n'a pas informé le tribunal

d'un éventuel changement d'adresse, dans ces conditions, l'autorité préfectorale doit être regardée comme justifiant avoir assuré le relogement de M. C A et exécuté le jugement d'injonction susvisé. Dès lors, il y a lieu, d'une part, de mettre fin à l'astreinte prononcée par ce jugement, et, d'autre part, de liquider définitivement l'astreinte en tenant compte de la période pendant laquelle, postérieurement à l'expiration du délai imparti par le jugement, l'injonction est demeurée inexécutée par le fait de l'administration et en fixant le solde restant dû au montant mensuel de l'astreinte multiplié par le nombre de mois entiers constaté entre la date du relogement et le dernier versement semestriel effectué par la préfète du Val-de-Marne en faveur du fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

ORDONNE :

Article 1er : Il est mis fin, à la date du relogement, à l'astreinte que l'Etat a été condamné à verser au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement au titre de l'exécution tardive du jugement n° 1908306 du 09 décembre 2019.

Article 2 : Le solde restant dû est fixé au montant mensuel de l'astreinte multiplié par le nombre de mois entiers constaté entre la date de relogement et le dernier versement semestriel effectué par le préfet du Val-de-Marne auprès du fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A, au préfet

du Val-de-Marne et au ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation.

Le premier vice-président,

O. D

La République mande et ordonne le ministre de l'aménagement du territoire et de la décentralisation en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,